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Considérant qu’ils sont le tiers monde de l'Europe, ils font tout pour survivre. Si des portes sont ouvertes pourquoi les enfoncer ? Néanmoins la France est une terre d'accueil, certains travaillent et payent des impôts. D'ailleurs on leur envoit le fisc, ce qui prouve qu'ils sont parfaitement intégrés, il ne faudrait pas l'oublier. La polémique déborde nos frontière, décidément je n'aime pas ça. Cela rappelle une certaine époque. Pour info j'ai un camp à côté de mon village... Donc je suis concerné.

L'opposition dénonce une campagne nauséabonde.

Renouant avec un discours sécuritaire fort, Nicolas Sarkozy reprend la main sur la communication du gouvernement à la faveur de faits divers impliquant la communauté des gens du voyage.

Nicolas Sarkozy qui est aujourd'hui en déplacement en Isère pour parler de sécurité reviendra certainement sur les dernières mesures contre les Roms. Renouant avec les thèmes qui ont fait son succès aux présidentielles de 2007, il a laissé son ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, dévoiler deux mesures phare visant à lutter contre la délinquance émanant de groupes appartenant aux gens du voyage. Tout d'abord, la moitié des camps et des squats de Roms établis illégalement sur des terrains ou dans des immeubles seront démantelés « dans les trois mois ». Soit au total 300 camps sur tout le territoire national. Deuxième mesure, le gouvernement va procéder « à la reconduite quasi-immédiate des Roms qui auraient commis des atteintes à l'ordre public ou des fraudes en direction de la Bulgarie ou de la Roumanie ». Afin de ne pas stigmatiser les gens du voyage et les Roms, Brice Hortefeux a assuré que le gouvernement allait développer les aires d'accueil légales jusque-là inégalement réparties sur le territoire. Des mesures complémentaires seront aussi déployées, comme l'envoi d'inspecteurs des impôts afin de contrôler la situation fiscale des occupants des camps.

Vives réactions des associations

Une batterie de mesures qui a été vivement critiquée hier par les associations de Roms, de gens du voyage et de défense des droits de l'Homme dénonçant « des mesures d'exception liées à l'origine ». La gauche a vivement dénoncé jeudi la surenchère «sécuritaire» et «xénophobe» du gouvernement. La CGT a qualifié hier d'»injustes» et de «dangereuses pour les libertés» les mesures de répression du gouvernement.

En 2009, 9 875 Roms ont été éloignés vers la Roumanie et la Bulgarie, dont 7 966 dans le cadre d'un retour aidé (billet d'avion payé et une prime de 300 € par personne). Le gouvernement durcira les contrôles de ces Rom expulsés car un certain nombre revenait en France quelques semaines plus tard pour percevoir de nouveau la prime. Désormais le fichier Oscar qui recense les expulsés sera activé dans sa partie biométrique pour éviter les fraudes. Les autorités roumaines se sont d'ores et déjà déclarées «prêtes à coopérer» avec la France, tout en demandant des «clarifications» sur les mesures envisagées par Paris.

Gil Bousquet

Source : La Dépèche.fr

Informations complémentaires :

Le Monde.fr : Roms : peu de nouveauté dans les mesures, mais plus de fermeté
Libération.fr :
Roms: un «festival de clichés éculés» qui indignent opposition et ONG, mais pas Bruxelles
Le Monde.fr :
Gens du voyage et Roms : la polémique gagne la Belgique

 

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