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C’est un problème, hélas, que je connais. Un de mes fils avait un léger retard étant petit, il avait droit à une assistante de vie scolaire, mais il ne l’a jamais eue, ni dans le public ni dans le privé. Résultat, il a foiré une bonne partie de sa scolarité, et a été exclu du système scolaire, car il n’y avait plus de place pour lui à sa rentrée en seconde (le public n’aime pas trop les enfants qui reviennent du privé). Ce que j’ai compris après, c’est qu’il y a des enfants avec des problèmes bien plus graves, c’est pour cela qu’il n’a jamais eu son AVS. Heureusement, maintenant il est plus aguerri et attaque un bac pro le 2 septembre (malgré les bâtons dans les roues que lui ont mis l’Éducation nationale, allant jusqu'à appeler le patron qu’il avait trouvé, pour lui déconseiller de le prendre comme apprenti, car il était déscolarisé depuis 2 ans, la faute à qui hein ?). L’exemple d’une amie, dont le fils est autiste, est tout aussi scandaleux, après 18 ans, plus de structure d’accueil pour lui, parce que la structure où il était pris en charge n’a pas fait le nécessaire pour déclarer son handicap avant ses 18 ans.

Alors que la rentrée approche, des familles se battent pour que leurs enfants atteints de handicap puissent être accompagnés dans leur scolarité.

Stanislas, 3 ans, a bien failli être privé de sa première rentrée. Malentendant et porteur de plusieurs handicaps sensoriels, il a besoin d'un Accompagnant d'élèves en situation de handicap (AESH). Mais à quelques jours de la rentrée, aucune nouvelle de l'administration. Alors, la maman s'est préparée à jouer les institutrices. Il y a deux ans, Laurence a déposé un dossier auprès de la Maison départementale des personnes handicapées et celle-ci lui a confirmé que Stanislas avait bien le droit à un accompagnateur. Pourtant, le verdict final est seulement tombé fin août 2019, à quelques jours de la rentrée. "C'est des nuits d'insomnie, des cheveux blancs que je ne compte plus depuis un an, c'est un beau bordel qu'on essaie de dédramatiser", raconte Laurence. 

4500 accompagnants recrutés pour la rentrée 2019

La priorité au handicap était une des promesses de campagne d'Emmanuel Macron. Pour la rentrée 2019, le gouvernement a annoncé une série de mesures en faveur de l'accompagnement, dont le recrutement de 4500 AESH. Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, veut rassurer les familles : "Le nombre d'accompagnants est là et maintenant il s'agit vraiment d'ajuster par rapport à chaque bassin d'emploi."

Meriem, elle, se bat pour que son fils de 16 ans, Abdoul, continue d'être scolarisé. Le jeune homme est atteint de trisomie 21 et d'autisme. Après plusieurs expériences décevantes, Meriem cherche un nouvel institut médico-éducatif (IME) pour son fils. "Ce que je souhaiterais, c'est un IME où il y a toutes les prises en charge : la scolarité, l'orthophonie, la psychomotricité. Ces trois choses-là sont indispensables", décrit-elle.

 

Source : Francetvinfo

 

Information complémentaire :

Handicap 31 08 2019

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