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Cela faisait un moment que j'essayais de vous donner déjà subtilement (ou pas) mon avis sur le ‘meilleur des candidats’ à gauche, enfin le meilleur des sondages hélas, qui… à 8 h d’avion, n’est pas ‘insensible’ 'à l’attention qu’on lui porte en France’… Ça c’est de l’enthousiasme ! Le ton de la phrase résume le personnage, en tout cas l’idée que je m’en suis faite avec les liens notoires entre le FMI et les Etats Unis, et leurs convergences de plan avec les plans Elitistes des Illuminati.  Avec l'appui de la branche européenne des Bilderberg et Van Rompuy. Bref, soyez prévenu, l’habit ne fait pas le moine, et sachez sortir des sentiers battus. Certains thèmes principaux de lutte semblent  être repris opportunément de concert à gauche par des outsiders. Soyez attentifs… auront-ils de l’écho ?

 
Tous les sondages le montrent : Sarkozy est au plus bas dans l’opinion publique.
Cependant, il pourrait bien être réélu en 2012, suivant un scénario désormais connu.
Le théorème est implacable, et après deux présidentielles foirées, il serait temps que les socialistes le comprennent :

La droite n’a pas besoin d’un candidat de gauche pour mener une politique de droite.
Elle votera donc pour le candidat de droite.
Et la gauche n’a pas non plus besoin d’un candidat de gauche, si c’est pour mener une politique de droite.
Elle ne votera donc pas.

Jospin en a fait l’expérience en 2002, méprisant les partis ouvriers, préférant draguer les électeurs du centre, voire ceux du centre-droit.

Et Royal en 2007, courant après Bayrou et les marchands d’éoliennes, et n’offrant finalement aucune alternative claire par rapport au programme de Sarkozy.

Pour qu’un candidat de gauche ait une chance d’être élu, il faut qu’il ait un programme de gauche.
Avec des valeurs de gauche.
Et une stratégie pour défendre ces valeurs.

Est-il normal, par exemple, qu’une société américaine, dont le siège social pour la France est situé à Issy-les-Moulineaux, puisse avoir son call-center au Maroc, son informatique au Royaume-Uni, sous-traiter ses notes de frais en Pologne, fermer son centre de distribution au nord de Paris au profit de la Belgique, fermer la seule et unique usine dont elle disposait sur le territoire français ; Est-il normal qu’une telle société puisse continuer à réaliser de larges bénéfices en vendant ses produits sur le territoire français ? Tout en effectuant de nouvelles réductions de personnel en 2010 ?

 
Non, ce n’est pas normal.
A fortiori lorsque l’on sait que cette société est un géant dans le domaine de la Santé, et qu’elle profite donc doublement du système de santé français : D’une part, de ses infrastructures, hôpitaux construits, entretenus, rénovés, agrandis, équipés, gérés avec les impôts des Français, hôpitaux qui constituent sa principale plateforme de vente, et d’autre part, de la Sécurité sociale, qui rembourse les produits qu’elle vend.

Des cas comme celui-ci, il y en a hélas des centaines.

Ils constituent une agression contre l’emploi en France, et indirectement, contre le système des retraites, le système de santé, les congés payés et l’ensemble des acquis sociaux.
De telles sociétés ne sont intéressées que par un profit maximum et immédiat.
Pour elles, le système idéal, c’est l’esclavage, et elles utiliseront tous les leviers et rouages de la mondialisation pour y parvenir, ou s’en rapprocher.

Le rôle d’un candidat de gauche est de recenser précisément ces cas, et de les analyser afin d’élaborer une stratégie visant à les éradiquer.

Il faut cesser d’exposer la France à une concurrence déloyale.

Et il y a peu de chances que Strauss-Kahn soit disposé à le faire, lui le financier, lui l’ami des plus grands banquiers de ce monde.

Au déficit des caisses de retraites, M. Strauss-Kahn répond que l’on va vivre jusqu’à 100 ans, et qu’il va bien falloir travailler quelques années de plus.
Il n’a pas dû se rendre souvent dans un service de gériatrie, le camarade, et voir dans quel état on y arrive, à 100 ans.

Que la droite veuille nous voler nos dernières années de validité pour préserver ou accroître les profits de ses riches protégés, ce n’est pas surprenant.
Mais qu’elle trouve sur ce thème un écho favorable chez un candidat censé représenter la gauche, est tout à fait inacceptable, révoltant.

Ce n’est certes pas avec des gens comme lui, que l’on aurait renversé la monarchie et mis un terme aux privilèges de la noblesse.
Ce n’est pas avec des gens comme lui, que l’on se serait affranchi de la morale de l’église.
Ce n’est pas avec des gens comme lui, que l’on aurait mis un terme à l’exploitation des enfants dans les mines de charbon.
Ce n’est pas avec des gens comme lui, que l’on aurait acquis les congés payés.
« Allez-voir ailleurs comment ça se passe ! », aurait-il répondu, avec cynisme et dédain.

Vous n’êtes pas de gauche, M. Strauss-Kahn.

Les électeurs de gauche ne voteront pas pour vous, parce qu’ils savent qu’ils n’ont rien à attendre de vous.
Quant aux électeurs de droite, entre deux candidats tenant un langage de droite, ils choisiront le candidat de droite.

Finalement, en dépit de l’aversion qu’il inspire, Sarkozy pourrait bien être réélu en 2012, si comme en 2007 et en 2002, les électeurs de gauche n’ont pas de candidat.

Mais cela fait peut-être partie d’une stratégie de l’internationale capitaliste : Mettre un candidat de droite sur une liste de gauche, pour empêcher le peuple de gauche de s’exprimer.
par Antoine Vermeersch

 

Source : Agoravox.fr

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Dominique Strauus-Kahn
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