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Cinéma

Metropolis (1925) - B&W STUK - 119 min

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C'est assez étonnant pour être souligné aussi voici un autre titre far qui rejoint notre musée, merci au cawa du matin...

The LikeTelevision™ Movie channel proudly presents Metropolis - a 1925 landmark silent film by Fritz Lang. This riveting movie is a must see for anyone who follows the history of film. In an ethereal time and place - men with brains (and "plans") control and dominate the workers, and the hands that build everything, including all the machines that rule their life. Amazing photography, huge sets and multiple tesla coils. Sci-Fi at its finest!


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Source : liketelevision.com

1984

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Une plongée dans un possible futur qui semble de plus en plus probable, si vous ne l'avez pas vu, ne manquez pas ce film tiré du roman prophétique de George Orwell

« Dans le monde futur de 1984, (le film sort en 1956), le monde est sous la coupe d'un dictateur omniprésent, représentée par la figure de Big Brother. Winston Smith, un simple fonctionnaire du Ministère de la Vérité, se rebelle, entraîné par Julia. Il sera finalement arrêté et sous la torture, livrera son amante. »

Mesrine : L'Instinct de mort

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J'ai vu les films récemment, aussi violents que notre époque. Je pense qu'ils sont d'actualité, aussi pour ceux qui ne les connaissent pas je me permets de vous les présenter.

C'est à reculons mais excité - un mouvement du corps difficile à effectuer, il est vrai, à côté duquel le Kama-sutra ressemble à une simple biscotte pas même beurrée - que je suis allé voir le diptyque consacré à Jacques Mesrine réalisé par Jean-François Richet, L'Instinct de mort et L'Ennemi public n° 1 - le premier sort le 22 octobre, le second, le 19 novembre. 

A reculons, parce que le producteur, Thomas Langmann, porte ce projet depuis presque dix ans et que l'obstination n'est pas toujours bonne conseillère, parce que l'hénaurmité de la chose (casting haut de gamme, sujet casse-gueule) peut vite accoucher d'une souris. Mais excité, car Richet est un cinéaste passionnant (d'Etat des lieux à Assaut sur le central 13), Langmann, un producteur déplaceur de montagnes, et Vincent Cassel, le meilleur acteur français né le 23 novembre 1966. 

La réussite est totale. Point final, et ni plus ni moins. Mais je vais essayer d'argumenter un brin.

1. Comme tous les grands cinéastes, Richet donne un point de vue sur son personnage et sur son histoire par la seule force de sa mise en scène. L'Instinct de mort est un film de gangsters, avec ascension et dérapages, réalisé serré, dense, précis, où les péripéties et le « héros » se poussent du coude pour être au premier plan.

L'Ennemi public n° 1 est, lui, un film noir qui suit, caméra portée et cadre plus instinctif, un homme se débattant dans ses errements. Les deux parties se répondent, se complètent et proposent une peinture de la société française et des mauvais garçons qu'elle engendre autant qu'un plaisir de cinéma ambitieux et populaire. 

2. Des bravos collectifs en général et un coup de Klaxon en particulier à Vincent Cassel. Ce qu'il fait est exceptionnel. Il apporte de la vitesse, du caractère et de la chair, sans jamais faire de Mesrine un héros ni un salaud. Cassel a juste du respect pour son rôle. Comme tous les comédiens XXL. Ni plus ni moins, et point final. 

Source : L'Express

Informations complémentaires :

Mesrine l'Instinct de mort sur Amazon


Zemmour face à Vincent Cassel par prince_de_conde

Légion – « L'Armée des anges »

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Il y a des découvertes pas forcément récentes... Que l'on a finalement envie de partager...

Que se passe-t-il quand Dieu perd la foi en l'humanité et envoie une légion d'anges pour exterminer la race humaine ? Un groupe de résistance se constitue en plein désert autour de l'archange Michael...

Date de sortie cinéma : 24 mars 2010
Film déjà disponible en DVD depuis le : 4 août 2010
Film déjà disponible en Blu-ray depuis le : 4 août 2010

Réalisé par Scott Charles Stewart
Avec Paul Bettany, Lucas Black, Kate Walsh, plus

Titre original : Legion
Long-métrage américain . Genre : Thriller
Durée : 1 h 40 min Année de production : 2009
Distributeur : Sony Pictures Releasing France

Source : Allociné

Un ptit Blue Ray ou DVD pour la route ? : Légion – « L'Armée des anges » sur Amazon  ; )

"L'élégance froide et impitoyable" des films de Claude Chabrol

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A l’heure où Claude Chabrol nous a quitté, lui qui nous a donné des œuvres magistrales comme Poulet au vinaigre, ou L’Ivresse du pouvoir, mais la liste est trop longue, je pense qu’il est logique de lui octroyer quelques minutes et de revenir ensemble en images sur quelques-unes de ses principales oeuvres. Cela vous redonnera certainement envie de vous plonger plus avant dans ces monuments cinématographiques français comme, hélas, on n’en fait plus, grâce à Hollywood et à sa machine de guerre… Un excellent article du Monde que je vous laisse découvrir.

De Que la bête meure à La Cérémonie, les internautes du Monde.fr reviennent sur la carrière de
Claude Chabrol, mort dimanche 12 septembre, et évoquent les films qui les ont le plus marqués.

Difficile choix mais Que la bête meure est un hymne à la veulerie et à la méchanceté pure, une performance d'acteurs sublimés dans leur affrontement jusqu'au tragique et logique "pas du tout happy end". Ce film, que j'ai vu très jeune, m'avait fait froid dans le dos et conduit à m'interroger sur mon attitude si j'avais été le salaud. La réponse n'est pas évidente...

Claude Chabrol avait l'art d'appuyer ou cela faisait mal. C'était un "peintre" extrêmement caustique et en même temps lucide sur les travers et rites de la bourgeoisie. Il a su magnifiquement diriger ses acteurs fétiches et les autres, leur faisant donner le meilleur d'eux-même, dans la noirceur comme dans l'humour, plutôt froid, de ses nombreux films. Je n'ai pas vu ses quatre-vingt films mais une bonne partie. Et je n'ai jamais été rebuté par une de ces œuvres, si différents et si constants à la fois. Merci Claude Chabrol. Un voile de tristesse m'envahit soudain. Pour rattraper cela, un bon gueuleton s'imposera.

J'aime ce film plus que tout autre de Chabrol. Son élégance froide, impitoyable, son ironie et son acuité d'observation. Michel Bouquet aussi, au sommet de son art, absolument fascinant en bourgeois qui essaie de mimer sa propre vie, et qui tue dans une scène inoubliable. Il y d'autres Chabrol que j'adore, (Que la bête meure, Les Noces Rouges, La Cérémonie), mais celui-ci m'a fait une impression inoubliable. Au revoir Claude Chabrol, je continuerai longtemps à chercher le réconfort auprès de vos films, de leur noirceur et de leur ironie.

J'ai été très impressionné par le Madame Bovary de Claude Chabrol. Tout à fait dans l'esprit du livre et Isabelle Huppert est admirable. Même si beaucoup d'autres de ses films sont incontestablement de véritables chefs-d'œuvre, celui-ci me parle en particulier. Une grande perte que ce Monsieur Truculence pour le cinéma français.

Incisif, incorrect, intelligent, des mots aujourd'hui disparus du répertoire des films français. Inutile de parler politique.

Pourquoi ? C'est son film qui vieillit le mieux – parce qu'il était interdit aux moins de 18 ans en 1959 ? Pour le travail colossal de Bernadette Lafont, Lucile Saint-Simon, Stéphane Audran et Clotilde Joanno: elles jouent l'impertinence, l'élégance un brin vulgaire, l'insolence, la vitalité, la gouaille. Pour l'une des premières apparitions du couple Dominique Zardi/Henri Attal. Pour l'ambiance Série Noire coupée avec des gorgées de Queneau et des calins pour le Paris du côté du boulevard Beaumarchais, des music-halls et des piscines disparus.

  • La Cérémonie, pour Gabo

Une émotion teintée de malaise qu'il est difficile d'exprimer, une tension dramatique lancinante et implacable. Et, cerise sur le gâteau, une interprétation impeccable de tous les acteurs. Magistral et inoubliable.

J'adore Poulet au vinaigre. Jean Poiret y est un flic génial qui se permet tout. J'aime l'atmosphère de ses films où l'on n'est pas toujours sur de connaître l'assassin. Ils sont vraiment bien tournés. On sentait que Claude adorait ses acteurs (et qu'il savait leur rester fidèle). Même dans les interviews, on voyait que l'on avait à faire à un homme intelligent qui savait ce qu'il disait (pas comme certains qui ne sont là que pour leur promo). Moi, je suis très triste car j'adorais cet homme autant pour ses films que pour lui-même. Je le salue et suis quand même heureuse car il laisse derrière lui une très belle guirlande de films qui illuminera longtemps ma vie.

Parce qu'on pouvait y contempler enfin en couleurs les beaux seins de Bernadette Laffont encore quasi adolescente. Et que nous étions nous-mêmes encore très très jeunes. Ce film a quasiment disparu sans laisser d'adresse, c'était pourtant l'une des premières oeuvres de Chabrol qui a obtenu un grand succès. Mais les temps étaient encore trop prudes pour la France d'alors.

Monsieur Chabrol, je vous remercie d'avoir, en jouisseur au travers de vos films, sucé les os de notre société. L'Ivresse du pouvoir en est probablement la moelle juteuse extraite en suçant l'os.
Son film, avec l'inversion du pouvoir entre l'ancien chasseur devenu la proie, diffuse cette jouissance qu'il a distillé dans tous ses sujets.  Bon gueuleton et bon vin.

Avec Violette Nozière (1978), Chabrol met en scène Isabelle Huppert après avoir dirigé Stéphane Audran, on perçoit facilement cette relation, celle d'un directeur d'acteur passionné, devant la caméra sa présence était sous-entendue, à la manière de l'intimiste Luis Buñuel.

Evidemment, pour Isabelle, c'est un père spirituel, c'était un provincial, un héritier des impressionnistes à sa façon de jeter un regard caustique sur notre société, hilarant sur nous mêmes, attachant à l'infini puisque nous nous y sommes reconnus.

  • Merci pour le Chocolat ! pour Nicolas D

Pour sa magistrale scene finale : gros plan de plusieurs longues minutes sur le visage d'Isabelle Huppert, decomposée et impassible, malgré les larmes qui perlent sur son visage, trahissant son désespoir, en meme temps que défile le générique. On comprend alors toute la folie du personnage et, au passage, on se demande qui d'autre qu'Isabelle Huppert pourrait delivrer une telle performance. Merci pour ce magnifique moment de cinéma !

Je ne comprends pas pourquoi on ne parle pas de L'Enfer, qui est un film magistral sur la jalousie poussée jusqu'à la folie. C'est aussi un film effrayant, proche du El de Bunuel. Aucun film de Chabrol ne m'a autant impressionné. Depuis Othello ou Le Conte d'hiver, on n'a jamais fait de tableau aussi précis et implacable de la jalousie. Et puis c'est un très bon rôle d'Emmanelle Béart et surtout de François Cluzet.


Source :
Le Monde.fr

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