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Ils ont raison d’être inquiets et je les comprends, car j’ai mon beau frère qui est routier depuis 20 ans au moins, et il me parle de la concurrence des pays de l’Est, où tout les prix sont tirés vers le bas. Les mecs roulent 24h/24h et se relaient à deux ou trois dans leur camion. C’est de la concurrence déloyale, car ces pays n'ont pas notre niveau d’évolution, ils n’ont pas le même système de santé, pas le même niveau d’éducation, pas les même prestations pour la population (retraites, etc.). Les charges des entreprises sont donc moins élevées (les salaires et les prix aussi) c’est donc une concurrence déloyale, et c’est CE niveau de prestation que l’EUROPE veut pour tous les pays, niveler les niveaux vers le BAS et vous livrer en pâture (sans aucune protection) à votre employeur. Qui plus est, en vous imposant la « mobilité », car s'il n’y a pas de travail en France il faut bouger à l’étranger. Un homme nomade sans attache et apatride, le rêve de Jacques Attali en somme, le mentor (faut-il le rappeler ?)  d’ ... Emmanuel  Macron... ; )

Update 09.12.2018 : La grève des routiers annulée, la CGT et FO ayant levé leur appel (Europe1.fr)

Les fédérations CGT et FO du secteur du transport routier ont appelé à la grève à partir de dimanche soir 22h et pour une durée indéterminée afin de défendre le pouvoir d'achat, qualifiant de «miettes» les mesures annoncées mardi par le Premier ministre.

Les routiers pourraient eux aussi se lancer dans un mouvement de contestation. C'est du moins ce que souhaitent les fédérations CGT et FO qui ont appelé à la grève à partir de dimanche soir 22h et pour une durée indéterminée. En ligne de mire des deux syndicats figure le pouvoir d'achat. Mécontents des mesures annoncées mardi par le Premier ministre, la CGT et FO les qualifient de «miettes».

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Les deux syndicats sont par ailleurs mécontents d'une récente décision du Conseil d'État qui a annulé les dispositions d'un décret de 2016 fixant des majorations de 25% et 50% aux heures supplémentaires des chauffeurs routiers, et ils réclament «une réunion en urgence» au ministère des Transports, dans un communiqué commun. «Ni le courrier reçu ce jour de Mme la ministre Élisabeth Borne, ni les explications du conseiller social du ministère, ne nous ont convaincu, bien au contraire !», écrivent les deux syndicats de concert dans leur communiqué. «Nous sommes persuadés que depuis la décision du Conseil d'État, le verrou des heures supplémentaires majorées a sauté pour le transport routier de marchandises», ajoutent-ils.

Le ministère des Transports a immédiatement réagi : «Les deux organisations syndicales concernées prennent un mauvais prétexte pour lancer un appel à une grève qui n'a aucune raison d'être», affirme-t-il dans un communiqué, alors que le gouvernement est englué dans le conflit des «gilets jaunes».

Une perte de «300 à 1200 euros par mois»

Depuis le rendu de cette décision, la CGT estime qu'elle «risque d'avoir des répercussions négatives sur (le) pouvoir d'achat» des routiers. Lundi, elle avait appelé à des journées d'actions à partir du 14 décembre. Elle a donc accéléré son calendrier.

La décision du Conseil d'État, ramenant à 10% les majorations des heures supplémentaires des routiers, leur ferait «perdre entre 300 et 1200 euros par mois», avait déclaré lundi à l'AFP Patrice Clos, secrétaire général de FO Transports et Logistique. En début de semaine, le ministère avait affirmé à l'AFP que cette décision, datée du 28 novembre et annulant un décret du 17 novembre 2016, «n'aura aucune conséquence et ne change rien en pratique». «Elle était attendue pour des raisons juridiques et avait été parfaitement anticipée par le gouvernement», selon le ministère. «Un article du projet de loi d'orientation des mobilités (article numéro 42), qui vient d'être présenté en Conseil des ministres, prévoit de sécuriser la primauté de l'accord de branche pour déterminer les taux de majoration des heures supplémentaires. Cela restera donc toujours l'accord de branche qui s'appliquera en la matière, aujourd'hui comme demain», a expliqué le ministère. C'est ce qu'a confirmé la ministre dans un courrier aux organisations patronales et syndicales du secteur en date du 4 décembre.

Depuis le 20 novembre, FO transports, troisième organisation du secteur, soutient le mouvement des «gilets jaunes». Le syndicat n'avait alors pas exclu la possibilité d'appeler à la grève.

Le secteur, qui regroupe les chauffeurs routiers, les ambulanciers, les transporteurs de fonds ou les déménageurs, compte quelque 700.000 salariés, selon FO. La CFDT Route, premier syndicat du transport routier et de la logistique devant la CGT, avait elle décidé de ne pas appeler ses adhérents à rejoindre le mouvement, tout en exhortant le gouvernement à rétablir un «dialogue social normalisé».

 

Source : Lefigaro.fr

 

Informations complémentaires :

Greve Routier 05 12 2018

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