Les Français estiment qu’il faut 1760 euros par mois pour vivre (Le Figaro)

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Selon le baromètre annuel de la Direction statistique du ministère des Solidarités (Drees), le sentiment de pauvreté s’est aggravé fin 2018. Près d’un tiers des ouvriers se sentent pauvres et 90% d’entre eux estiment que les injustices sociales ne feront qu’augmenter.

Pauvrete 2019
Entre 2006 et 2016, le taux de pauvreté a augmenté partout en Europe, passant de 13,3% à 14% dans l’Hexagone.
LIONEL BONAVENTURE/AFP

Selon le baromètre d’opinion de la Direction de la recherche, des études de l’évaluation et des statistiques (Drees), les Français estiment qu’une personne seule doit disposer d’un revenu minimum de 1760 euros par mois pour vivre. Cette somme représente 71% de plus que le seuil de pauvreté dans l’Hexagone, établie à 1026 euros par mois pour une personne seule.

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En pleine crise du mouvement des «gilets jaunes», près de 18% des Français interrogés se sentaient pauvres fin 2018, contre 13% en moyenne les années passées. «La hausse n’est pas identique dans toutes les couches de la population», souligne Adrien Papuchon, chef du pôle études sur la redistribution à la Drees et auteur du baromètre. Près d’un tiers des ouvriers partagent ce sentiment de pauvreté, et 90% d’entre eux estiment que les injustices sociales ne feront qu’augmenter à l’avenir. 7% des professions intermédiaires se considèrent pauvres, contre 14% chez les employés. Par ailleurs, un quart des Français interrogés pensent qu’ils pourraient se retrouver dans une situation de pauvreté durant les cinq prochaines années.

Près de 9 millions de pauvres

Entre 2006 et 2016, le taux de pauvreté a augmenté partout en Europe, passant de 13,3% à 14% dans l’Hexagone. En France, près de 8,8 millions de personnes, dont 3 millions d’enfants, étaient en situation de pauvreté fin 2016. Cela signifie qu’elles disposent pour vivre de moins de 855 euros (seuil à 50%) ou 1026 euros (seuil à 60%) par mois. Les prestations sociales non contributives représentent au total 42% du revenu disponible de ces ménages pauvres (14% de minima sociaux, 14% d’aides au logement, 11% de prestations familiales et 3% de prime d’activité), soit environ 345 euros par mois.

Selon une étude de la Drees, ces prestations permettent de diminuer le taux de pauvreté de 8,2 points. En 2017, 4,22 millions de personnes étaient allocataires d’un minimum social. La même année, le pays a distribué près de 81 milliards d’euros de prestations sociales non contributives, c’est-à-dire celles non soumises au versement de cotisations sociales préalables mais financées par la solidarité nationale.

 

Source : Le Figaro via Contributeur anonyme

 

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