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De toutes manières les députés ne servent pas à grand chose puisqu'ils ne font qu'appliquer en droit français les directives de Bruxelles... (Informations complémentaires)

Proportionnel 05 04 2018
Emmanuel Macron a trouvé un accord avec Gérard Larcher sur la réforme des institutions... mais mécontente
son allié François Bayrou, qui exigeait plus de proportionnelle.

Les députés siégeant dans l’Hémicycle lors des questions au gouvernement, ce mercredi 4 avril, ont découvert en direct sur leurs téléphones portables à quelle sauce ils allaient être mangés. C’est tranché : Emmanuel Macron veut 30% de parlementaires en moins - il avait promis pendant sa campagne de réduire « d’environ un tiers » le nombre de députés et sénateurs - et une dose de 15% de députés élus à la proportionnelle. Des annonces détaillées un peu plus tard à Matignon par Edouard Philippe lors d’une déclaration à la presse.

Ces décisions sont issues d’intenses négociations entre Emmanuel Macron et Gérard Larcher, qui se sont poursuivies jusqu’à ce mercredi. Le chef de l’Etat a en effet besoin de la droite sénatoriale, majoritaire à la chambre haute, pour voter la baisse du nombre de parlementaires, mais aussi la limitation du cumul des mandats dans le temps. Le président LR du Sénat avait notamment posé comme ligne rouge le maintien d’au moins un sénateur par département. Et de son côté, le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, avertissait encore mercredi matin sur RTL qu’un dose de 30% n’était « pas possible » car cela « sacrifierait les territoires les plus fragiles »...

Bayrou voulait "entre 20 et 25%" de proportionnelle

Si la réforme était votée, le futur Sénat serait composé de 244 sénateurs, contre 348 actuellement. Côté Assemblée nationale, le futur Hémicycle compterait 404 députés - contre 577 actuellement - dont 61 seraient élus au scrutin proportionnel. En arrêtant cette dose de 15%, Emmanuel Macron risque de mécontenter son allié François Bayrou. Il y a deux semaines, le patron du MoDem exigeait en effet dans Le Monde « entre 20 et 25% minimum » de proportionnelle. « Autrement, cela veut dire que l’on ne changerait rien », assénait-il. Malgré ses discussions régulières avec le chef de l’Etat sur le sujet, il n’a pas obtenu gain de cause.

François Bayrou ne s’est donc pas privé de formuler rapidement ses réserves après les annonces d’Edouard Philippe. Ces mesures ne sont qu’« un point de départ et non pas un point d'arrivée », a-t-il déclaré à l’AFP. Pour le maire de Pau, « il y a beaucoup de choses qu'on peut améliorer dans ce texte, grâce au débat parlementaire. Il faudra trouver le bon équilibre, celui qu'Emmanuel Macron a proposé aux Français lors de la campagne présidentielle ». Le hic, c’est que si le candidat Macron avait bien promis une dose de proportionnelle afin de convaincre Bayrou de le rallier, il s’est toujours soigneusement retenu de donner un chiffre... Alors que la réforme doit être présentée le 9 mai en Conseil des ministres, le sujet pourrait tendre l’ambiance entre les macronistes et leurs petits camarades du MoDem ces prochaines semaines.

 

Source : Marianne.net

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