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Je confirme ce qu'il dit dans la vidéo. Nous, le courtier a refusé notre dossier, parce que les relevés de comptes faisaient mention de chèque en attente de provision, pas de refus, juste en attente, alors préparez-vous au moins 3 mois à l'avance, avec de super relevés de compte, si possible non débiteur.

Taux Negatifs 07 07 2019

Les taux d'intérêt n'en finissent pas de plonger sur les marchés financiers... Ce phénomène historique a des conséquences, parfois à double tranchant, sur l'ensemble des acteurs économiques...

(Boursier.com) — La chute vertigineuse des taux d'intérêt s'est accélérée ces dernières semaines, entraînant les marchés financiers vers des terrains jusqu'alors inconnus... En ce début juillet, dans le monde, plus de 13.000 milliards de dollars de titres obligataires portent désormais un taux d'intérêt négatif, signifiant que leurs acheteurs paient pour les détenir au lieu de recevoir un rendement positif. Le monde à l'envers... !

Les banques centrales à la manœuvre

Cette situation anormale dans l'univers financier est alimentée par les craintes d'un nouveau ralentissement de la croissance mondiale, qui devrait amener les banques centrales à prendre de nouvelles mesures de soutien dans les mois à venir. Or, elles avaient déjà sorti le "bazooka" contre la crise financière de 2008, et commençaient à peine à stabiliser ou à remonter leurs taux directeurs...

Ce mercredi, dans la zone euro, les rendement des emprunts d'Etat à 10 ans étaient inférieurs à zéro en Allemagne (-0,39%), en France (-0,11%), aux Pays-Bas (-0,23%) en Autriche (-0,11%) et en Suisse (-0,68%), tombant à leurs plus bas niveaux historiques. Même dans les pays dont la dette inquiète, comme l'Italie, les taux n'en finissent pas de baisser : ceux de la dette italienne ont plongé mercredi d'un quart de point à 1,58%, au plus bas depuis octobre 2016.

Concrètement, les taux très bas ou négatifs vont avoir des conséquences profondes sur l'économie, d'autant que les experts n'excluent pas une prolongation de cette situation sur le long terme, à l'instar du Japon, où l'inflation et les taux sont très bas, voire négatifs, depuis plus de 20 ans.

Qui profite des taux très bas ?

L'Etat, dont la charge de la dette ne cesse de diminuer grâce à la baisse des taux. Longtemps inquiets du niveau de la dette publique, les économistes jugent que les taux bas permettent aux Etats, dont la France, de financer des investissements favorables à la croissance ou financer la transition écologique. A condition de mener à cette occasion des réformes structurelles permettant de désendetter le pays à long terme.

Les emprunteurs privés, notamment pour leurs achats immobiliers. La moyenne des taux brut de crédit immobilier est tombée à 1,29% en mai, d'après l'Observatoire Crédit Logement/CSA, et devrait continuer de chuter. Maël Bernier, directrice de la communication du courtier Meilleurtaux.com, estime ainsi qu'"un taux à 1% pourrait se généraliser sur 20 ans, et même peut-être sur 25 ans pour les meilleurs profils".

Cependant, l'engouement pour la pierre se traduit aussi par une hausse des prix des biens qui, si elle s'emballait, pourrait avoir des conséquences négatives à moyen terme (bulle et risque d'éclatement).

Les marchés boursiers : l'absence de rendements sur les placements non risqués entraîne les flux de capitaux vers les actifs plus risqués. La baisse des taux profite aussi directement aux entreprises en allégeant la charge de leur dette, avec un effet positif sur leurs profits, et donc sur leur cours de Bourse. Les spéculations de baisse de taux sont le principal moteur de la Bourse avec les profits, comme en témoignent les niveaux record actuels de Wall Street.

L'or : le métal jaune vient de rebondir de 7,7% en juin, alors que l'or n'offre aucun rendement. Mais dans un environnement économique incertain, l'or retrouve son rôle de valeur-refuge et profite indirectement de la chute des rendement des obligations, qui ne lui font plus concurrence en tant que valeur-refuge.

Qui souffre des taux très bas ?

Les banques : les taux bas fragilisent l'équilibre financier du secteur bancaire, qui tire une grande partie de ses profits de la différence entre les taux auxquels il place ou emprunte, et les taux auxquels il prête. Le revenu d'une banque (son Produit net bancaire) est ainsi formé d'une part de la marge d'intermédiation sur ses activités de prêts, et d'autre part sur les commissions (frais bancaires, conseil, commissions diverses).

En Europe, les dépôts excédentaires déposés par les banques à la Banque centrale européenne (BCE), sont "taxés" depuis juin 2014 (taux de dépôt actuellement négatif de -0,4%), au lieu d'être rémunérés. Selon les analystes de Goldman Sachs, les banques européennes ont ainsi versé 7,4 milliards d'euros à la BCE en 2018, dont 57% revenant aux banques françaises et allemandes.

Les épargnants : la plupart des produits bancaires (livrets A et bancaires, PEL, PEP...) ainsi que les contrats d'assurance-vie en euros (composés d'obligations) rapportent désormais moins que l'inflation. Le rendement moyen des contrats d'assurance-vie en euros a été de 1,8% en 2018, selon la Fédération française de l'assurance (FFA), ce qui correspond précisément à l'inflation en 2018 mesurée par l'Insee. En clair, en termes réels (après inflation), le rendement moyen a été nul pour les détenteurs de ces contrats, et il risque fort de stagner voire diminuer encore en 2019 et 2020.

Les épargnants qui comptaient sur des revenus financiers complémentaires pour leur retraite risquent donc de déchanter dans les années à venir. En réaction, les gestionnaires d'assurance-vie incitent leurs clients de placer une partie de l'enveloppe d'assurance-vie sur les marchés d'actions (contrats dits en "unités de compte"), ce qui suppose d'accepter une prise de risque plus élevée. Placement préféré des Français, l'assurance-vie représentait en 2018, 1700 milliards d'euros d'encours, dont environ 1300 MdsE pour les fonds euros...

 

Source : Boursier.com

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