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Analyse du scrutin n° 861 – MES « Mécanisme Européen de Stabilité » Première séance du 21/02/2012
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- mercredi 22 février 2012 06:03
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Ce matin le réveil sera difficile pour 65.000.000 de « Français », car techniquement la France n’existe plus. Elle a perdu sa souveraineté. Herman Van Rompuy a réussi son coup d’État et a piraté illégalement le compte administrateur de votre pays, gage que, comme promis, il saura y installer SES mesures … pour vous faire alimenter une pyramide de Ponzi, afin de payer les intérêts d’une dette imaginaire…
Chose promise, chose due, grâce à Chalouette, veuillez trouver ci-dessous le détail des scrutins. Face à l'écrasante majorité UMP, même si ces traîtres du PS s’étaient mobilisés, cette 1re phase du traité serait passée… Pas mal pour une démocratie maintenant totalement officielle...
Que cela vous serve de leçon pour les prochaines « élections » présidentielles et législatives…
Analyse du scrutin n° 861 - Première séance du 21/02/2012
Scrutin public sur
l'ensemble du projet de loi autorisant la ratification du traité instituant le mécanisme européen de stabilité.
Nombre de votants : 438
Nombre de suffrages exprimés : 305
Majorité absolue : 153
Pour l'adoption : 261
Contre : 44
L'Assemblée nationale a adopté.
Groupe Union pour un Mouvement Populaire (305)
Pour : 250
MM. Yves Albarello, Alfred Almont, Jean-Paul Anciaux, Mme Edwige Antier, M. Jean Auclair, Mme Martine Aurillac, MM. Pierre-Christophe Baguet, Patrick Balkany, Jean Bardet, Mmes Brigitte Barèges, Sylvia Bassot, MM. Patrick Beaudouin, Jacques Alain Bénisti, Éric Berdoati, Jean-Louis Bernard, Jean-Yves Besselat, Jérôme Bignon, Jean-Marie Binetruy, Claude Birraux, Etienne Blanc, Émile Blessig, Roland Blum, Claude Bodin, Joseph Bossé, Jean-Claude Bouchet, Gilles Bourdouleix, Bruno Bourg-Broc, Mme Chantal Bourragué, M. Michel Bouvard, Mmes Valérie Boyer, Françoise Branget, M. Xavier Breton, Mme Françoise Briand, MM. Philippe Briand, Yves Bur, Dominique Bussereau, Dominique Caillaud, Patrice Calméjane, Bernard Carayon, Olivier Carré, Gilles Carrez, Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud, MM. Yves Censi, Gérard Cherpion, Jean-Louis Christ, Dino Cinieri, Éric Ciotti, Pascal Clément, Philippe Cochet, Georges Colombier, Mme Geneviève Colot, MM. Jean-François Copé, Alain Cousin, Jean-Yves Cousin, Jean-Michel Couve, Mme Marie-Christine Dalloz, MM. Olivier Dassault, Bernard Debré, Jean-Pierre Decool, Bernard Deflesselles, Rémi Delatte, Richard Dell'Agnola, Mme Sophie Delong, MM. Yves Deniaud, Bernard Depierre, Vincent Descoeur, Patrick Devedjian, Nicolas Dhuicq, Éric Diard, Michel Diefenbacher, Jacques Domergue, Mme Cécile Dumoulin, MM. Jean-Pierre Dupont, Paul Durieu, Christian Estrosi, Gilles d' Ettore, Daniel Fasquelle, Yannick Favennec, Jean-Michel Ferrand, Alain Ferry, Daniel Fidelin, André Flajolet, Jean-Claude Flory, Nicolas Forissier, Mme Marie-Louise Fort, MM. Jean-Michel Fourgous, Marc Francina, Yves Fromion, Sauveur Gandolfi-Scheit, Jean-Paul Garraud, Gérard Gaudron, Jean-Jacques Gaultier, Hervé Gaymard, Guy Geoffroy, Bernard Gérard, Alain Gest, Franck Gilard, Georges Ginesta, Jean-Pierre Giran, Didier Gonzales, Jean-Pierre Gorges, François Goulard, Michel Grall, Jean Grenet, Mme Anne Grommerch, M. Jacques Grosperrin, Mme Arlette Grosskost, M. Serge Grouard, Mme Pascale Gruny, M. Louis Guédon, Mme Françoise Guégot, MM. Jean-Claude Guibal, Jean-Jacques Guillet, Christophe Guilloteau, Gérard Hamel, Michel Havard, Michel Heinrich, Michel Herbillon, Antoine Herth, Mme Françoise Hostalier, MM. Philippe Houillon, Guénhaël Huet, Sébastien Huyghe, Mme Jacqueline Irles, MM. Christian Jacob, Denis Jacquat, Yves Jego, Mme Maryse Joissains-Masini, MM. Marc Joulaud, Alain Joyandet, Didier Julia, Christian Kert, Jacques Kossowski, Patrick Labaune, Mme Fabienne Labrette-Ménager, M. Jacques Lamblin, Mme Marguerite Lamour, MM. Jean-François Lamour, Raymond Lancelin, Pierre Lang, Mme Laure de La Raudière, MM. Pierre Lasbordes, Charles de La Verpillière, Thierry Lazaro, Robert Lecou, Jean-Marc Lefranc, Marc Le Fur, Jacques Le Guen, Dominique Le Mèner, Jacques Le Nay, Jean-Louis Léonard, Pierre Lequiller, Céleste Lett, Mme Geneviève Levy, M. Gérard Lorgeoux, Mme Gabrielle Louis-Carabin, MM. Daniel Mach, Guy Malherbe, Richard Mallié, Jean-François Mancel, Mme Christine Marin, MM. Hervé Mariton, Alain Marleix, Mme Henriette Martinez, MM. Patrice Martin-Lalande, Alain Marty, Jean-Philippe Maurer, Pierre Méhaignerie, Christian Ménard, Gérard Menuel, Damien Meslot, Philippe Meunier, Jean-Claude Mignon, Pierre Morange, Pierre Morel-A-L'Huissier, Philippe Morenvillier, Jean-Marie Morisset, Georges Mothron, Etienne Mourrut, Alain Moyne-Bressand, Renaud Muselier, Jean-Marc Nesme, Jean-Pierre Nicolas, Yves Nicolin, Hervé Novelli, Mme Françoise de Panafieu, MM. Bertrand Pancher, Yanick Paternotte, Mme Béatrice Pavy, MM. Jacques Pélissard, Dominique Perben, Bernard Perrut, Michel Piron, Henri Plagnol, Serge Poignant, Axel Poniatowski, Mme Josette Pons, MM. Jean Proriol, Didier Quentin, Michel Raison, Frédéric Reiss, Jean-Luc Reitzer, Jacques Remiller, Bernard Reynès, Franck Riester, Arnaud Robinet, Camille de Rocca Serra, Marie-Josée Roig, Jean-Marie Rolland, Michel Rossi, Mme Valérie Rosso-Debord, MM. Jean-Marc Roubaud, Max Roustan, Martial Saddier, Francis Saint-Léger, Paul Salen, Bruno Sandras, François Scellier, André Schneider, Jean-Pierre Schosteck, Jean-Marie Sermier, Fernand Siré, Jean-Pierre Soisson, Michel Sordi, Daniel Spagnou, Eric Straumann, Alain Suguenot, Mme Michèle Tabarot, MM. Jean-Charles Taugourdeau, Guy Teissier, Michel Terrot, Jean-Claude Thomas, Dominique Tian, Jean Tiberi, Alfred Trassy-Paillogues, Georges Tron, Jean Ueberschlag, Yves Vandewalle, François Vannson, Mmes Isabelle Vasseur, Catherine Vautrin, MM. Patrice Verchère, Jean-Sébastien Vialatte, René-Paul Victoria, Philippe Vitel, Gérard Voisin, Michel Voisin, Eric Woerth, Gaël Yanno et Michel Zumkeller.
Abstention : 2
MM. Jacques Myard et Lionel Tardy.
Non-votants : 2
MM. Bernard Accoyer (Président de l'Assemblée nationale) et Louis Giscard d'Estaing (Président de séance).
Groupe Socialiste, Radical, Citoyen et divers Gauche (197)
Contre : 20
Mme Gisèle Biémouret, MM. Christophe Bouillon, Julien Dray, Olivier Dussopt, Henri Emmanuelli, Mme Martine Faure, MM. Hervé Feron, Pierre Forgues, Mmes Pascale Got, Sandrine Hurel, MM. Régis Juanico, Gilbert Le Bris, Kléber Mesquida, Mmes Catherine Quéré, Marie-Line Reynaud, Chantal Robin-Rodrigo, Odile Saugues, MM. Pascal Terrasse, Philippe Tourtelier et Jacques Valax.
Abstention : 130
MM. Jean-Marc Ayrault, Gérard Bapt, Claude Bartolone, Jacques Bascou, Mmes Delphine Batho, Marie-Noelle Battistel, Chantal Berthelot, MM. Jean-Louis Bianco, Serge Blisko, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Jean-Michel Boucheron, Marie-Odile Bouillé, Mme Monique Boulestin, M. Pierre Bourguignon, Mme Danielle Bousquet, MM. François Brottes, Alain Cacheux, Jérôme Cahuzac, Jean-Christophe Cambadélis, Thierry Carcenac, Christophe Caresche, Mme Martine Carrillon-Couvreur, MM. Jean-Paul Chanteguet, Gérard Charasse, Alain Claeys, Mme Marie-Françoise Clergeau, MM. Pierre Cohen, Catherine Coutelle, Mme Pascale Crozon, M. Frédéric Cuvillier, Mme Claude Darciaux, M. Pascal Deguilhem, Mme Michèle Delaunay, MM. Guy Delcourt, Bernard Derosier, Michel Destot, René Dosière, Tony Dreyfus, Jean-Pierre Dufau, William Dumas, Mme Laurence Dumont, MM. Jean-Paul Dupré, Yves Durand, Philippe Duron, Christian Eckert, Mme Corinne Erhel, MM. Laurent Fabius, Albert Facon, Mmes Aurélie Filippetti, Geneviève Fioraso, M. Jean-Louis Gagnaire, Mme Geneviève Gaillard, MM. Jean Gaubert, Paul Giacobbi, Jean-Patrick Gille, Jean Glavany, Daniel Goldberg, Marc Goua, Jean Grellier, Mmes Elisabeth Guigou, Danièle Hoffman-Rispal, M. François Hollande, Mmes Monique Iborra, Françoise Imbert, MM. Michel Issindou, Serge Janquin, Henri Jibrayel, Armand Jung, Mme Marietta Karamanli, MM. Jean-Pierre Kucheida, Jérôme Lambert, Mme Colette Langlade, MM. Jean Launay, Jean-Yves Le Bouillonnec, Mme Marylise Lebranchu, MM. Patrick Lebreton, Jean-Yves Le Déaut, Michel Lefait, Jean-Marie Le Guen, Mme Annick Le Loch, M. Patrick Lemasle, Mmes Catherine Lemorton, Annick Lepetit, MM. Bruno Le Roux, Bernard Lesterlin, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Apeleto Albert Likuvalu, François Loncle, Victorin Lurel, Jean Mallot, Louis-Joseph Manscour, Mmes Jacqueline Maquet, Marie-Lou Marcel, Marie-Claude Marchand, MM. Jean-René Marsac, Philippe Martin, Mme Frédérique Massat, M. Gilbert Mathon, Mme Sandrine Mazetier, MM. Michel Ménard, Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici, Henri Nayrou, Mmes Marie-Renée Oget, Dominique Orliac, MM. Michel Pajon, Christian Paul, Germinal Peiro, Jean-Luc Perat, Mmes Marie-Françoise Pérol-Dumont, Sylvia Pinel, Martine Pinville, MM. Philippe Plisson, Dominique Raimbourg, Simon Renucci, Marcel Rogemont, Bernard Roman, Gwendal Rouillard, René Rouquet, Michel Sapin, Mme Marisol Touraine, MM. Jean Jacques Urvoas, Daniel Vaillant, Manuel Valls, Michel Vauzelle, André Vézinhet, Alain Vidalies et Philippe Vuilque.
Groupe Nouveau Centre (24)
Pour : 11
MM. Jean-Pierre Abelin, Thierry Benoit, Christian Blanc, Charles de Courson, Jean Dionis du Séjour, Francis Hillmeyer, Olivier Jardé, Yvan Lachaud, Jean-Luc Préel, André Santini et Francis Vercamer.
Groupe Gauche Démocrate et Républicaine (20)
Contre : 18
Mme Marie-Hélène Amiable, M. François Asensi, Mme Martine Billard, MM. Alain Bocquet, Patrick Braouezec, Jean-Pierre Brard, Mme Marie-George Buffet, MM. Jean-Jacques Candelier, André Chassaigne, Marc Dolez, Mme Jacqueline Fraysse, MM. André Gerin, Pierre Gosnat, Jean-Paul Lecoq, Roland Muzeau, Daniel Paul, Jean-Claude Sandrier et Michel Vaxès.
Non inscrits (13)
Contre : 6
Mme Véronique Besse, MM. Nicolas Dupont-Aignan, Noël Mamère, Anny Poursinoff, François de Rugy et Dominique Souchet.
Abstention: 1
M. Daniel Garrigue.
MISES AU POINT AU SUJET DU PRÉSENT SCRUTIN (N° 861)
(Sous réserve des dispositions de l'article 68, alinéa 4, du Règlement de l'Assemblée nationale)
Mme Gisèle Biémouret, M. Hervé Feron, Mme Odile Saugues, M. Philippe Tourtelier qui étaient présents au moment du scrutin ou qui avaient délégué leur droit de vote ont fait savoir qu'ils avaient voulu "s'abstenir volontairement".
Source : assemblee-nationale.fr via Chalouette
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Assemblée nationale : Dupont-Aignan à l'amende pour son faux chèque géant
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- mardi 21 février 2012 18:26
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- folamour
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A priori, dixit Bfmtv, le Mécanisme Européen de Stabilité est voté à 301 voix contre 207... Mais il semblerait qu'il y ait eu un geste symbolique de Nicolas Dupont-Aignan, qui n'a pas hésité à perturber les débats pour faire entendre VOTRE voix. Heureusement qu'il reste de hommes politiques de conviction, et pas seulement carriériste... Malheureusement cela n'aura pas suffi, ce soir je suis triste pour ma patrie...

«M. Dupont-Aignan, vous avez un rappel à l’ordre, avec inscription au procès verbal !» Le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, a sanctionné le député souverainiste, candidat à la présidentielle, qui a brandi cet après-midi dans l'hémicycle un faux chèque géant de 140 milliards d'euros à «l'Union européenne».
Objectif : protester contre la ratification par l'Assemblée du Mécanisme européen de stabilité (MES).
Selon le règlement de l'Assemblée, ce rappel à l'ordre lui vaudra une amende de 1 400 euros, soit le quart de son indemnité parlementaire. «J'ai montré le chèque que vont payer les Français ce soir à l'Assemblée nationale», a expliqué à l'AFP Nicolas Dupont-Aignan. Signé par Nicolas Sarkozy, François Hollande et François Bayrou, estampillé des logos de l'UMP, du PS, d'EELV et du MoDem, il symbolise les « 140 milliards d' euros supplémentaires de dette pour la France que les députés vont engager pour sauver un système financier à bout de souffle ».
«J'ai voulu dire qu'au-delà des divergences politiques, il y avait un total accord entre Jean-Luc-Mélenchon, qui est pourtant de la gauche de la gauche, et moi-même, qui suis gaulliste », ajoute Nicolas Dupont-Aignan. En revanche, les socialistes « qui vont s'abstenir mais qui prétendent combattre la finance sont des pleutres ».
Source : Le Parisien
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Karachi : enquête préliminaire sur des mouvements de fonds suspects de M. Gaubert
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- mardi 21 février 2012 08:19
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When the shit hit the fan it's too late...

Le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) vient d'ouvrir une enquête préliminaire sur des mouvements de fonds suspects de Thierry Gaubert, un proche de Nicolas Sarkozy, mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi, a-t-on appris lundi 20 février de source proche du dossier.
Ce sont "deux signalements de Tracfin (la cellule gouvernementale de lutte anti-blanchiment), l'un en août 2011 et le second en octobre 2011", qui ont alerté la justice.
D'après le site Mediapart, Tracfin "a saisi, le 27 juillet 2011, le parquet de Nanterre de soupçons de 'blanchiment de fonds issus d'une activité délictueuse' après avoir constaté plusieurs flux financiers suspects entre M. Gaubert et le marchand d'armes Ziad Takieddine", également mis en examen dans le dossier Karachi.
DÉTOURNEMENTS DE FONDS ISSUS DU 1 % LOGEMENT
Ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly en 1983 puis au ministère du budget (1993-1995), Thierry Gaubert a été mis en examen à l'automne 2011 pour "recel d'abus de biens sociaux" et "subornation de témoins" par les juges parisiens enquêtant sur le volet financier de l'affaire Karachi et un éventuel financement occulte de la campagne d'Edouard Balladur en 1995.
>> Lire notre éclairage "Affaire Karachi : si vous avez manqué un épisode"
Par ailleurs, il attend son jugement qui sera prononcé le 3 mai par le tribunal correctionnel de Nanterre devant lequel il vient de comparaître dans une affaire de détournement de fonds issus du 1 % logement. Le ministère public avait requis jeudi à son encontre un an de prison avec sursis et 50 000 euros d'amende pour "abus de biens sociaux".
Source : lemonde.fr
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Le rapport Perruchot épingle aussi les finances du patronat
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- lundi 20 février 2012 07:30
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- folamour
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Avec 7% de salariés syndiqués, comment ne pas s'étonner après que l'on vous épuise en cortèges dans tout Paris, même si certains font tout leur possible au sein des entreprises...
« Le Point » a publié hier le rapport enterré de la commission d'enquête parlementaire sur les finances des syndicats et du patronat. Il pointe des abus dans l'utilisation des fonds de la formation et accuse la FNSEA de profiter de sa position dominante.
Ce n'est plus un rapport, c'est un phénix. Officiellement enfermé à triple tour dans les archives de l'Assemblée depuis son rejet par les députés fin 2011, le rapport de la commission d'enquête sur le financement des syndicats et du patronat (rédigé par le député centriste Nicolas Perruchot) renaît de ses cendres : le site Internet du « Point » l'a publié hier. La CGT a dénoncé la « coïncidence » avec la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy, qui voit dans les syndicats, dit-elle, un « obstacle à ses réformes ».
Patronat : l'utilisation des fonds de la formation en débat
« Le financement des organisations d'employeurs repose sur diverses ressources qui ne sont pas illicites, mais dont la légitimité manque de force », critique le rapport. Alors que les regards s'étaient jusqu'ici surtout portés sur les syndicats, le patronat ne sort pas indemne, loin de là, de l'analyse des députés. Les ressources des organisations sont substantielles, recense-t-il : entre 500 millions d'euros et 1 milliard, selon une extrapolation à partir des données disponibles. Si celles-ci sont plus accessibles depuis la loi de 2008 instaurant la publication des comptes, le rapport pointe « certains comportements susceptibles d'entacher de suspicion l'usage de ces ressources ». La part des cotisations des adhérents est parfois faible et les clefs de répartition entre fédérations et organisations peu claires. Surtout, le financement par les fonds du paritarisme, au premier rang desquels la formation (via le Fongefor) sont insuffisamment contrôlés. Le rapport pointe le cas de la CGPME, qui a utilisé une partie de son préciput formation pour financer le Salon Planète PME, qu'elle organise, ainsi qu'une campagne de promotion d'un dispositif de formation des chômeurs (la POE), qui aurait surtout servi son image. Les organisations patronales « semblent également bénéficier d'un soutien matériel parfois significatif de la part d'instances dans la gestion desquelles elles se trouvent impliquées », ajoute le rapport, visant les chambres de commerce et d'agriculture.
La FNSEA accusée d'abuser de sa position dominante
Selon le rapport, « l'influence sans partage » de la FNSEA et du Centre national des jeunes agriculteurs sur les chambres d'agriculture - et donc sur « l'accès aux moyens du réseau, qui s'élèvent à quelque 500 millions d'euros » -entraîne parfois une « confusion des genres assez troublante ». Des témoignages recueillis par la commission les accusent de rendre « quasi obligatoire » l'adhésion au syndicat majoritaire pour bénéficier des aides gérées par les chambres, ce que réfute la FNSEA. « L'adhésion au syndicat majoritaire se trouve encore favorisée par son caractère incontournable dans la gestion des différents dispositifs d'aides aux agriculteurs ainsi que les récents épisodes de sécheresse l'ont montré », écrit le rapport, qui ajoute : « l'appui apporté par les chambres d'agriculture aux actions des principales organisations d'exploitants agricoles », notamment en finançant leurs journaux, laisse planer l'hypothèse de « possibles subventions déguisées ». En réponse, la FNSEA a souligné hier que ces relations avec les chambres d'agriculture « font toutes l'objet de conventions votées et approuvées, obéissent aux règles de la comptabilité publique, et tout ceci sous le contrôle de la Cour des comptes ».
Syndicats : le faible poids des cotisations pointé du doigt
Le rapport pointe la faible part des cotisations des adhérents dans les recettes des syndicats. Partant des données incomplètes disponibles, il estime entre 230 et 280 millions le total des adhésions perçues chaque année par les huit syndicats de salariés. Soit de 6 % à 8 % de l'ensemble des moyens qui leur sont alloués, que le rapport estime à 3,8 milliards. L'essentiel de l'activité syndicale serait ainsi financé par l'Etat et les entreprises : le rapport chiffre à 1,6 milliard le coût des décharges horaires dans le privé des quelque 645.000 porteurs de mandats syndicaux et à 1,34 milliard le coût des quelque 28.000 agents (en équivalent temps plein) mis à disposition dans la fonction publique. Faute de données exhaustives, ces chiffres, issus d'extrapolations, sont à prendre avec des pincettes.
D'étranges pages de publicité dans les journaux des syndicats
Les sommes sont limitées (3 millions par an), mais le constat est troublant. Le rapport pointe l'hétérogénéité et l'opacité des recettes et des tarifs publicitaires des journaux syndicaux. La CGT et FO, qui affichent des recettes publicitaires d'un gros million et de 800.000 euros (contre 150.000 à la CFDT), sont pointées du doigt par le rapport, qui se garde toutefois d'accusations formelles. « Des doutes peuvent exister », note-t-il, avant de citer le chercheur Dominique Labbé : « Il peut s'agir de subventions déguisées de la part d'une entreprise. »
Source : Les Echos
Information complémentaire :
Le Point.fr : Argent des syndicats : l'intégralité du rapport Perruchot
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