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La gifle infligée par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Macron et à son « régime » est d’autant plus sévère que cette admonestation de répercussion mondiale est faite depuis la Suisse, petit pays ayant refusé d’entrer dans l’UE, et le surlendemain même de la publication de la « lettre de Macron aux Européens ».

Dans cette lettre bouffie d’orgueil et de fausses informations, le donneur de leçons de l’Élysée avait cru malin d’affirmer que « le modèle européen repose sur la liberté de l’homme, la diversité des opinions, de la création. Notre liberté première est la liberté démocratique » et de préciser que « nous devrons bannir d’Internet, par des règles européennes, tous les discours de haine et de violence, car le respect de l’individu est le fondement de notre civilisation de dignité ».

Voici que la réalité lui revient en pleine face comme un râteau : l’ONU rappelle au monde entier que s’il y a bien quelqu’un qui piétine la « diversité des opinions », qui se moque de « la liberté démocratique », qui propage « la haine et la violence » et qui n’a aucun respect pour les individus, c’est bien Macron l’éborgneur.

Du reste, plus personne n’est dupe à travers le monde : Macron est parvenu, en moins de deux ans, non seulement à se faire détester par 75% des Français, mais aussi par un nombre record de responsables politiques étrangers.

Que ce soit aux États-Unis, en Russie, en Chine, au Royaume-Uni, en Italie, en Pologne, en Hongrie, aux Pays-Bas, aux Comores, au Burkina Faso, au Ghana, au Venezuela, et même en Allemagne, les plus hauts dirigeants du monde ne supportent plus le menteur caractériel qui occupe le fauteuil de Charles de Gaulle. Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU vient de leur donner de nouvelles raisons de le tenir à distance.

FA

06 mars 2019

Source : UPR.fr

Onu Lbd 07 03 2019

VIDÉOS - Dans un discours à Genève, la Haut-commissaire aux droits de l'homme des Nations unies, Michelle Bachelet, a mis en cause les conditions du maintien de l'ordre lors des manifestations des «gilets jaunes». Des critiques déjà formulées en février au sein de l'ONU, mais aussi de l'UE et de la CEDH.

Le maintien de l'ordre en France est soumis à de sévères remontrances. Prenant la suite d'experts onusiens, de députés de l'Union européenne et de son homologue au sein du Conseil de l'Europe, la Haut-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Michelle Bachelet, a réclamé ce mercredi à la France une «enquête approfondie» sur les violences policières qui se seraient produites pendant les manifestations des «gilets jaunes» depuis la mi-novembre, ce qui lui a valu une sèche réplique de Paris qui dit ne pas l'avoir «attendue».

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«Il faudra expliquer à Madame le Haut-commissaire l'ensemble des faits d'extrême violence» notamment contre «les forces de l'ordre» ou les «biens publics», a répliqué sur BFMTV le Premier ministre français, Édouard Philippe, rappelant qu'«en France, on a un État de droit». «On n'a pas attendu le Haut-commissaire pour faire la lumière sur l'ensemble des faits dès lors qu'il y a des plaintes», a-t-il ajouté. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a, lui, rappelé que «162 enquêtes [de l'Inspection générale de la police nationale avaient été] ouvertes à la date du 1er mars». 12.122 tirs de LBD, 1428 tirs de grenades lacrymogènes instantanées et 4942 tirs de grenades de désencerclement ont été comptabilisés par le ministère de l'Intérieur à la date du 4 février.

Dans un discours prononcé devant le Conseil des droits de l'homme à Genève, l'ancienne présidente du Chili en poste depuis six mois à l'ONU a déclaré que les «gilets jaunes» manifestent contre «ce qu'ils considèrent comme (leur) exclusion des droits économiques et de (leur) participation aux affaires publiques». «Nous encourageons le gouvernement (français) à poursuivre le dialogue et demandons urgemment une enquête approfondie sur tous les cas rapportés d'usage excessif de la force», a-t-elle ajouté. Michelle Bachelet a rappelé que «les inégalités touchent tous les pays». Elle n'a cité que la France comme pays prospère mais a dénoncé les répressions violentes des manifestations qui se sont produites récemment au Soudan, au Zimbabwe et en Haïti.

ONU, UE, CEDH : plusieurs précédents

La polémique a enflé, début janvier, après la grave blessure à l'œil à Paris d'une figure du mouvement des «gilets jaunes», Jérôme Rodrigues, à l'acte 11 de leur mobilisation. Les médecins lui ont diagnostiqué la perte de l'usage de l'œil droit, selon un certificat médical transmis à l'AFP. Selon le collectif militant «Désarmons-les», 20 personnes ont été gravement blessées à l'œil depuis le début du mouvement, mi novembre. Dans ce climat, les lanceurs de balle de défense (LBD) sont l'objet de toutes les critiques, mais le Conseil d'Etat n'a pas donné suite aux demandes de suspension de son utilisation, lancées notamment par la CGT et la Ligue des droits de l'Homme (LDH).

La Haut-commissaire onusienne aux droits de l'homme n'est pas la première représentante d'une instance européenne ou internationale à dénoncer l'usage excessif de la force dans les manifestations des «gilets jaunes». Le 14 février, un groupe d'experts du Conseil des droits de l'homme de l'ONU avait déjà publié un sévère communiqué sur le sujet, estimant que «le droit de manifester en France a été restreint de manière disproportionnée» et évoquant le chiffre de 1700 blessés. Le lendemain, ce sont des députés du Parlement européen qui ont voté une résolution pour «dénoncer le recours à des interventions violentes et disproportionnées de la part des autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques», sans citer expressément dans le texte les «gilets jaunes», qui ont néanmoins été évoqués lors des débats. Enfin, le 25 février, le Conseil de l'Europe, organisation qui regroupe 47 pays, a appelé la France à suspendre l'usage des LBD. «Les blessures occasionnées par des tirs de LBD révèlent un usage disproportionné de la force, ainsi que l'inadaptation de ce type d'arme au contexte d'opérations de maintien de l'ordre», a écrit la commissaire aux droits de l'homme de la CEDH, Dunja Mijatovic, dans un mémorandum de dix pages.

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Cette condamnation des Nations unies intervient aussi alors que les sénateurs ont décidé ce mercredi de voter le 12 mars prochain le projet de loi dit «anticasseurs», sans l'amender. Déjà votée en février à l'Assemblée nationale, elle est critiquée jusqu'au sein même de la majorité pour les interdictions administratives de manifester qu'elle introduit dans le droit français. Craignant une atteinte au droit de manifester, une cinquantaine de députés LREM se sont abstenus, une première depuis le début du quinquennat. Une loi qui a aussi inquiété les experts onusiens ainsi que la CEDH. Les premiers ont estimé que le texte législatif n'était pas conforme au Pacte international relatif aux droits civils et politiques auquel la France est partie. «De manière générale», la commissaire aux droits de l'homme de la CEDH, Dunja Mijatovic, avait, dans son rapport, «invité le législateur à se garder d'introduire dans le droit commun des mesures inspirées de l'état d'urgence».

 

Source : Le Figaro.fr

 

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