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Étienne Chouard dans le Figaro, pas de doutes « il se passe quelque chose... » ; )))) Vous voyez, c’est pour cela que je dis qu’ils sont biens. Certes, ils sont de droite, ça il n’y a pas  d'ambiguïté là-dessus, mais ils gardent une forme d’éthique, et ça, cela devient rare. C’est pourquoi nous y sommes abonnés (en plus ils proposent un paiement mensuel, contrairement à Marianne).

PORTRAIT - Depuis le début du mouvement des «gilets jaunes», ce professeur de droit et d'économie enchaîne les conférences et court les ronds-points pour défendre l'avènement d'une nouvelle démocratie.

«Ce n'est pas le moment de roupiller, il se passe un truc que j'attends depuis quinze ans !» Étienne Chouard, 62 ans, professeur de droit et d'économie au lycée Marcel-Pagnol de Marseille, multiplie depuis le début du mouvement des «gilets jaunes» les conférences, quand il ne court pas les péages filtrants et les ronds-points.

Très populaire sur Internet - il compte 140.000 abonnés sur Facebook, 30.000 sur Twitter -, l'enseignant au teint hâlé et à la chemise immaculée déroule son discours devant un public captivé par ses formules. Comme : «Élire n'est pas voter, mais renoncer à voter», ou : «Toute loi doit être votée par les citoyens, sinon elle est nulle», un adage inspiré de Rousseau qu'il aimerait voir inscrit dans une Constitution remplaçant celle de 1958, «écrite par des morts pour des vivants».

Pour lui, l'avènement d'une nouvelle démocratie est une question de «mois». «Nous n'avons jamais été aussi près, ça grandit à toute vitesse. On n'est pas encore suffisamment nombreux pour renverser le gouvernement, mais une fois que nous serons majoritaires, la subversion deviendra légitime et la police et l'armée se mettront du côté du peuple», avance-t-il, condamnant des violences qu'il met au compte des «provocations policières».

Émancipation

Étienne Chouard fait irruption sur la Toile au moment du vote sur le traité européen, en 2005. «Je me suis penché sur ce que je considère comme une “anticonstitution”. J'ai reçu en deux mois 12.000 mails après avoir publié un texte sur mon site», se souvient-il. Depuis, «jour et nuit», le professeur de BTS n'arrête pas. «Je passe mon temps à chercher ce qui va rendre possible l'émancipation du plus grand nombre par rapport aux riches», dit-il.

Aujourd'hui pointé du doigt pour de supposées amitiés avec le polémiste Alain Soral, il se dit traité «comme un monstre» par les médias. «Le projet que je défends est pourtant antityrannique, donc évidemment antifasciste», se défend-il. Au début du mouvement des «gilets jaunes», Étienne Chouard a d'abord cru à «une révolte sociale de plus». «Puis, quand j'ai vu apparaître au milieu des doléances le référendum d'initiative citoyenne, je me suis dit qu'il se passait quelque chose de particulier. Avec le RIC, je ne dis pas “je veux telle loi”, mais “je veux que les lois soient écrites comme ça et voilà le rôle que je veux y jouer”, et ça, c'est extrêmement subversif», assure l'enseignant.

Dans la foulée, il entre en contact avec Maxime Nicolle, alias «Fly Rider», une figure du mouvement. «Je lui ai parlé, ça s'est bien passé, mais il avait déjà compris ce qui était important. J'ai simplement insisté sur l'idée qu'on serait plus puissants en se concentrant sur le RIC», confie-t-il.

Chaque conférence qu'il donne se compose d'un exposé théorique suivi d'un «atelier constituant» où les spectateurs sont invités à prendre la plume pour rédiger des articles de la future Constitution. «Je l'ai visionné à maintes reprises sur Internet, et je me dis que cet homme-là, c'est peut-être l'instrument de notre libération», glissait Chantal, 68 ans, une commerçante à la retraite venue entendre la bonne parole il y a quelques jours à Nice. «Depuis 2005, il s'est attaché à ce qu'il appelle “la cause des causes”, cette impuissance des politiques, qu'il a décodée en montrant qu'elle vient des représentants qu'on élit et qui nous trahissent après», décrypte un professeur à la retraite de Nice.

Quant au grand débat national, Chouard ne veut pas y consacrer «une minute» : «Notre émancipation ne viendra pas de là, mais des ronds-points et des péages où les “gilets jaunes” s'entraînent à écrire eux-mêmes la puissance politique que les élus ne leur donneront jamais.»

 

Source : Le Figaro.fr

 

Informations complémentaires :

Chouard 26 01 2019

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