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Bonjour à toutes et à tous, 60h par semaine, avec par exemple 6 jours sur 7 à 10h par jour. Bref, comme je vous l’ai dit, j’ai un fils qui est apprenti boulanger, et en fait son patron ne le protège pas. C’est moi qui fournit les masques pour lui et pour la seule vendeuse sur 5 qui reste. J’avais décidé qu’il arrêterait de travailler, quand on aurait moins de 20 masques en rab, mais en fait ce n’est pas possible. Car son patron, qui lui doit déjà 45h d’heures supplémentaires, veut le mettre en congés s'il ne vient pas travailler, et non pas au chômage. Donc, après il n’aura plus de congés, et cela le met dans une position difficile vis-à-vis de son employeur pour son CAP. Donc, a priori ils vont réutiliser les masques et aller travailler, quitte à mettre toute la maison en danger, mais ça c’est une autre histoire. Alors, apprendre qu’il risque de faire 'officiellement' jusqu'à 60h par semaine, ça ne changera pas grand chose vu les horraires qu'il fait déjà, mais ça va être difficile dans une journée de 24h de l'exploiter  le faire bosser plus, enfin au moins si c'est 'officiel' il sera payé...

Penicaud 26 03 2020

TRAVAIL - Le gouvernement a pris ce mercredi 25 mars en Conseil des ministres une ordonnance imposant des dérogations au droit du travail, et permettant à des entreprises de certains secteurs de faire travailler leurs employés jusqu'à 60 heures par semaine. Qui est concerné ?

Ce mercredi 25 mars, le gouvernement a pris en Conseil des ministres plusieurs ordonnances pour sauver l'économie française de la crise qu'elle traverse en raison de l'épidémie de coronavirus. Parmi elles, l'une portant sur les "mesures d’urgence en matière de congés payés, de durée du travail et de jours de repos" entend rendre possible un temps de travail hebdomadaire de 60 heures. 

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, l'a affirmé lors du point presse post-Conseil des ministres : "de façon temporaire" pour faire face au "surplus d'activité" lié à la crise, "nous permettrons de déroger" au droit du travail. Ainsi, "le travail du dimanche sera ouvert, sur la base du volontariat", il sera possible d'effectuer "46 heures et non 44 heures en moyenne sur 12 semaines", et de travailler "jusqu’à 60 heures par semaine en respectant les temps de repos et en majorant les heures supplémentaires".  

Qui sera concerné par cette possibilité ? Les employés d'entreprises fabriquant des masques, des médicaments, les salariés dans le secteur de l'énergie, de la logistique, des télécoms, de l'agriculture ou de l'agroalimentaire, a donné en exemple Muriel Pénicaud.

Une mesure qui fait hurler à gauche

La mesure, censée selon le gouvernement "donner des instruments de souplesse aux entreprises", dont certaines doivent faire avec l'absence de salariés malades ou en garde d'enfants, fait hurler certains syndicats et partis politiques. "C'est une hérésie, c'est contre-productif, je suis en colère", a réagi sur RTL le secrétaire général de Force ouvrière, Yves Veyrier. "C'est une hérésie, parce que dans ces secteurs essentiels, on a besoin justement de ménager les salariés qui sont mobilisés. On risque d'ajouter au risque d'épidémie un risque de fatigue, d'épuisement par des temps de travail plus importants et des temps de repos réduits", a-t-il ajouté. 

Pour Jean-Luc Mélenchon (LFI) "le gouvernement fait payer aux salariés la crise sanitaire qu’il a contribué à renforcer par son impréparation". "Pour nous, le recul des droits sociaux met en danger la mobilisation sanitaire. Il faut au contraire que tout le monde contribue à l’effort collectif. Et il faut mettre chacun en sécurité sociale pour qu’il puisse participer à la mobilisation", écrit-il dans un communiqué publié ce mercredi.

 

Source : LCI.fr

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