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Corium : le point

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Ou sont passé les Coriums de Fukushima Daiichi ?... Merci à fukushima.over-blog.fr

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L’article sur le corium, « Le corium de Fukushima », édité dans ce blog en deux parties en août 2011 a provoqué de nombreuses réactions et conduit à des commentaires variés. Tout d’abord, il faut préciser que cette présentation n’avait pas pour objet d’être figée dans le marbre, mais de contribuer à la diffusion de la connaissance d’une matière récente dans l’histoire de l’humanité, très difficile à définir car en continuelle transformation. Ce nouvel article va essayer de faire une synthèse, point par point, des principales critiques qui ont été formulées et, en ouvrant une nouvelle fois le débat, va tenter de faire évoluer notre représentation de ce magma insaisissable.

1. Principales critiques
2. Compléments d’informations des contributeurs
3. Nouvelles données disponibles
 
1. Principales critiques
 
Les critiques ont été énoncées dans les commentaires qui ont suivi les deux parties de l’article et dans d’autres sites qui ont repris tout ou partie du texte original. Merci à leurs auteurs d’avoir participé d’une manière constructive à l’évolution de ce dossier. Voici les principaux griefs, questionnements et amorces de réponses :
 
1.1. Décroissance d’activité
Il n'est pas fait mention de décroissance d'activité, donc de refroidissement intrinsèque. La décroissance de la puissance résiduelle des produits de fission est extrêmement rapide : 6 mois après l'arrêt des réacteurs, l'énergie résiduelle se trouve divisée par 40. La décroissance habituellement observée dans les réacteurs arrêtés est de 4 le premier jour, puis de presque 8 après 5 jours et de 20 au bout du premier mois. Mais pour ce qui concerne Fukushima, il semble difficile de dresser un tableau de décroissance radioactive sans connaître la quantification même estimée du coefficient de criticité.
 
1.2. Puissance
Chaque pastille est supposée délivrer autant d'énergie qu'une tonne de charbon, oui mais uniquement quand la réaction de fission s'y produit, c'est-à-dire dans les conditions habituelles de fonctionnement d’un réacteur. Il ne pourrait y avoir de réaction en chaîne entretenue dans un corium. L'énergie d’un corium ne pourrait provenir que des produits : radioactivité et fission spontanée (la fission spontanée étant de 0,22 microwatt pour une tonne de combustible). On ne peut pas mettre une égalité entre l'énergie obtenue lorsque l'on brûle le combustible dans le réacteur et l'énergie du corium.
 
1.3. Température
La température d'un corium n'est pas homogène : toute la masse n'est pas à la même température, le centre est peut-être aux environs de 2900-3000°C, mais pas la périphérie.

1.4. Quantité
La formation d’un corium ne conduit pas automatiquement à la fusion (au sens chimique du terme) de la totalité du combustible, car la température reste souvent inférieure à la fusion des oxydes d'U et P (2730°C).

1.5. Ebullition
Ce n'est pas parce qu'on arrive à la température d'ébullition d'un corps que celui-ci se met forcément à bouillir car l'environnement interfère : la pression, la pression en vapeur saturante du corps X au dessus du mélange, la composition du mélange, les potentiels chimiques des espèces présentes dans le mélange, la présence de barrière physique, etc.
 
1.6. Stratification
Un corium n'est pas une masse liquide comme de l'eau, il y a une stratification et formation d'une croûte et d'un film externe de gaz en périphérie, ceci retient un grand nombre de composés dans le corium, en particulier des composés neutrophages.
 
1.7. Oxydation des métaux
Le corium, s’il forme une masse unique, ne peut pas tirer beaucoup de chaleur de l’oxydation des métaux par réactions chimiques à chaud avec l'oxygène atmosphérique ou la vapeur d’eau. Dans ce cas, les oxydations exothermiques en périphérie du corium ne représentent qu'une très petite partie de l'énergie thermique totale. En revanche, dans certaines configurations, une oxydation importante du corium peut se produire lorsque celui-ci est en morceaux, avec beaucoup de vapeur : dans le cas d’une explosion de vapeur, on peut avoir une oxydation de ces particules de corium, mais elle reste peu exothermique, en tout cas inférieure à celle du zirconium.
 
1.8. Corrosion
Ce ne serait pas un phénomène de corrosion qui régirait l'interaction cuve/corium et béton/corium ‒ même s'il y a effectivement des phénomènes d'oxydoréduction en périphérie ‒, ce serait à 95% une interaction thermique : le flux de chaleur provoquerait un percement, ainsi que l'impact des jets de corium lorsque le cœur fond : celui-ci coulerait un peu comme une bougie.
 
1.9. Stabilité
L’article laisse penser que le corium est stable. En fait, les dangers évoqués dans l’article ne concerneraient que les toutes premières heures de l’accident, quand les cœurs ne sont pas refroidis.
 
1.10. Dilution de la radioactivité
Le fait de dire que « plus on s’éloigne de la source, plus les particules et les gaz radioactifs sont dilués dans l’atmosphère et présentent moins de danger » est globalement vrai, mais à un niveau de généralité qui pourrait accréditer les thèses officielles ‒ que l’on retrouve dans tous les argumentaires de l’IRSN ‒ selon lesquelles, grâce à la dilution, il n’y a rien à craindre en France après Tchernobyl.
 
1.11. Explosion nucléaire
Affirmer qu’« un emballement de la réaction en chaîne, même minime, peut conduire à une explosion nucléaire mais à des niveaux d’énergie comparable à celle des explosions conventionnelles » est critiquable. Le Pr. V. Nesterenko, physicien nucléaire qui fut directement en charge des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl, explique que 1400 kg du mélange uranium-graphite au contact de l’eau constituaient une masse susceptible de provoquer une explosion atomique d'une puissance de 3 à 5 Mégatonnes soit entre 50 et 80 fois la puissance de l'explosion d'Hiroshima si une quantité suffisante de Corium, qui avait déjà percé la cuve du réacteur, avait transpercé la dalle de béton qui le séparait des masses d’eau contenues dans les sous-sols du réacteur.
 
1.12. Epaisseur du radier
L’épaisseur de la dalle de béton sous les réacteurs de Fukushima ne serait pas de 8 m. Pour l’EPR de Flamanville, elle est de 4 m d’après l’IRSN. Il est peu probable que dans le passé on fasse mieux : entre 1,30 et 1,50 m à Fessenheim. C’est même ce qui avait amené au sacrifice des mineurs qui ont coulé 300 m3 de béton sous la dalle de Tchernobyl.
 
2. Compléments d’informations des contributeurs
 
2.1. Arrêt de la fission
La réaction de fission est stoppée par l'insertion des barres de contrôle, la puissance du "combustible", immédiatement après, tombe à environ 7%, puis à environ 1,5% après une heure, etc.
 
2.2. Réacteur naturel
Il existerait un exemple historique de corium actif pendant vraisemblablement plusieurs centaines d'années. C'est le « réacteur naturel » d'Oklo, au Gabon. La décroissance radioactive de son corium aurait pris plus de 100 000 ans. Des reprises locales de fissions, vite annihilées par le fort échauffement de l'eau alentour ‒ les neutrons perdant alors leur efficacité statistique de fissions ‒ ont généré à chaque fois de nouveaux produits de fission. Toutefois, les températures évaluées à 400-1000°C sont sans rapport avec les températures de formation du corium dans les réacteurs de Fukushima (2500-3200°C).
 
2.3. Thermolyse de l’eau
La température de thermolyse de l'eau commence à 850°C, est plus sûre à 2000°C et est complète à 2500°C. On ne doit donc pas imaginer du "craquage" d'eau à grande échelle suite à un contact avec le corium à Fukushima puisque le corium est moins chaud en surface.
 
3. Nouvelles données disponibles
 
Voici plusieurs nouveautés à signaler, qui doivent être ajoutées au dossier corium, car elles apportent des connaissances supplémentaires :
 
3.1. Histoire politique du corium
Article du 31 octobre 2011 sur l’utilisation et la perception du mot corium dans la documentation scientifique et politique, écrit par Francis Chateauraynaud, spécialiste de la sociologie des controverses et des conflits. Une étude remarquable, à lire et à faire connaître pour tous ceux qui s’intéressent à la diffusion des connaissances.
 
3.2. La non bataille de Fukushima
Tel est le titre de l’article de Steve, édité sur son blog le 7 novembre 2011. Il s’agit d’une vue pessimiste du corium mais elle a l’avantage de mettre en lumière des dangers pourtant reconnus par des spécialistes. Bien référencé, on note une solide connaissance de la physique nucléaire de la part de l’auteur ; il faut toutefois relativiser le schéma (reproduit ci-dessous) qui montre une masse de corium beaucoup trop importante par rapport à la grosseur du réacteur. Les conclusions de l’article restent tout à fait pertinentes et mériteraient d’être lues par les autorités nucléaires internationales.
 
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3.3. Le syndrome chinois
Emission éditée le 21 octobre 2011 de Sébastien Verdier, de l'Institut des risques majeurs (association qui travaille dans l'information sur le risque naturel et technologique).

C'est une interview de Gregoire Deyirmendjian, chef de division de Lyon de l'ASN, autour du film "Le syndrome Chinois", sorti en 79.
 
L'émission est en deux parties :

La première partie est consacrée au décryptage de l'accident nucléaire, la seconde partie traite des questions qui fâchent, avec notamment cette personne qui dit : « Oui, là, le film se passe dans les années 70 et met en lumière une falsification des radiographies de soudures, et bien des problèmes de falsifications de radios de soudures, ce sont des choses que l'on peut voir encore aujourd'hui en 2011. »
 
Et aussi, lire cet article à propos d'un syndrome chinois inévitable à Fukushima :
 
 
3.4. Where could Fukushima's corium be?
 

Vidéo sur le corium de Tchernobyl : un bon résumé de ce qui s’est passé il y a 25 ans à Tchernobyl et qui nous concerne encore. Le mélange de combustible fondu et de sable a créé une lave qui a coulé et s’est finalement solidifiée sur place mais qui est encore radioactive et dangereuse aujourd’hui.
 
3.5. Au cœur du corium
Le CEA a publié en septembre 2011 un dossier écrit par Claire Abou dans « Les défis du CEA » n° 163, intitulé « Au cœur du corium ». Dans cet article consacré au corium, on vante les mérites de la recherche nécessaire pour augmenter la sûreté. Mais ce que l’article ne dit pas, c’est que les expériences ne peuvent atteindre les températures et les masses de combustible en cause dans l’accident de Fukushima.
 
3.6. Fusion du coeur et produits de fission
L'IRSN a réalisé un film peu connu sur le sujet de la fusion du coeur. On y apprend entre autres que lors des expériences menées dans un réacteur de recherche, le coeur fond plus rapidement que les calculs théoriques ne l'avaient établi et qu'il est impossible de contenir l'iode radioactif gazeux à cause de la porosité du béton de l'enceinte de confinement.

3.7. Rapport préliminaire sur l'état des coeurs des réacteurs 1 à 3 de la centrale de Fukushima Daiichi

Ce rapport vient de paraître. Il est la traduction anglaise d'une partie du rapport de Tepco sur l'état de la centrale. Cette partie, qui fait 66 pages, sera à analyser attentivement. Elle décrit et analyse chaque melt-down, avec graphiques et shémas. Voici par exemple un shéma sur la fonte du coeur n°1 : 15 heures après l'arrêt du refroidissement, il est évalué qu'il ne reste plus rien à l'emplacement où il se trouvait dans la cuve.
 
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Ce rapport est téléchargeable ici (3,13 Mo)

3.8. L’IRSN a publié dans sa revue trimestrielle AKTIS un numéro spécial (n°5) en deux parties sur ses recherches concernant les accidents de perte de refroidissement. 

On peut les consulter en ligne à cette adresse :

http://www.irsn.fr/FR/Larecherche/publications-documentation/aktis-lettre-dossiers-thematiques/aktis-lettre-d-information-scientifique-IRSN/Pages/archives.aspx

ou les télécharger ici même :

1ère partie (5,2 Mo)

2ème partie (5,2 Mo)

3.9. L’AIPRI a calculé l'activité des combustibles fondus de Fukushima Daiichi. A lire dans cette article : "Radioactivité et radiotoxicité des 3 corium perdus de Fukushima."

http://aipri.blogspot.com/2011/12/la-radioactivite-des-3-corium-de.html

 
Le débat reste donc ouvert. Et spécialement à tous les passionnés de la physique nucléaire car il faut le dire, le corium est un sujet de recherche essentiel pour l’avenir de la planète. Les concepteurs de l’EPR avaient déjà bien compris cet enjeu puisqu’ils ont prévu un récupérateur de corium, censé apporter plus de sécurité. Pour autant, avant de continuer à s’engager dans cette énergie folle qui pourrira inéluctablement l’économie et la tranquillité de nos descendants par ses déchets, il faudrait déjà réfléchir à maîtriser les coriums du passé (Tchernobyl) et du présent (Fukushima), sans compter les prochains coriums qui vont sans doute apparaître sur la terre dans les années à venir. Le parc nucléaire mondial est vieillissant, maints réacteurs fonctionnent au-delà de la durée initiale prévue ‒ il est bon de rappeler qu’on venait d’autoriser Fukushima Daiichi-1 à reprendre du service pour 10 ans ‒, et il existe ainsi beaucoup de candidats pour le prochain accident : les Etats-Unis persistent à conserver plus de 20 réacteurs identiques à ceux de Fukushima alors que l’histoire vient de démontrer leurs grandes faiblesses. Nombre de réacteurs sont installés sur des failles sismiques alors que la terre entre dans une période d’activité tellurique marquée par de nombreux tremblements de terre. La centrale de Metsamor (Arménie) est un représentant typique de ces dangers imminents : vieille centrale de conception soviétique, région fortement sismique et conflit entre direction et personnel… toutes les conditions sont actuellement réunies pour un nouvel enfer. En France, l’avenir n’est pas rose non plus : l’IRSN vient de donner son aval pour qu’aucun des 58 réacteurs ne ferme, malgré la reconnaissance d’une grande insécurité (possibilité d’inondations, de tremblements de terre, etc. qui affecteraient le système de refroidissement). L’après Fukushima, comme le remarquait justement un lecteur de ce blog, semble marqué par un nombre accru d’incidents nucléaires dans le monde : inondation à Fort Cahloun, incendie près du complexe nucléaire de Los Alamos, incendie à la centrale du Tricastin, explosion au complexe nucléaire de Marcoule, pollution à l’iode-131 en Europe, incendie dans un laboratoire situé près d'Idaho Falls… La majorité des politiciens et les scientifiques semblent aujourd’hui inconscients face aux dangers réels qu’ils font prendre à la population mondiale, endormie également. La bête « corium » a donc encore malheureusement de beaux jours devant elle. A vous de voir s’il faut s’en accommoder ou s’il faut la combattre.
 
Remarque : la traduction en anglais de l’article original sur le corium de Fukushima va bientôt être mise en ligne sur le blog de Fukushima. Elle est en fait une édition augmentée, grâce aux compétences du traducteur qui a souhaité rester anonyme. Elle permettra une plus grande diffusion de cette connaissance cachée par les nucléocrates, en particulier pour tous les pays qui possèdent des réacteurs nucléaires et dont la population n’est pas francophone. Quand il a la possibilité de diffuser des informations au-delà de l’Hexagone, le blog de Fukushima le fait volontiers.
 
 
 
Informations complémentaires :
 

Appel à la libération de l'Énergie libre ! (STOP AU MASSACRE)

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Petite piqûre de rappel... ; ) J'avais les mêmes hypothèses que Jean-Marc Roeder pour le financement de l'énergie libre au Japon... On sait ce qu'il leur ait arrivé, alors qu'ils développaient paradoxalement aussi des solutions à base de thorium...

Amicalement,

Folamour,


Appel à la libération de l'Énergie libre ! (STOP... par Wakeup-

Informations complémentaires :

 
 

Une carte à grande échelle de la matière noire

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Une des grandes inconnues de notre univers qui nous renvoie à notre propre dualité...

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Le Télescope Canada-France-Hawaii a scruté la matière noire dans les quatre directions de l'espace.
NASA, ESA, P. Simon and T. Schrabback

Lors de la réunion de l’American Astronomical Society, des astrophysiciens ont révélé une carte de la matière noire dans l'Univers d'une étendue sans précédent.

Par nature insaisissable, la matière noire commence à se révéler peu à peu. Une équipe internationale de chercheurs a réussi à en dresser une carte très étendue en se fondant sur l’analyse d’environ dix millions de galaxies dans quatre régions différentes du ciel.

Une étude réalisée dans le cadre du projet Canada-France-Hawaii Telescope Lensing Survey ou CFHTLenS. Les chercheurs ont observé la déformation de la lumière émise par ces galaxies, la plupart se situent à une distance de six milliards d'années-lumière, dont le trajet est dévié lorsqu’elle traverse des zones de matière noire.

Cette matière noire, entité encore bien mystérieuse, hante les astrophysiciens depuis plus de 70 ans quand ils ont constaté que les galaxies ne tournent pas exactement comme il faut.

Un phénomène qui ne peut s'expliquer que parce qu'il y aurait plus de matière que ce qu'on peut voir dans les étoiles, les planètes, les nuages interstellaires... L'Univers serait donc peuplé de mystérieuses particules, invisibles mais très massives: la matière noire. Selon les estimations, environ 80% de la matière serait en fait de la matière noire, elle constitue donc près d’un quart de l'ensemble de l'univers.

Ces résultats confirment confirme que la matière noire forme un squelette autour duquel s’organise la matière lumineuse et visible. Après l’établissement d’une première carte de ce squelette en 2007, cette étude est le premier aperçu direct de la matière noire sur de grandes échelles, elle montre la toile cosmique dans toutes les directions. « Il est fascinant de pouvoir voir la matière noire en utilisant les distorsions de l’espace-temps. Savoir comment la matière noire est répartie est la toute première étape vers la compréhension de sa nature » explique le Professeur Ludovic Van Waerbeke, de l'Université de Colombie-Britannique.

Dans les trois prochaines années, les astronomes comptent étudier une superficie dix fois plus importante que celle cartographier avec ce projet. « De quoi  comprendre le côté mystérieux et sombre de l'Univers » conclut le Professeur Koen Kuijken, l'Université de Leiden.

 

Source : Science & Avenir

Découverte scientifique : il est possible de prendre le contrôle de ses rêves

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Inception : quand le scénario du film devient la réalité... Des scientifiques ont découvert que les "rêveurs lucides" - les personnes qui ont conscience d'être en train de rêver - sont capables d'apprendre des choses et d'acquérir de nouvelles compétences en contrôlant leurs rêves.

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Inception, pas si irréaliste que ça ?

Vous rêvez que vous êtes poursuivi par un mono-maniaque qui veut vous tuer à coup de baguette de pain parce que vous portez le pull-over rouge tricoté par mémé ? Vous n'avez qu'une seule option : attendre de vous réveiller. Une des principales différences entre le rêve et la réalité est le manquer de contrôle : on ne peut décider de faire un rêve, et lorsqu'on rêve, on est passif face aux événements. Une théorie, largement répandue, mais qui pourrait bien être mise à mal par les récents travaux d'un groupe de chercheurs de l'université de Yale.

L'idée surréaliste du blockbuster Inception, où les personnages voyagent dans les rêves des gens pour y "planter" une idée, pourrait ne pas être si délirante que ça. Ce groupe de scientifiques a découvert que les "rêveurs lucides" - les personnes qui ont conscience d'être en train de rêver - sont capables d'acquérir de mémoriser des données et d'apprendre des choses à travers leurs rêves.

On savait jusqu'à présent que ce type de rêveurs parvenait à exercer un contrôle délibéré, non seulement sur le contenu, mais aussi sur le déroulement de leurs rêves. Tout en dormant, ils gardent leur libre arbitre. Dans un ouvrage intitulé Exploring the world of lucid dreaming, publié en 1997, Stephen LaBerge et Howard Rheingold détaillaient déjà une méthode pour parvenir à "se réveiller dans son rêve", et à en contrôler certains aspects. De nombreux "rêveurs lucides" ont raconté pouvoir voler à volonté. D'autres décrivent une sensation d'euphorie et de bien-être. Une femme a affirmé que son premier rêve lucide lui avait procuré "la sensation délicieuse de se fondre dans les couleurs et la lumière, avec un final digne du meilleur orgasme". Rien de moins.

Le grand défi des chercheurs est désormais de parvenir à "entraîner" ces personnes en leur disant de quoi rêver. Être le maître de ses rêves, permettrait de les manipuler dans le but d'apprendre et d'acquérir de nouvelles connaissances - bien qu'il soit impossible d'apprendre à jouer au violon de cette façon.

Les chercheurs ont aussi découvert que les "rêveurs lucides" ont un autre avantage sur les rêveurs "normaux" : ils sont en effet meilleurs pour tous les jeux d'argent et de hasard. Ces activités font en effet appel à des zones du cerveau - très bien maîtrisées par les "rêveurs lucides" - qui contrôlent les prises de décisions qui reposent sur l'émotion et les interactions sociales.

Les sceptiques avancent que la seule manière de connaître le contenu d'un rêve est à travers ce que le rêveur rapporte à son réveil, et qu'il est donc très difficile de savoir si quelqu'un maîtrise vraiment son rêve. Lorsque nous sommes éveillés, des techniques d'imagerie permettent dans une certaine mesure de savoir à quoi on pense. En théorie, il est possible de faire la même chose pendant le sommeil, car c'est un état où les pensées ont un contenu déterminé. Problème : les rêves font appel à l'inconscient, il est donc plus compliqué de décoder les pensées qui y sont liées, et de les contrôler.

 

Source : Sott.fr

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