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15 milliards, wow ! Voilà qui est impressionnant pour le quidam. Mais avant de partir avec le rutilant Air Sarko One faire le show à Bombay, notre président s’est-il un peu renseigné sur ce qu’il allait vendre ? Pour ma part, ce que j’ai appris en 15 ans dans ma société, c’est la loi « customer first », alors a-t-il oublié la règle ? Et mis en plus, délibérément de côté, ses talents d’avocat pour mieux s’engager sur un prix au Kw/h et sur l’innocuité des installations pour les habitants, alors qu’elles sont situées sur des zones sismiques ? Pour au final dégagé laborieusement, hors combustible, ‘seulement’ 1 milliard d’€uros de bénéfice par chantier, sachant que chaque centrale (qui sont encore des prototypes) coûterait 6 milliards d’€uros à construire. C’est calculer un  petit peu court pour l’élite de la nation, sans compter que cela risque d’avoir des conséquences sur nos relations futures avec ce pays qui compte 1,15 milliard d’habitants et donc de clients potentiels…

NEW DELHI (Reuters) - Nicolas Sarkozy a célébré l'Inde comme un "partenaire stratégique majeur" de la France en revendiquant lundi une série de contrats potentiels d'un montant de 15 milliards d'euros avec New Delhi.

Les plus importants, qui portent sur la fourniture par Areva de deux réacteurs nucléaires de type EPR d'un montant de l'ordre de sept milliards d'euros, n'attendent plus qu'une entente sur les conditions de financement pour se concrétiser, selon la partie française.

La France a également confirmé son rang au nombre des grands fournisseurs d'équipements militaires de l'Inde en faisant état de l'imminence de la signature de plusieurs contrats pour un total de près de cinq milliards d'euros, dont celui de la modernisation des 51 Mirage 2000 de l'armée de l'air indienne.

Ces annonces sont intervenues à l'issue de la partie politique de la visite entamée samedi par Nicolas Sarkozy, qui a une nouvelle fois exprimé son soutien à l'octroi du statut de membre permanent pour l'Inde au Conseil de sécurité de l'Onu.

"La France considère qu'aucune grande question de ce monde ne pourra être résolue sans la participation de l'Inde au plus haut niveau", a-t-il dit au cours d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre Manmohan Singh, ajoutant que c'était "la vocation" de New Delhi de rejoindre le club des membres permanents du Conseil de sécurité.

Le chef du gouvernement indien a salué aussi en la France un des "partenaires les plus importants et les plus fiables" de son pays en matière de défense et dans d'autres secteurs.

Il a assuré son invité que l'Inde soutiendrait les priorités de la présidence française du G20, Nicolas Sarkozy évoquant des propositions communes aux deux pays sur des sujets comme la réforme du système monétaire international ou la lutte contre la trop grande volatilité des cours des matières premières.

Le président français a déclaré que sa visite en Inde, la deuxième depuis son élection en 2007, n'était pas celle d'un fournisseur chez un client mais que la France voyait dans l'Inde un "partenaire" dans le nucléaire comme dans la défense.

"ÉCOLE DE PATIENCE"

L'Elysée avait prévenu par avance que ce pays était une "école de patience" et refusait encore à la veille de la venue de Nicolas Sarkozy de s'engager sur la signature de contrats.

Soulignant que la visite a permis des "avancées décisives" dans les nombreuses négociations en cours, la présidence française n'a pas hésité à faire circuler le montant de 15 milliards d'euros de contrats conclus ou potentiels dès la fin de la conférence de presse.

Ce montant se compare à celui de dix milliards de dollars avancé par le président américain Barack Obama lors de sa visite de début novembre en Inde.

Concernant le futur chantier des centrales nucléaires de Jaitapur, dans l'ouest de l'Inde, le chef de l'Etat français a fait état d'un accord global, y compris sur le prix du kilowatt-heure produit.

Chef du gouvernement d'un pays qui a décidé de mettre les bouchées doubles en matière d'énergie nucléaire, Manmohan Singh a déclaré cependant que des questions comme celles du prix devaient encore être réglées.

La présidente du directoire d'Areva, Anne Lauvergeon, a indiqué de son côté que les discussions portaient sur le montage financier et notamment les taux d'intérêt, qui feront l'objet de négociations tant au niveau des Etats que des groupes impliqués.

Elle a ajouté qu'une nouvelle loi indienne sur l'indemnisation des victimes d'accidents nucléaires, qui a suscité des inquiétudes en France en établissant une responsabilité des fournisseurs d'équipements, devait encore être clarifiée mais ne constituait "pas un obstacle".

En attendant, les deux accords signés lundi autorisent selon elle un début des travaux en 2011, l'objectif étant de produire de l'électricité en 2018. Quatre autres réacteurs EPR pourraient suivre si les deux premiers voient le jour, ce qui ferait de l'Inde le principal client d'Areva avec son voisin chinois.

Nicolas Sarkozy a souligné que, dans des secteurs comme le nucléaire civil ou la défense, la France était prête à une "coopération sans limite" avec l'Inde, y compris pour les grands appels d'offres en cours comme celui pour la fourniture de 118 avions de combat, où le Rafale français est confronté à une forte concurrence.

Il achève sa visite mardi par une étape de quelques heures à Mumbaï (Bombay), la capitale économique du pays.

par Yann Le Guernigou

Édité par Yves Clarisse

Source : Reuters

Informations complémentaires :

Le Télégramme.com : Inde. La gonflette française
Le Post : Inde : Nicolas Sarkozy annonce des contrats... non signés !
Arret sur Images : Inde : erreur du VRP Sarkozy ? (LeMonde.fr)

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