Analyse du scrutin n° 861 – MES « Mécanisme Européen de Stabilité » Première séance du 21/02/2012
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- Mis à jour le mercredi 22 février 2012 09:25
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Ce matin le réveil sera difficile pour 65.000.000 de « Français », car techniquement la France n’existe plus. Elle a perdu sa souveraineté. Herman Van Rompuy a réussi son coup d’État et a piraté illégalement le compte administrateur de votre pays, gage que, comme promis, il saura y installer SES mesures … pour vous faire alimenter une pyramide de Ponzi, afin de payer les intérêts d’une dette imaginaire…
Chose promise, chose due, grâce à Chalouette, veuillez trouver ci-dessous le détail des scrutins. Face à l'écrasante majorité UMP, même si ces traîtres du PS s’étaient mobilisés, cette 1re phase du traité serait passée… Pas mal pour une démocratie maintenant totalement officielle...
Que cela vous serve de leçon pour les prochaines « élections » présidentielles et législatives…
Analyse du scrutin n° 861 - Première séance du 21/02/2012
Scrutin public sur
l'ensemble du projet de loi autorisant la ratification du traité instituant le mécanisme européen de stabilité.
Nombre de votants : 438
Nombre de suffrages exprimés : 305
Majorité absolue : 153
Pour l'adoption : 261
Contre : 44
L'Assemblée nationale a adopté.
Groupe Union pour un Mouvement Populaire (305)
Pour : 250
MM. Yves Albarello, Alfred Almont, Jean-Paul Anciaux, Mme Edwige Antier, M. Jean Auclair, Mme Martine Aurillac, MM. Pierre-Christophe Baguet, Patrick Balkany, Jean Bardet, Mmes Brigitte Barèges, Sylvia Bassot, MM. Patrick Beaudouin, Jacques Alain Bénisti, Éric Berdoati, Jean-Louis Bernard, Jean-Yves Besselat, Jérôme Bignon, Jean-Marie Binetruy, Claude Birraux, Etienne Blanc, Émile Blessig, Roland Blum, Claude Bodin, Joseph Bossé, Jean-Claude Bouchet, Gilles Bourdouleix, Bruno Bourg-Broc, Mme Chantal Bourragué, M. Michel Bouvard, Mmes Valérie Boyer, Françoise Branget, M. Xavier Breton, Mme Françoise Briand, MM. Philippe Briand, Yves Bur, Dominique Bussereau, Dominique Caillaud, Patrice Calméjane, Bernard Carayon, Olivier Carré, Gilles Carrez, Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud, MM. Yves Censi, Gérard Cherpion, Jean-Louis Christ, Dino Cinieri, Éric Ciotti, Pascal Clément, Philippe Cochet, Georges Colombier, Mme Geneviève Colot, MM. Jean-François Copé, Alain Cousin, Jean-Yves Cousin, Jean-Michel Couve, Mme Marie-Christine Dalloz, MM. Olivier Dassault, Bernard Debré, Jean-Pierre Decool, Bernard Deflesselles, Rémi Delatte, Richard Dell'Agnola, Mme Sophie Delong, MM. Yves Deniaud, Bernard Depierre, Vincent Descoeur, Patrick Devedjian, Nicolas Dhuicq, Éric Diard, Michel Diefenbacher, Jacques Domergue, Mme Cécile Dumoulin, MM. Jean-Pierre Dupont, Paul Durieu, Christian Estrosi, Gilles d' Ettore, Daniel Fasquelle, Yannick Favennec, Jean-Michel Ferrand, Alain Ferry, Daniel Fidelin, André Flajolet, Jean-Claude Flory, Nicolas Forissier, Mme Marie-Louise Fort, MM. Jean-Michel Fourgous, Marc Francina, Yves Fromion, Sauveur Gandolfi-Scheit, Jean-Paul Garraud, Gérard Gaudron, Jean-Jacques Gaultier, Hervé Gaymard, Guy Geoffroy, Bernard Gérard, Alain Gest, Franck Gilard, Georges Ginesta, Jean-Pierre Giran, Didier Gonzales, Jean-Pierre Gorges, François Goulard, Michel Grall, Jean Grenet, Mme Anne Grommerch, M. Jacques Grosperrin, Mme Arlette Grosskost, M. Serge Grouard, Mme Pascale Gruny, M. Louis Guédon, Mme Françoise Guégot, MM. Jean-Claude Guibal, Jean-Jacques Guillet, Christophe Guilloteau, Gérard Hamel, Michel Havard, Michel Heinrich, Michel Herbillon, Antoine Herth, Mme Françoise Hostalier, MM. Philippe Houillon, Guénhaël Huet, Sébastien Huyghe, Mme Jacqueline Irles, MM. Christian Jacob, Denis Jacquat, Yves Jego, Mme Maryse Joissains-Masini, MM. Marc Joulaud, Alain Joyandet, Didier Julia, Christian Kert, Jacques Kossowski, Patrick Labaune, Mme Fabienne Labrette-Ménager, M. Jacques Lamblin, Mme Marguerite Lamour, MM. Jean-François Lamour, Raymond Lancelin, Pierre Lang, Mme Laure de La Raudière, MM. Pierre Lasbordes, Charles de La Verpillière, Thierry Lazaro, Robert Lecou, Jean-Marc Lefranc, Marc Le Fur, Jacques Le Guen, Dominique Le Mèner, Jacques Le Nay, Jean-Louis Léonard, Pierre Lequiller, Céleste Lett, Mme Geneviève Levy, M. Gérard Lorgeoux, Mme Gabrielle Louis-Carabin, MM. Daniel Mach, Guy Malherbe, Richard Mallié, Jean-François Mancel, Mme Christine Marin, MM. Hervé Mariton, Alain Marleix, Mme Henriette Martinez, MM. Patrice Martin-Lalande, Alain Marty, Jean-Philippe Maurer, Pierre Méhaignerie, Christian Ménard, Gérard Menuel, Damien Meslot, Philippe Meunier, Jean-Claude Mignon, Pierre Morange, Pierre Morel-A-L'Huissier, Philippe Morenvillier, Jean-Marie Morisset, Georges Mothron, Etienne Mourrut, Alain Moyne-Bressand, Renaud Muselier, Jean-Marc Nesme, Jean-Pierre Nicolas, Yves Nicolin, Hervé Novelli, Mme Françoise de Panafieu, MM. Bertrand Pancher, Yanick Paternotte, Mme Béatrice Pavy, MM. Jacques Pélissard, Dominique Perben, Bernard Perrut, Michel Piron, Henri Plagnol, Serge Poignant, Axel Poniatowski, Mme Josette Pons, MM. Jean Proriol, Didier Quentin, Michel Raison, Frédéric Reiss, Jean-Luc Reitzer, Jacques Remiller, Bernard Reynès, Franck Riester, Arnaud Robinet, Camille de Rocca Serra, Marie-Josée Roig, Jean-Marie Rolland, Michel Rossi, Mme Valérie Rosso-Debord, MM. Jean-Marc Roubaud, Max Roustan, Martial Saddier, Francis Saint-Léger, Paul Salen, Bruno Sandras, François Scellier, André Schneider, Jean-Pierre Schosteck, Jean-Marie Sermier, Fernand Siré, Jean-Pierre Soisson, Michel Sordi, Daniel Spagnou, Eric Straumann, Alain Suguenot, Mme Michèle Tabarot, MM. Jean-Charles Taugourdeau, Guy Teissier, Michel Terrot, Jean-Claude Thomas, Dominique Tian, Jean Tiberi, Alfred Trassy-Paillogues, Georges Tron, Jean Ueberschlag, Yves Vandewalle, François Vannson, Mmes Isabelle Vasseur, Catherine Vautrin, MM. Patrice Verchère, Jean-Sébastien Vialatte, René-Paul Victoria, Philippe Vitel, Gérard Voisin, Michel Voisin, Eric Woerth, Gaël Yanno et Michel Zumkeller.
Abstention : 2
MM. Jacques Myard et Lionel Tardy.
Non-votants : 2
MM. Bernard Accoyer (Président de l'Assemblée nationale) et Louis Giscard d'Estaing (Président de séance).
Groupe Socialiste, Radical, Citoyen et divers Gauche (197)
Contre : 20
Mme Gisèle Biémouret, MM. Christophe Bouillon, Julien Dray, Olivier Dussopt, Henri Emmanuelli, Mme Martine Faure, MM. Hervé Feron, Pierre Forgues, Mmes Pascale Got, Sandrine Hurel, MM. Régis Juanico, Gilbert Le Bris, Kléber Mesquida, Mmes Catherine Quéré, Marie-Line Reynaud, Chantal Robin-Rodrigo, Odile Saugues, MM. Pascal Terrasse, Philippe Tourtelier et Jacques Valax.
Abstention : 130
MM. Jean-Marc Ayrault, Gérard Bapt, Claude Bartolone, Jacques Bascou, Mmes Delphine Batho, Marie-Noelle Battistel, Chantal Berthelot, MM. Jean-Louis Bianco, Serge Blisko, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Jean-Michel Boucheron, Marie-Odile Bouillé, Mme Monique Boulestin, M. Pierre Bourguignon, Mme Danielle Bousquet, MM. François Brottes, Alain Cacheux, Jérôme Cahuzac, Jean-Christophe Cambadélis, Thierry Carcenac, Christophe Caresche, Mme Martine Carrillon-Couvreur, MM. Jean-Paul Chanteguet, Gérard Charasse, Alain Claeys, Mme Marie-Françoise Clergeau, MM. Pierre Cohen, Catherine Coutelle, Mme Pascale Crozon, M. Frédéric Cuvillier, Mme Claude Darciaux, M. Pascal Deguilhem, Mme Michèle Delaunay, MM. Guy Delcourt, Bernard Derosier, Michel Destot, René Dosière, Tony Dreyfus, Jean-Pierre Dufau, William Dumas, Mme Laurence Dumont, MM. Jean-Paul Dupré, Yves Durand, Philippe Duron, Christian Eckert, Mme Corinne Erhel, MM. Laurent Fabius, Albert Facon, Mmes Aurélie Filippetti, Geneviève Fioraso, M. Jean-Louis Gagnaire, Mme Geneviève Gaillard, MM. Jean Gaubert, Paul Giacobbi, Jean-Patrick Gille, Jean Glavany, Daniel Goldberg, Marc Goua, Jean Grellier, Mmes Elisabeth Guigou, Danièle Hoffman-Rispal, M. François Hollande, Mmes Monique Iborra, Françoise Imbert, MM. Michel Issindou, Serge Janquin, Henri Jibrayel, Armand Jung, Mme Marietta Karamanli, MM. Jean-Pierre Kucheida, Jérôme Lambert, Mme Colette Langlade, MM. Jean Launay, Jean-Yves Le Bouillonnec, Mme Marylise Lebranchu, MM. Patrick Lebreton, Jean-Yves Le Déaut, Michel Lefait, Jean-Marie Le Guen, Mme Annick Le Loch, M. Patrick Lemasle, Mmes Catherine Lemorton, Annick Lepetit, MM. Bruno Le Roux, Bernard Lesterlin, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Apeleto Albert Likuvalu, François Loncle, Victorin Lurel, Jean Mallot, Louis-Joseph Manscour, Mmes Jacqueline Maquet, Marie-Lou Marcel, Marie-Claude Marchand, MM. Jean-René Marsac, Philippe Martin, Mme Frédérique Massat, M. Gilbert Mathon, Mme Sandrine Mazetier, MM. Michel Ménard, Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici, Henri Nayrou, Mmes Marie-Renée Oget, Dominique Orliac, MM. Michel Pajon, Christian Paul, Germinal Peiro, Jean-Luc Perat, Mmes Marie-Françoise Pérol-Dumont, Sylvia Pinel, Martine Pinville, MM. Philippe Plisson, Dominique Raimbourg, Simon Renucci, Marcel Rogemont, Bernard Roman, Gwendal Rouillard, René Rouquet, Michel Sapin, Mme Marisol Touraine, MM. Jean Jacques Urvoas, Daniel Vaillant, Manuel Valls, Michel Vauzelle, André Vézinhet, Alain Vidalies et Philippe Vuilque.
Groupe Nouveau Centre (24)
Pour : 11
MM. Jean-Pierre Abelin, Thierry Benoit, Christian Blanc, Charles de Courson, Jean Dionis du Séjour, Francis Hillmeyer, Olivier Jardé, Yvan Lachaud, Jean-Luc Préel, André Santini et Francis Vercamer.
Groupe Gauche Démocrate et Républicaine (20)
Contre : 18
Mme Marie-Hélène Amiable, M. François Asensi, Mme Martine Billard, MM. Alain Bocquet, Patrick Braouezec, Jean-Pierre Brard, Mme Marie-George Buffet, MM. Jean-Jacques Candelier, André Chassaigne, Marc Dolez, Mme Jacqueline Fraysse, MM. André Gerin, Pierre Gosnat, Jean-Paul Lecoq, Roland Muzeau, Daniel Paul, Jean-Claude Sandrier et Michel Vaxès.
Non inscrits (13)
Contre : 6
Mme Véronique Besse, MM. Nicolas Dupont-Aignan, Noël Mamère, Anny Poursinoff, François de Rugy et Dominique Souchet.
Abstention: 1
M. Daniel Garrigue.
MISES AU POINT AU SUJET DU PRÉSENT SCRUTIN (N° 861)
(Sous réserve des dispositions de l'article 68, alinéa 4, du Règlement de l'Assemblée nationale)
Mme Gisèle Biémouret, M. Hervé Feron, Mme Odile Saugues, M. Philippe Tourtelier qui étaient présents au moment du scrutin ou qui avaient délégué leur droit de vote ont fait savoir qu'ils avaient voulu "s'abstenir volontairement".
Source : assemblee-nationale.fr via Chalouette
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Karachi : enquête préliminaire sur des mouvements de fonds suspects de M. Gaubert
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- Mis à jour le mardi 21 février 2012 10:07
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When the shit hit the fan it's too late...

Le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) vient d'ouvrir une enquête préliminaire sur des mouvements de fonds suspects de Thierry Gaubert, un proche de Nicolas Sarkozy, mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi, a-t-on appris lundi 20 février de source proche du dossier.
Ce sont "deux signalements de Tracfin (la cellule gouvernementale de lutte anti-blanchiment), l'un en août 2011 et le second en octobre 2011", qui ont alerté la justice.
D'après le site Mediapart, Tracfin "a saisi, le 27 juillet 2011, le parquet de Nanterre de soupçons de 'blanchiment de fonds issus d'une activité délictueuse' après avoir constaté plusieurs flux financiers suspects entre M. Gaubert et le marchand d'armes Ziad Takieddine", également mis en examen dans le dossier Karachi.
DÉTOURNEMENTS DE FONDS ISSUS DU 1 % LOGEMENT
Ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly en 1983 puis au ministère du budget (1993-1995), Thierry Gaubert a été mis en examen à l'automne 2011 pour "recel d'abus de biens sociaux" et "subornation de témoins" par les juges parisiens enquêtant sur le volet financier de l'affaire Karachi et un éventuel financement occulte de la campagne d'Edouard Balladur en 1995.
>> Lire notre éclairage "Affaire Karachi : si vous avez manqué un épisode"
Par ailleurs, il attend son jugement qui sera prononcé le 3 mai par le tribunal correctionnel de Nanterre devant lequel il vient de comparaître dans une affaire de détournement de fonds issus du 1 % logement. Le ministère public avait requis jeudi à son encontre un an de prison avec sursis et 50 000 euros d'amende pour "abus de biens sociaux".
Source : lemonde.fr
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Sarkozy : « Je ne serai pas le candidat d'une petite élite contre le peuple »
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- Mis à jour le lundi 20 février 2012 09:22
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Je dois dire, que j'y avais pensé.. ; ). Mais je dois ajouter qu'avec un tel bilan, la posture est ... courageuse... Du reste, il est aussi habile de vous distraire en vous faisant miroiter un référendum stigmatisant encore plus les chômeurs et les immigrés, alors que l'on vous donne un véritable coup de poignard dans le dos... N'est-ce pas justement ce que l'on appelle de la démagogie ? ; )
C'est comme le hoax du trou de la sécurité sociale... Ou de la dette ! Manipulations et propagande... Utilisons leurs armes ! (Informations complémentaires)

Le président Nicolas Sarkozy a assuré dimanche qu'il ne serait "pas le candidat d'une petite élite contre le peuple", affirmant que le référendum auquel il veut recourir notamment sur l'immigration et le chômage était "l'esprit même" de la république française.
"Je veux être le candidat du peuple de France. Je ne serai pas le candidat d'une petite élite contre le peuple", a déclaré le président-candidat lors de son premier grand meeting de campagne à Marseille (sud-est).
"Le référendum, c'est l'esprit même de la Ve République", a-t-il lancé, affirmant s'adresser à ceux qui pensent que se "tourner vers le peuple, c'est du populisme, parce qu'au fond d'eux-mêmes ils trouvent que le peuple n'est pas assez raisonnable, pas assez intelligent pour qu'on lui demande son avis".
Ces détracteurs "résisteront. Ils ont fait la même chose au général De Gaulle en 1962 pour l'élection du président au suffrage universel", a-t-il jugé.
Selon M. Sarkozy, "le droit à la formation des chômeurs, le contentieux de l'immigration sont des sujets sur lesquels les Français pourront être consultés" et "il y en a d'autres", a-t-il prévenu.
Dès jeudi à Annecy (est), lors de son premier meeting, Nicolas Sarkozy s'était présenté en défenseur du "peuple" face à "l'entre-soi des élites politiques", "économiques", "administratives", "syndicales" dont le socialiste François Hollande serait le candidat.
Il s'était attiré des railleries de la gauche, qui n'avait pas manqué de s'étonner de cette "soudaine conversion" de "président des riches en petit père du peuple, dressé contre +le système+", rappelant l'image d'un président fêtant sa victoire de 2007 au Fouquet's, restaurant chic des Champs-Elysées, ou passant des vacances à bord du yacht de son ami milliardaire Vincent Bolloré
Source : AFP/France-Soir
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MES : L'illégalité de l'amendement de l'article 136
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- Mis à jour le dimanche 19 février 2012 23:03
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L'Europe bouge. Le 2 février 2012, sous prétexte de vouloir sauver l'euro, des Ambassadeurs des gouvernements nationaux de chacun des 17 pays de la zone euro ont signé le Traité établissant le Mécanisme Européen de Stabilité. Sous ce beau nom se cache un énorme transfert de compétences de ces gouvernements vers Bruxelles. Le traité est prévu d'entrer en vigueur au premier juillet 2012. Avant cette date c'est aux parlements nationaux des 17 pays de la zone euro d'accepter ou non la ratification de ce MES. En France une procédure accélérée a été suivie pour que l'Assemblée Nationale puisse en décider dès le 21 février 2012. Juste au préalable, on leur demandera de ratifier l'amendement de l'article 136, sur lequel le MES est basé.
Accroissement des compétences de l'Union Européenne
Pour le contenu du MES on peut dire, en résumant, que c'est en apparence un fonds de secours permanent pour la zone euro.
art. 8.1 Le capital autorisé du MES est fixé à sept cents milliards (700 000 000 000) d'euros.
art 10. 1. Le conseil des gouverneurs [...] peut décider de modifier le montant du capital autorisé et de modifier l'article 8 et l'annexe II en conséquence.
Cette construction fait qu'en somme les gouverneurs peuvent décider d'augmenter le capital indéfiniment et d'en exiger le payement par les pays membres.
art. 9.3 Les membres du MES s'engagent de manière irrévocable et inconditionnelle à verser sur demande les fonds demandés [...] dans les sept (7) jours suivant la réception de ladite demande.
Il est important de noter que c'est donc les gouverneurs du MES qui décident de l'augmentation du capital et non pas les gouvernements nationaux. En cela (et pour beaucoup d'autres raisons par ailleurs) le MES est un accroissement des compétences de l'Union Européenne. [1] [2]
L'article 48.6 du Traité de l'Union Européenne (TUE)
L'article 48 permet à la Commission Européenne de modifier des articles du traité, mais comme il est précisé en 48.6, une telle décision "ne peut pas accroître les compétences attribuées à l'Union"
C'est pour cette raison, que la première version du MES, signé le 11 juillet 2011 par les membres d'Eurogroup [3], était illégale. C'était l'Union Européenne qui s'octroyait plus de compétences. [4]
Et c'est donc pour cela que la deuxième version, du 2 février 2012, n'a pas été signée par ces Ministres de Finances, membres d'Eurogroup, mais par des Ambassadeurs de Coreper, qui sont des représentants légaux des pays. Cette fois-ci, ce sont donc les pays, qui donnent plus de compétences à l'UE.
L'amendement de l'article 136 du Traité sur le Fonctionnement de l'UE (TFUE)
La Commission Européenne était consciente que le MES constituerait un accroissement de leurs compétences. C'est pour cela qu'elle a cherché un moyen de contourner l'article 48.6 TUE. A cet effet un petit bout de texte a été rajouté à l'article 136 TFUE disant que "les États Membres dont la monnaie est l'euro peuvent établir un mécanisme pour la stabilié de la zone euro dans son ensemble..." [5]
Cette description est assez neutre et n'implique pas que cet amendement sera forcément en conflit avec article 48.6 TUE.
Pour la Commission Européenne le premier test était donc la première version du traité, signé par les membres de l'Eurogroup le 11 juillet 2011. Ce traité était basé sur cet amendement et comportait clairement un accroissement des compétences de l'UE. Dénoncé pour son illégalité [6], le traité n'a pas été proposé aux parlements nationaux pour être ratifié.
La deuxième version, signée le 2 février 2012, est toujours basée sur l'amendement de l'article 136. Cette fois-ci le nouveau MES sera assorti d'un traité annexe (curieusement pas encore signé, et donc pas non plus ratifié) qui fixe les conditions pour bénéficier du MES en imposant un grand nombre de nouvelles règles aux pays membres.
Cependant, comme mentionné plus haut, cette fois-ci ce sont les pays membres eux-mêmes qui transfèrent des compétences vers l'UE et non pas l'UE, qui se les octroie.
D'ailleurs, pour ce deuxième MES, les pays membres n'avaient nullement besoin de l'existence de cet amendement dans le règlement intérieur de l'UE. Comme c'est un "simple" traité entre gouvernements, ils auraient pu décider les mêmes choses sans l'existence de cet amendement.
Alors, pourquoi ont-ils laissé le texte comme si le traité était basé sur cet amendement? La raison est simple. L'UE a l'intention d'intégrer ce traité le plus rapidement possible dans le cadre des traités de l'UE. (Lire: pouvoir le faire accepter comme un traité de l'UE.) Si le texte dit déjà qu'il est basé sur l'amendement 136, la Commission Européenne prévoit moins d'objections.
Il n'en reste pas moins vrai que l'usage qui est fait de l'amendement de l'article 136, constitue chaque fois un accroissement des compétences de l'UE. Ratifier cet amendement ouvre la porte à la Commission Européenne pour lui permettre d'y baser de nouvelles règlementations, qui seront chaque fois à faire annuler en justice, puisqu'elles seront contraires à l'article 48.6 TUE.
Notes et références:
[1]. La petite curiosité, que les gouverneurs sont par définition les personnes qui sont en charge des finances dans les pays membres (ministres de finance), ne change rien à cela. Rien n'oblige les gouverneurs à obéir à la volonté de leur gouvernement. De la même façon les parlements nationaux n'ont aucun droit de veto concernant les augmentations de capital (même si, à tort, un nombre de parlementaires nationaux le croient.) La seule chose que les parlements nationaux puissent faire, c'est de renvoyer leur Ministre de Finances, qui, de ce fait, perd alors sa position de gouverneur. Il sera remplacé immédiatement par un nouveau Ministre des Finances, qui deviendra Gouverneur du MES avec les mêmes pouvoirs excessifs.
Est-ce un moyen de pression suffisante pour faire obéir un Gouverneur? Je ne pense pas. Avec sa connaissance de dossiers, il gagnerait, dès le lendemain, trois fois plus chez une des entreprises privées que le MES aura gratifiées avec des juteux contrats. ;-)
[2] Bien que l'article 122.2 du Traité sur le Fonctionnement de l'Union Européenne (TFUE) [ http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:C:2010:083:0047:0200:fr:PDF ] permette au Conseil Européen de fournir de l'aide financière à des membres en détresse (sur proposition de la Commission Européenne), la Commission européenne ne pouvait résister à la tentation d'ériger son propre FMI, ou plus précisément, un frère européen, qui collaborerait étroitement avec le FMI.
Ils l'ont érigé promptement en mai et juin 2010. C'est le MEFS et le FESF. Ils ont un caractère provisoire et une base légale défaillante. La capacité de prêt du FESF a récemment été augmentée jusqu'à 440 milliards. (Cela représente 1320 euro par citoyen euro.)
Le successeur est le MES. Le MES aura un caractère permanent et le pouvoir d'exiger des sommes illimitées des Caisses des États et de les prêter aux risques et aux frais des citoyens de l'euro. Ils commencent avec un capital autorisé de 700 milliards (2100 euro par citoyen euro), mais parlent déjà de montants de 1500 à 2000 milliards, dont ils pensent avoir besoin. Dès le 1 mars 2012 ils réévalueront leurs besoins.
[3] Les Ministres des Finances font partie d'Eurogroup. Il est à noter, que sauf dérogation spéciale, ils ne sont pas les représentants légaux de leur pays. Pour les signataires de la première version, voir http://www.courtfool.info/fr_MES_le_nouveau_dictateur_Europeen.htm
[4] J'ai dénoncé cette illégalité dans http://www.courtfool.info/fr_MES_un_coup_d_etat_dans_17_pays.htm voir paragraphe "Saisie du pouvoir de la Commission Européenne." D'autres chercheurs et analystes sont arrivés à la même conclusion.
[5] Résolution du Parlement Européen du 23 mars 2011 sur le projet de décision du Conseil Européen modifiant l'article 136 du traité sur le Fonctionnement de l'Union Européenne
"the Member States whose currency is the euro may establish a stability mechanism to be activated if indispensable to safeguard the stability of the euro area as a whole and stating that the granting of any required financial assistance under the mechanism will be made subject to strict conditionality. "
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P7-TA-2011-0103+0+DOC+XML+V0//FR
[6] Il va de soi que l'UE n'a pas reconnu que la première version était illégale. Elle a simplement fait signer la deuxième version par les représentants légaux des pays.
Rudo de Ruijter
Chercheur indépendant
le 18 février 2012
Contact:
Rudo de Ruijter, peut être contacté via Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Source : Rudo de Rujiter sur Courtfool
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