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Ça ne m'étonne pas, chez nous les factures de gaz et d'électricité sont de plus en plus difficiles à honorer, nous avons mis en place toutes sortes de stratégies pour limiter notre consommation, mais rien n'y fait, et à quatre pour une petite maison de 95m2 nous avons 450€ de gaz et d'électricité tout les deux mois, et je ne parle même pas du reliquat de 2000€ que nous avons chez eux. Bref, je le dis et je le répète, les postes de dépenses qui augmentent le plus sont l'énergie et l'alimentation, et ils ne sont pas pris en compte correctement dans le calcul de l'inflation.

Energie 14 05 2019
Le marché du gaz et de l’électricité est ouvert à la concurrence pour les particuliers depuis douze ans. -
Crédits photo : Andrey Popov/Andrey Popov - Fotolia

Le rapport du médiateur national de l’énergie est publié ce mardi. Il insiste sur la complexité du marché du gaz et de l’électricité pour le consommateur, avec de plus en plus de dossiers donnant lieu à des contestations auprès des fournisseurs.

Pour le consommateur domestique, le paysage de la fourniture d’énergie n’est décidément pas un long fleuve tranquille. À preuve, le rapport 2018 du médiateur national de l’énergie, publié ce mardi, fait état d’un bond de près de 40% du nombre de litiges en deux ans - avec une augmentation de 16% entre 2017 et 2018. En tout, près de 17.000 litiges ont été recensés sur cette période, dont 5000 environ ont fait l’objet d’une médiation - avec recommandations de solutions et/ou accords à l’amiable.

Le médiateur, Jean Gaubert, précise que toutes les catégories de litiges sont en hausse mais que certains dossiers subissent une inflation accrue. Dans le viseur du médiateur figure notamment le fournisseur transalpin Eni, actif à la fois dans le gaz et l’électricité. L’autorité indépendante épingle les problèmes de facturation récurrents liés à ce fournisseur. Par exemple, le consommateur ne reçoit pas de factures pendant des mois avant qu’une facture procédant à des rattrapages ne mette le doute dans son esprit, avec parfois des montants très élevés.

Interrogé par le Figaro, Daniel Fava, le directeur général d’Eni Gas & Power France, souligne d’abord que les retards de facturation ne concernaient en 2018 que 2,5% des clients d’Eni et ne représentent que 0,25% des dossiers traités par le médiateur. «Cependant, l’entreprise ne nie pas, ni ne sous-estime cette situation, principalement liée au succès de son lancement sur le marché de l’électricité.»

Les cas de déménagement-emménagement posent des problèmes

Elle travaille donc en étroite collaboration avec le médiateur et 75% des saisines recevables ont débouché sur un accord amiable pour lesquels, près de 9 fois sur 10, Eni a suivi les recommandations émises par le médiateur. «Pour aller au-delà, nous avons entamé une refonte de notre relation clients mettant la médiation au cœur des échanges», complète Daniel Fava qui rappelle aussi que début 2019, Eni a créé un service Consommateurs spécifiquement consacré au suivi individualisé des litiges.

Le dossier Eni n’est pas le seul pointé par le médiateur. Jean Gaubert rappelle aussi à l’ordre les opérateurs qui ne respectent pas l’interdiction légale de facturer des rattrapages de consommations de plus de 14 mois. Le médiateur souligne également que les cas de déménagement-emménagement posent aussi des problèmes. Concrètement, un consommateur qui résilie son contrat de fourniture quand il quitte son logement ne reçoit pas la facture de résiliation qui est acheminée au contraire vers le consommateur qui emménage et qui va disposer du même point de livraison de l’électricité.

Au regard de Jean Gaubert, tous ces dérapages sont d’autant plus inacceptables que le marché du gaz et de l’électricité est ouvert à la concurrence pour les particuliers depuis douze ans et que l’ensemble des procédures devrait maintenant être bien balisé.

 

Source : Le Figaro.fr

 

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