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La corruption nous tueras toutes et tous..... (Informations complémentaires)

Glysophate 25 05 2018
Un article du projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation pour sortir du glyphosate dans les trois ans a été
retiré. LP/Philippe Lavieille

Le projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation est arrivé à l’Assemblée ce mardi. Le texte fait l’impasse sur l’interdiction du glyphosate d’ici 3 ans. Les associations environnementales montent au créneau.

Le glyphosate doit être interdit en France « au plus tard dans 3 ans ». C’est Emmanuel Macron qui l’a promis. Il l’a même écrit dans un tweet présidentiel le 27 novembre.

Pourtant alors que les députés examinent en séance cette semaine le projet de loi agriculture et alimentation, un des chantiers phare du quinquennat, on n’y trouve rien, pas un mot sur cette substance jugée dangereuse.

Ce silence inquiète les associations de consommateurs et environnementales qui ont lancé ce week-end une pétition contre ce qu’ils considèrent comme « un rétropédalage du gouvernement ». Elle affichait mardi soir plus de 40 000 signatures au compteur.

« C’est ahurissant ! Commente François Veillerette, président de l’ONG Générations futures qui milite depuis des années contre l’utilisation de cet herbicide. Le gouvernement français s’est simplement couché devant la FNSEA, le syndicat majoritaire des agriculteurs. »

« C’est insupportable que ce ne soit pas dans la loi »

Au ministère de l’Agriculture on estime que l’interdiction ne doit pas s’inscrire dans le cadre législatif. « Une excuse inentendable, s’étrangle François Veillerette. C’est sous ce prétexte qu’un article proposé par le député Moreau pour sortir du glyphosate a été retiré, on nous avait promis que les mesures adéquates seraient inscrites dans le plan phyto. Faux, le plan a été publié, il n’y a rien ! C’est insupportable que ce ne soit pas dans la loi. »

Le glyphosate quittera-t-il nos champs avant 2021 ? Sur cette question, on sent des hésitations jusqu’au sein du gouvernement : d’un côté, le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert ne veut pas de « surtransposition », comprenez puisque la Commission européenne n’a réautorisé le glyphosate que pour cinq ans, n’allons pas plus vite…

De l’autre, Nicolas Hulot, son collègue en charge du développement durable, défend une interdiction avant 2021. Et environ cinquante députés de la majorité présidentielle vont proposer de réintégrer un amendement dans ce sens.

Un trombinoscope pour dénoncer

« Avec des dérogations, pour les secteurs ou les moments où le glyphosate ne peut pas être remplacé, notre proposition pour interdire le glyphosate est 100 % en phase avec l’engagement présidentiel », explique le député Matthieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot. Parmi les dérogations, les vignes installées sur des terrains à fortes pentes qui rendent très complexe le désherbage mécanique.

L’interdiction réapparaîtra-t-elle dans la loi à la faveur du débat parlementaire ? « Probablement pas, concède un connaisseur du rapport de force parlementaire, mais au moins le débat aura lieu. » Les associations espèrent encore peser par la pétition.

« Nous allons aussi réclamer un vote public et mettre en place un trombinoscope sur notre site pour afficher les députés qui refusent de protéger la santé de leurs citoyens », menace Matthias Chaplain, de l’ONG Agir pour l’environnement.

En Angleterre et aux Etats-unis où la technique est commune pour faire pression sur les pouvoirs publics on parle de « name and shame » : nommer et faire honte.

Pourquoi interdire le glyphosate ?

Le glyphosate, un herbicide généraliste composant du best-seller Roundup, a été classé parmi les cancérigènes probables chez l’homme en 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence de l’Organisation mondiale de la santé.

Cette substance est jugée dangereuse par les défenseurs de l’environnement, mais une grande partie du monde agricole veut pouvoir continuer à utiliser.

Depuis le 1er janvier 2017 les collectivités locales ont interdiction d’utiliser tout pesticide chimique dans les espaces publics. L’année prochaine, ce sera au tour des particuliers de se passer des produits phytosanitaires.

Quant aux agriculteurs, ils bénéficient d’un sursis pour encore au moins trois ou cinq ans, selon ce que décideront l’Union européenne et la France.

 

Source(s) : Le Parisien.fr via Contributeur anonyme

Informations complémenaires :

 
 
Glyphosate 28 09 2017 

 

 

 

 

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