91.000 documents secrets publiés aux États-Unis sur la guerre d'Afghanistan

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Voilà comment Julian Assange fondateur de Wikileaks aura changé fondamentalement la face de la guerre en Afghanistan, qui ne sera pas un autre 'vietman'. Cela peut coûter cher de se battre pour ses convictions. Mais même si les données ne sont plus disponibles  (le serveur est là, mais 1,6 mo sur 75 mo téléchargé) sur le site de wikileaks. Il est sûr que des dizaines d'autres canaux se feront une joie de servir les 75 mo des documents, documents qui sont actuellement décortiqué et analysé par toute la presse. Dommage que le lien de ne soit plus actif, car les internautes auraient pu participer à leur analyse. Car il y a apparement des informations qui implique l'armée francaise. Encore une fois la censure technique est active.

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Site spécialisé dans la publication de documents officiels, essentiellement d'origine américaine, Wikileaks vient de mettre en ligne un énorme dossier contenant une invraisemblable quantité de documents secrets téléchargeables ici (attention, le fichier compressé fait 75 mo !) sur la guerre en Afghanistan. Il y en a plus de 91 000 ! Cette fuite est un événement de dimension historique. Elle aura sans aucun doute des effets comparables à ceux qu'avait produits la parution des Pentagon Papers par le New York Times, en 1971. D'origine diplomatique et militaire, ces documents relataient les dessous explosifs des relations entre les États-Unis et le Vietnam, et avaient été "sortis" par Daniel Ellsberg, un analyste de la Rand Corporation.

La publication, 39 ans plus tard, des War Diaries (carnets de guerre) fera date à son tour, non seulement par son aspect massif, mais aussi par l'illustration qu'elle fournit de cette réalité : la plupart des secrets, y compris les plus considérables, ne sont plus que temporaires. Aux États-Unis, s'entend...

L'ambivalent Pakistan

Il faudra sans doute des mois pour que des analystes spécialisés décortiquent l'intégralité de ces documents. Mais, dès dimanche, le New York Times relevait l'élément le plus sujet à polémique : la confirmation du rôle central des services secrets pakistanais dans le soutien aux insurgés afghans. La réalité est celle-ci : d'une part, le Pakistan et ses dirigeants font officiellement partie du camp "occidental" cherchant à soutenir la reconstruction d'un État viable en Afghanistan, et touchent pour cela plus d'un milliard de dollars par an des États-Unis. Et d'autre part, en sous-main, les très actifs services secrets pakistanais, l'ISI (Inter-Services Intelligence), aident et financent l'insurrection, quand ils ne la conduisent pas en direct.

Les documents montrent notamment que le directeur adjoint de la CIA, Stephen Kappes, a fourni aux dirigeants pakistanais des preuves démontrant que l'ISI avait contribué à l'organisation de l'attentat contre l'ambassade de l'Inde à Kaboul, le 7 juillet 2008. Bilan : 41 morts et des dizaines de blessés. Le mois suivant, l'ISI complotait pour faire assassiner le président Hamid Karzai par les talibans... Actuellement, l'ISI "travaille" à un soutien actif aux chefs de guerre afghans Jaluluddin Haqqani et Gulbuddin Hekmatyar. Ce dernier est considéré comme l'organisateur de l'embuscade d'Uzbin, en août 2010, qui avait causé la mort de dix militaires français. Il serait également impliqué dans l'enlèvement des deux journalistes français, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier.


Source :
Le Point