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Annulation de découvert abusive, gestionnaire de compte injoignable voire inexistant, support téléphonique clientèle sans pouvoir, facteur qui ne sonne pas à la porte et ne dépose pas les récépissés de recommandés dans la boîte aux lettres, colis livrés chez d'autres personnes que le destinataire (avec contrefaçon de la signature de ce dernier), courrier qui n'arrive jamais. Fermeture des bureaux de poste dans les petits villages, et même certaines grande villes comme Étampes, obligeant des personnes de 73ans à faire 6 km à pieds pour allez chercher leur colis au supermaché du coin (et que dire si ce sont de gros colis à emporter), suppression des distributeurs de billets lors de la fermeture des bureaux de poste (malgré leur promesse de les maintenir), laissant les personnes âgées isolées livrées à elles-mêmes. Support par email qui se permet de se moquer des clients (même s'ils n'ont plus rien à manger), frais bancaires abusifs lors de rejets, temps d'encaissement des chèques anormaux. Je ne parle même pas des dates de valeurs sur les virements lorsqu'ils ne sont pas internes à la banque. Voici le triste constat des actes de la banque postale qui se prétend citoyenne (dont nous sommes clients ma femme et moi depuis 25 ans !)

Aussi, je me permets de vous rappeler que les banques et le CAC 40 reçoivent 30 milliards d'€uros de la BCE tous les mois, avec NOTRE argent. Qui plus est, elle crée l'argent à partir du vide (ex-nihilo). Je vous repasse donc le témoignage de Bernard Maris qui a été « Malencontreusement » tué lors de l'attaque de Charlie Hebdo, était-ce parce qu'il a expliqué le fonctionnement de l'argent dette ? (voir vidéo ci-dessous). Je vous engage toutes et tous à regarder le documentaire «L'argent dette», et pour comprendre comment les Banques se moquent de nous, consultez les informations complémentaires en bas d'article, car la garantie des dépôts est une fable, et elles ont même le droit, en cas de faillite, de saisir l'argent sur votre compte courant légalement.


Conseiller général de la Banque de France, classé à gauche, l’économiste Bernard Maris a lâché le morceau dans un documentaire récent, "La Dette", produit par Nicolas Ubelmann et Sophie Mitriani. Lorsqu’on lui pose la question : "D’où vient l’argent que prêtent les banques ?", il répond avec franchise : "Elles le fabriquent elles-mêmes avec l’autorisation de la banque centrale (…) Quand on a compris ça, on a tout compris à la monnaie. C’est que la banque fabrique à partir de rien de l’argent. C’est le métier du banquier. La banque crée ex nihilo de l’argent. Cela c’est quelque chose qui est très difficile à comprendre." A noter que Bernard Maris vient de virer sa cuti sur l’euro… (ci-dessous.)

Update 03.10.2017 : Découvrez en plus sur la création monétaire et le fonctionnement de l'argent dette ICI :  L'argent dette de Paul Grignon

Je vire ma cuti

Par Bernard Maris

J’ai voté oui à Maastricht, oui au traité Constitutionnel. Aujourd’hui je pense qu’il faut quitter la zone euro.

Il n’est jamais trop tard (même s’il est bien tard) pour reconnaître qu’on s’est trompé. J’ai cru, pauvre nigaud, qu’une monnaie unique nous mettrait sur la voie d’une Europe fédérale.

(Pourquoi une Europe fédérale et non la « France éternelle », d’ailleurs ? Parce qu’une Europe unie me semblait plus civilisée que le reste du monde et mieux à même de contrer ces crétins d’Amerloques, ces brutes de Russes, cette affreuse dictature chinoise et le reste du monde. Bien.)

Donc monnaie unique, pouvoir régalien de battre monnaie supranational, tout ça conduisait à un État fédéral.

Idiot.

Les États conservaient l’autonomie fiscale, il n’y avait pas de budget fédéral. Dès lors au lieu de s’unir, à cause de la monnaie unique, les États allaient se lancer dans une concurrence fiscale et budgétaire : ils allaient organiser leur budget à leur manière, sous le parapluie de l’euro. Les Grecs par exemple empruntaient en Euro, mais remboursaient en « économie grecque », c’est-à-dire en féta et fromage de chèvre. Les Allemands empruntaient en euros, et remboursaient en Porsche et Mercédès, les Français en sacs Vuitton, etc.

De sorte que les emprunts en monnaie unique, n’empêchaient pas la séparabilité des dettes : une dette grecque vaut du fromage, une dette allemande des machines outils et de la technique de pointe. Chacun son truc.

Plus l’euro était fort, plus les Allemands étaient contents, car ils vendent des machines dont personne ne peut se passer : ils les vendaient donc de plus en plus cher, investissaient dans des machines de plus en plus performantes et un service après vente impec, tandis que les Grecs ne parvenaient plus à vendre leur fromage ; à tel point que l’industrie agroalimentaire allemande finit par récupérer la fabrication de fromage grec (authentique).

Quel intérêt ont les Grecs à rester dans la zone euro ? Aucun. Ils finiront d’ailleurs par être foutus dehors par « les marchés » (les prêteurs en euros qui, comme tous les prêteurs, préfèrent prêter aux riches qu’aux pauvres).

Les Français ont également payé affreusement la politique de l’euro fort. Pourquoi une politique de l’euro fort ? Parce que l’industrie allemande est heureuse avec un euro fort, et parce que les rentiers du monde entier sont heureux avec un euro fort. Quand tu prêtes, tu souhaites que ton capital garde de la valeur. Plus l’euro monte, plus ton capital prend de la valeur, plus tu es content. Une monnaie forte est faite pour les prêteurs (les rentiers), une monnaie faible pour les emprunteurs (les ménages, les entreprises si elles sont situées en bas de l’échelle de production, si leurs produits sont en concurrence).

L’euro fort a détruit l’industrie française. D’autres facteurs ont aidé : la nullité des patrons français, l’insuffisance de la recherche, le transfert massif des « intelligences » (sic) vers la finance au détriment de l’industrie. Soit on reste dans l’euro, et on accepte qu’il n’y ait plus aucune industrie en France, qu’il ne reste que du tourisme et un peu d’industrie informatique liée aux média, mais ni avions, ni industrie pharmaceutique, ni biotechnologies, ni voitures évidemment, ni rien, soit ont sort de l’euro et on sauve ce qui peut être sauvé.

Pourquoi faudrait-il sauver l’industrie, ducon ? Parce que la recherche appliquée peut booster la recherche fondamentale : il y a une synergie entre les deux. Si l’on veut une recherche de qualité, il faut un minimum d’industrie (cela dit, on peut se foutre complètement de la recherche et dire « vive les Amish », ce que je comprends). Si l’on veut une « transition énergétique », il faut un minimum d’industrie.

Mais si on sort de l’euro, tout se casse la gueule, non ?

Et non… (A Suivre)

 

Informations complémentaires :

Banque Postale Voleurs

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