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On y reviendra en fin de journée avec la présentation du dernier livre de Jean-Loup IZAMBERT  « 56 TOME 2 : Mensonges et crimes d’État »

Port Arme 07 07 2017

VIDÉO - Face à cette aberration, le ministre de l'Intérieur a pris des mesures. Désormais, toute nouvelle demande de détention d'arme est confrontée au fichier des individus radicalisés.

L'affaire Adam Djaziri, tué le 19 juin dernier sur les Champs-Élysées alors qu'il attaquait des gendarmes au nom de Daech, avait suscité une vive polémique. Fiché S (pour Sûreté de l'État) en septembre 2015 par la DGSI, le djihadiste détenait, à la stupeur générale, un permis de détention d'arme en tant que «tireur sportif». À l'époque de son obtention, rien ne s'y opposait puisque son casier judiciaire était vierge et qu'il ne présentait aucun antécédent psychiatrique. Vérifications faites, son profil est loin d'être isolé. Comme l'a révélé le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, une petite centaine d'individus inscrits au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) détiennent un permis de détention d'arme. Malgré son inscription à ce fichier, Adam Djaziri avait même vu son permis renouvelé en 2017. «Pour ne pas éveiller les soupçons», avait plaidé un haut responsable du renseignement. Le grand public était médusé et les professionnels commençaient à se lasser de prêcher dans le désert.

«Depuis plus de vingt mois que les trois fédérations de ball-trap, de tir sportif et de chasse demandent que l'on croise les fichés S avec la base des détenteurs d'armes !, s'exclame Yves Gollety, patron de la chambre de commerce des armuriers de France. Il est grand temps que l'administration fasse le tri et écarte les radicalisés autant que de besoin, comme elle le fait déjà depuis des lustres pour les auteurs de violences conjugales, les affaires d'alcoolémie ou encore les querelles de voisinage…» Sous l'impulsion du président de la République, qui a pris en compte cet épineux problème dès le Conseil de défense du 21 juin dernier, l'hôte de la Place Beauvau a demandé un recensement exhaustif pour identifier les cas litigieux. «J'ai écrit à l'ensemble des préfets pour regarder ces situations-là et j'ai demandé (…) d'identifier l'ensemble des individus inscrits au FSPRT de manière à pouvoir agir et traiter les problèmes», a détaillé Gérard Collomb lors d'une audition devant le Sénat, dans le cadre de l'examen du projet de loi antiterroriste.

Bien décidé à ne pas esquiver, il a assuré que «les préfets sont priés d'agir pour faire en sorte que l'on revienne à un état normal par rapport à ce qui est apparu à tous nos concitoyens comme un dysfonctionnement important». Toute nouvelle demande de détention d'armes est désormais confrontée au fichier des radicalisés et les préfets doivent remonter chaque semaine un état des lieux au ministre. «En France, la loi est écrite pour décourager ceux qui veulent acquérir une arme à feu», observe Yves Gollety. Outre les vérifications des antécédents psychiatriques et du casier judiciaire, les postulants suivent un parcours du combattant. Ils doivent d'abord obtenir un carnet de tirs mentionnant au moins trois séances espacées de deux mois, puis patienter environ six mois de plus, le temps que la préfecture délivre leur sésame. La mise en œuvre programmée du croisement systématique des fichiers, pour l'ensemble des détenteurs légaux d'armes, devrait réduire le nombre des «angles morts».

 

Source : Le Figaro.fr

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