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Voilà comment on envoie paître 3,500,000 Français, les moutons ça reste dans les prés ! Tel semble être le message du gouvernement qui balaye d’un revers de main la protestation légitime des Français et roule pour son camp. Les objectifs des Bilderberg son bien trop importants… C’est Guillaume Sarkozy qui va être content, il pourra inviter son frère au Fouquet’s… Videz vos compte et achetez de l’Or Physique…. C’est le seul moyen démocratique pour bloquer le système et faire s’écrouler ces punaises de Banquiers qui doivent justement gonfler leur capital pour Bâle III.

PARIS (Reuters) - Le retour progressif à la normale sur le front des carburants et le vote de la réforme des retraites au Sénat ont dopé mardi le moral du gouvernement, qui envisage une négociation sur l'emploi pour sortir de la crise.

L'exécutif estime avoir gagné son bras de fer avec les syndicats, même si deux journées de manifestations et de grèves sont encore programmées pour jeudi prochain et le 6 novembre.

"La phase de démocratie politique est achevée, le mouvement n'a plus de sens", a déclaré le Premier ministre, François Fillon, lors d'une réunion devant les députés UMP.

"La fermeté politique sans dialogue social, c'est une faute, mais le dialogue social sans fermeté politique est une erreur", a-t-il ajouté selon des députés qui participaient à la réunion.

La lente décrue du mouvement de grève dans les raffineries, fer de lance d'une contestation qui n'a jamais vraiment gagné les autres secteurs d'activité, permet au gouvernement de voir avec soulagement s'éloigner le spectre d'une pénurie.

"Il y a 15 jours, nous sommes passés à côté d'une crise d'une extrême gravité, d'une asphyxie totale de l'économie française", a déclaré à l'Assemblée nationale le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo.

Un aveu de taille, l'exécutif ayant toujours minimisé les risques de pénurie de carburant jusqu'ici.

Le gouvernement table sur un retour à la normale pour le week-end de la Toussaint, même si d'importantes difficultés persistent selon les régions tant que les camions-citernes n'auront pas atteint les stations-service, dont 4.000 sur un parc de 12.300 connaissaient encore des perturbations mardi.

VOIE PARLEMENTAIRE DÉGAGÉE

Les dépôts de carburant sont désormais débloqués et cinq des douze raffineries françaises ont repris leur activité, d'autres devant suivre mardi, notamment celles de Total.

La voie est également libre sur le plan parlementaire avec le vote par le Sénat du texte de la réforme des retraites qui reporte de 60 à 62 ans l'âge légal de départ de la retraite et de 65 à 67 ans l'âge pour une retraite à taux plein, quel que soit le nombre de trimestres cotisés.

Le texte sera définitivement entériné mercredi lorsque l'Assemblée nationale approuvera le même texte que celui voté au Sénat, qui a maintenu l'âge de la retraite à taux plein à 65 ans pour certains parents et prévu un rendez-vous en 2013 pour une éventuelle nouvelle réforme.

Tout en protestant contre une réforme qu'elle continue à juger injuste, l'opposition socialiste a pris acte du fait que le processus législatif était en voie d'achèvement.

"La loi est la loi et le Parti socialiste est un parti légaliste", a déclaré sur Europe 1 l'ancien ministre socialiste de la Justice Robert Badinter, ce qui n'a pas empêché le PS de déposer un recours au Conseil constitutionnel.

Les "Sages" devront ainsi vérifier si le texte est conforme aux principes généraux du droit, comme par exemple le principe d'égalité concernant les dérogations accordées à certains parents de familles nombreuses.

Cette procédure, que prévoyait déjà l'Elysée, devrait repousser jusqu'à la mi-novembre environ la promulgation par le chef de l'Etat de la version définitive du projet, a dit ce week-end le conseiller du chef de l'Etat Raymond Soubie.

L'APRÈS-RÉFORME, DÉJÀ

L'opposition ne se fait toutefois guère d'illusions sur les chances de voir leur recours aboutir et les socialistes se projettent déjà dans l'après-réforme avec l'espoir que Nicolas Sarkozy en paiera le prix par une défaite électorale en 2012.

"Ce que nous avons à faire c'est que cette colère qui n'a pas trouvé son résultat social trouve sa traduction politique en 2012", lors de la présidentielle, a ainsi déclaré l'ancien Premier secrétaire du PS François Hollande sur RTL.

Même si des dirigeants syndicaux affirment ne pas s'avouer vaincus - le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a déclaré lundi soir sur France 2 que le mouvement n'était "pas fini" -, la CFDT parle aussi de l'après-réforme, comme si la page de la contestation était tournée.

Le secrétaire général de la CFDT a jugé, sur le même plateau de télévision, qu'il y avait "urgence" à ouvrir une négociation sur l'emploi des jeunes et des seniors, une question liée à la réforme des retraites.

La présidente du patronat français, le Medef, a saisi la balle au bond lors de l'émission "Mots croisés" sur France 2. "Je suis d'accord pour qu'on ouvre une délibération sociale pour voir si on peut (...) commencer à travailler ensemble", a déclaré Laurence Parisot

Soucieux d'apaiser le climat social et de renouer avec les syndicats, le gouvernement a aussitôt salué la proposition.

"Je pense que le dialogue social reprendra sous des formes à déterminer", a déclaré Raymond Soubie à Reuters. "Je pense en particulier, comme l'a suggéré François Chérèque et accepté Laurence Parisot, qu'il faut réactiver des négociations entre les syndicats et le patronat."

Service France, édité par Yves Clarisse


Source :
Reuters

Informations complémentaires :

TF1 News : Retraites : Sarkozy accusé de "piétiner la démocratie"
Audio : Le Sénat adopte la réforme des retraites
Le NouvelObs: Retraites : fin du marathon parlementaire prévue mercredi


 

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