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Encore une belle victoire de l'Éducation nationale (idem pour l'enseignement privée), du patronat, et des gouvernements successifs. Note d'espoir toutefois, un de mes fils Alexandre qui est dans ce cas de figure a reçu son appel pour sa journée de mobilisation militaire. La mission locale, elle aussi, essaye de trouver avec lui une orientation qui lui plaise, mais il est tombé sur un patron salaud, en formation de pâtisserie, qui l'a exploité et l'a viré au bout de 3 semaines, sans même lui donner d'explications, ou même 1 €uro de dédommagement. Du coup, il est un peu échaudé maintenant, car il s'était donné à fond... Du reste il a quand même démarché plusieurs patrons (téléphoniquement je l'admets), mais pas un ne l'a pris en stage (gratuitement j'entends juste pour avoir une expérience professionnelle en plus et trouver sa voie), pour rappel 7% d'apprentis en France, alors qu'on en compte 19% en Allemagne. Pour ce qui est de l'intérim, impossible d'avoir une mission si vous n'avez pas déjà 6 mois d'expérience préalable dans une entreprise (comment voulez-vous avoir de l'expérience si on ne vous donne JAMAIS votre chance ?). On peut aussi remercier « les compagnons du devoir » qui, apparemment, ne se font même pas un « devoir » de répondre aux courriers qu'on leur envoie. Ainsi que notre Intermarché du coin qui ne veut pas prendre de jeunes qui ne sont pas scolarisés parce que cela leur coûte 8% de plus.... Connards.

Bon pour être toutefais honnête tout n'est pas noir non plus, mon autre fils Thomas qui est un peu plus âgé (et plus assuré au téléphone), qui se dirigeait vers l'informatique et que j'ai réussi à dissuader à cause de ce que j'ai entendu du programme de l'école 42 en assistant à leur réunion préalable d'intégration (il avait passé tout les tests en ligne avec succès), sachant aussi très bien l'impact de la mondialisation et de la concurrence des Indiens et autres joyeusetés dans le domaine, il a trouvé par les mêmes démarches et rapidement (une fois qu'il s'était décidé) un stage en boulangerie, du coup il a enquillé un CAP sur deux ans et travaille depuis 2 mois... Et son patron a vu tout son potentiel et en est très content, c'est donc un échange gagnant / gagnant, car le patron le paye moins cher qu'un salarié classique certes, mais il le FORME en condition réelle, et cela, dans le cadre de son projet professionnel, ça n'a pas de prix.

Update 23.01.2019 : L’Assemblée nationale entérine 40 milliards d’euros de cadeau fiscal au patronat

Jeunes Oisifs 23 01 2019
Un nombre aberrant de jeunes Français se trouvent aujourd'hui à l'écart de toute activité productive. Photo d'illustration. Crédits photo : 211600624/leszekglasner - stock.adobe.com

ANALYSE - Ces chiffres de l'OCDE sur les 15-34 ans résument tout le mal français.

Deux longs mois d'hiver et de ténèbres où il n'est question que de pouvoir d'achat et de justice fiscale. La croissance, le chômage, les déficits, la conjoncture internationale pour le moins incertaine, etc., tous les autres aspects de la vie économique et sociale du pays sont passés à l'as. La France vit sur son rond-point, comme Diogène sur son tonneau, hors du monde. Chacun de nous est devenu la dupe consentante de cette obsession nationale de la fiscalité portée à incandescence comme jamais. Et pour sa part Emmanuel Macron est le premier à en être prisonnier.

Dans sa «lettre aux Français» publiée le dimanche 13 janvier à 20 heures tapantes pour présenter le grand débat national, le président de la République a exposé sa conception des discussions lancées officiellement deux jours plus tard, le 15 janvier à Grand-Bourgtheroulde, dans l'Eure. Rien de plus légitime alors que l'idée de cette thérapie de groupe à l'échelle de l'Hexagone lui revient, quoi qu'on en pense. De même, était-il normal que le chef de l'État énumère une trentaine de questions qu'il souhaite voir évoquer. Le mot «impôt» (ou ses synonymes «taxe» et «fiscalité») revient à douze reprises dans sa lettre, reflétant la délétère passion française pour les polémiques fiscales. En revanche, les mots «jeunesse» et «production» sont totalement absents de son propos.

Les trois «ni»

C'est là que le bât blesse. Car s'il est un problème douloureux, à la racine de tous nos maux, c'est bien celui-ci : un nombre aberrant de jeunes Français se trouvent aujourd'hui à l'écart de toute activité productive, dans la plus parfaite oisiveté, «la mère de tous les vices» selon la sagesse populaire. Ainsi l'OCDE, l'Organisation de coopération et de développement économiques, vient-elle de calculer ce chiffre terrifiant présenté l'autre semaine lors d'un séminaire OCDE-Ajef (Association des journalistes économiques et financiers) : «En France, 3 millions de personnes, âgées de 15 à 34 ans, ne sont ni en enseignement, ni en formation, ni en emploi, dont 40% sont de jeunes issus de l'immigration», a-t-il été dit lors de cette réunion consacrée à l'intégration des migrants dans les pays de l'OCDE.

Précisons bien chacun de ces termes et des chiffres tels que nous les a communiqués Jean-Christophe Dumont, chef de la division des migrations internationales à l'OCDE. Les trois «ni», «ni en emploi, ni en enseignement, ni en formation» forment désormais le concept le plus pertinent pour appréhender la situation des jeunes vis-à-vis du marché du travail. Ce que les Anglo-Saxons, qui adorent les acronymes, appellent les «NEET» (not in employment, education, or training), notion développée à la fin des années 1990, dans un rapport de l'administration britannique.

L'UE a demandé à la France (ainsi qu'à l'Autriche et à la Belgique) «d'améliorer l'insertion sur le marché du travail des descendants d'immigrés»

Les eurosceptiques vitupéreront contre «ces eurocrates qui se mêlent de tout». Mais il faut se rendre à l'évidence : notre pays intègre certes très difficilement ses immigrants mais tout aussi mal «les Français de souche» pour dire les choses crûment. Et d'ailleurs on se demande comment l'Hexagone pourrait être une terre d'asile accueillante alors qu'il est incapable de bien traiter ses autochtones. La comparaison avec l'Allemagne est édifiante, qui affiche une proportion des 15-34 ans «ni en emploi, ni en enseignement ni en formation» de 7% pour ses autochtones et de 10% pour les personnes issues de l'immigration. La Suède et la Suisse ont des performances similaires.

En l'occurrence le territoire français est l'un des plus désœuvrés de l'OCDE, ce «club des pays riches» comme on la présente souvent. De même la France arrive dans le dernier tiers du classement de l'OCDE mesurant les compétences de base des adultes en lecture et en calcul (enquête PIAAC). Le tableau est cohérent : la difficulté des jeunes Français à s'employer découle directement de leurs carences culturelles sur un marché mondial ultraconcurrentiel. «Quand je me regarde je me désole, quand je me compare je me console» : ce proverbe nous a longtemps servi de viatique. Il est, hélas, devenu obsolète. Un vrai sujet de débat !

 

Source : Le Figaro.fr

 

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