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Woerth14072010

Eric Woerth n'aurait pas dû s'approcher autant des lumières de l'argent, tel un papillon attiré par un réverbère, il risque de s'y brûler les ailes..

PARIS (Reuters) - Eric Woerth a autorisé lorsqu'il était ministre du Budget la vente à des connaissances d'une parcelle de la forêt de Compiègne (Oise) à un prix très inférieur au marché, écrivent Le Canard enchaîné et Marianne.

Cette parcelle, comprenant un hippodrome et un golf, a été cédée de gré à gré 2,5 millions d'euros à une société de courses alors qu'elle en vaudrait dix fois plus, selon les hebdomadaires.

Le ministère du Budget a répondu que cette vente était "complètement régulière" et qu'elle s'est révélée bénéfique pour les finances de l'Etat.

"Quand vous avez un terrain qui ne vous rapporte quasiment rien, que vous ne pouvez pas louer à quelqu'un d'autre et que vous avez la possibilité de le vendre dans des conditions intéressantes à l'occupant, normalement vous le faites si vous préservez l'équilibre écologique", a-t-on déclaré.

La vente s'est faite sans enchères, ni appel d'offres alors que les sociétés de courses ne peuvent bénéficier d'un tel privilège selon une décision du Conseil d'Etat de 1979, avance le Canard enchaîné.

Six jours avant son départ du ministère du Budget, Eric Woerth, au centre d'une tempête politique dans l'affaire Bettencourt, aurait imposé par arrêté à l'Office national des forêts de vendre pour 2,5 millions d'euros "ce joyau de 57 hectares" à une association privée, la Société des courses de Compiègne jusqu'alors locataire des lieux.

Selon le Canard Enchaîné, cette parcelle de la forêt de Compiègne, ainsi que ses équipements, vaudrait au moins 20 millions d'euros.

"IL VAUT MIEUX VENDRE"

L'hebdomadaire Marianne publie pour sa part une lettre montrant qu'Eric Woerth s'est occupé personnellement du dossier et qu'il a donné son accord à cette vente.

Le président de la Société des courses de Compiègne, qui a acquis cette parcelle, est l'un des dirigeants de France Galop, association dont Florence Woerth, épouse de l'actuel ministre du Travail, fait partie depuis 2003, dit le Canard enchaîné.

Florence Woerth voit dans cet article "une nouvelle marque de la détermination de ceux qui cherchent à nuire à la famille Woerth", a déclaré son avocat, Me Antoine Beauquier.

Le ministère du Budget affirme qu'il était parfaitement légal de céder des parcelles de forêt à certaines conditions environnementales "qui ont toutes été remplies".

Prié de dire pourquoi la transaction s'est faite six jours avant le départ du ministre, le ministère invoque les délais pour la finaliser.

Le ministère justifie l'absence d'appel d'offres et le prix de vente jugé très bas par le fait que la société de courses possédait un bail de 12 ans et qu'elle était propriétaire des bâtiments déjà existant.

"La société de course payait 50.000 euros par an, soit un rendement locatif de 2 % par an. Ce n'est pas intéressant pour l'Etat de toucher 2 % par an, dans ces cas-là il vaut mieux vendre", dit-on.

On insiste sur le fait que cette société "était la seule à pouvoir acquérir parce qu'elle avait un bail".

Gérard Bon, édité par Thierry Lévêque


Source :
Reuters.com

Informations complémentaires :

Les Nouvel Obs : [SONDAGE LH2] Les Français ne croient pas aux dénégations de Woerth
Le Figaro.fr : Éric Woerth visé par une nouvelle affaire
Le Nouvel OBs : Quand Woerth brade une parcelle de la forêt de Compiègne

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