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Je ne sais pas si ça vous intéresse, mais ce matin je reste dubitatif. Je viens de découvrir pour la page science un des miracles de la technologie d’armement étatsunienne, survitaminé à coup de monnaie et de taux d’intérêts à 0,25 %. Aussi je pense à mon pays, et je constate que le budget recherche de la France est en berne. Ce qui me ramène inévitablement au point central de notre démocratie, et à notre cher gouvernement et ses députés, qui votent notre budget, et par avarice hypothèquent nos meilleurs secteurs en faisant le jeu des Etats-Unis et d’Areva.
 
C'est encourageant... Vous remarquerez que l'on retrouve le même type de comportement antisocial dans l’actualité du jour, là où les élus décident, malgré ce qu’on vous dit : de modifier la loi pour ne pas fournir les détails de leurs éléments de rémunération annuelle et ne pas systématiquement tomber sous le coup d’une inculpation de 2 ans en cas de fraude.
 
Ces mêmes personnes, élues démocratiquement, en poste grâce à vos voix, comme les virus qu’ils sont, pensent que contrairement à eux vous devez être mieux « encadrés ». Ils ont le toupet de voter à 305 voix contre 187 le texte finalisé par Brice Hortefeux et en préparation depuis 3 ans dénommé ingénieusement « Loppsi 2 », car basé sur la Loppsi de notre président.

Grâce au travail astucieux de lobbies de nos député, le texte aurait pu passer inaperçu. Toute l’information qui est diffusée par les médias, envers les gens, présente le côté avantageux de la loi, avec la modification effective du tant redouté permis à points qui passe de 3 ans à 2 ans pour récupérer la totalité de ses points. Mais il faudrait peut-être rentrer dans les détails, et faire honneur à notre ministre
météorologue en ouvrant l’emballage du présent qu’il vient de nous faire pour Noël ? Ils y ont passé tellement de temps…

Si cette loi est dénoncée et définie comme « Liberticide » par le syndicat de la magistrature ce n’est pas pour rien. Elle doit se focaliser sur les citoyens, sur lesquels on verra se globaliser les moyens d’investigations en croisant les fichiers obtenus par des moyens ‘légaux’ pour une meilleure réponse pénale globale. Ceci dans l’objectif de faire tomber le taux de 5 % de délinquants responsables de 50 % des délits. La volonté est donc ciblée, là où vaut l’opacité pour nos députés, les citoyens doivent être exemplaires, encadrés, et transparents à l’audit. Et en cas de faute, ils ne doivent pas demander d’expertise médicale physique ou demander à comparaître devant un juge, là où l’extraction pourra être remplacée avantageusement par une vidéoconférence.

 
Pour ce faire le gouvernement appuie son argumentaire sur un MENSONGE. Là où partout on utilise la vidéosurveillance, le constat est un échec, personne n’est capable de visionner les millions d’heures d’enregistrement des caméras. Et le gouvernement veut les multiplier par 3 en France en passant de 20,000 à 60,000 unités, alors qu’en UK 4,2 millions de caméras ne servent à rien, à part à exciter le côté malsain voyeur de chacun, en transformant le peuple en potentiel Big Brother via le programme européen Urban Eye.

Alors cette mesure pourrait paraître inoffensive. Mais le tout-vidéo, le filtrage internet, et la création de la  fonction de magistrat référant contrôlant les fichiers, ainsi que  le statut législatif concédé à la commission nationale de vidéosurveillance, sont inquiétants. Pourquoi ont-ils un statut législatif, vont-ils voter leurs propre lois ? Est-ce que les gens ont fait le rapprochement entre ces déploiements matériels et cette volonté avouée d'innovation technologique. Et les derniers tests en Allemagne qui attestent de 60 % d’efficacité des systèmes de reconnaissance faciale dans une foule ? Gage qu’avec 65,000,000 de photos de cartes d’identité numérisées comme base c’est facile. Idem avec le fichier national des cartes grises que nos élus mettent en vente, il sera facile d’identifier un véhicule. Ce qui s’avérera fort pratique pour tenter de localiser les gens en temps réel avant que le RFID ne se démocratise sous l’impulsion des USA, qui viennent de finaliser l’ACTA.

Pensez à toutes ces unités qui s’installent, connectées par internet, et aux applications potentielles des micros directionnels des caméras, qui après vous avoir localisé pourrait vous écouter, et automatiquement vous inculper en cas d’échange flagrant de recette de poulet rôti ©copyrighté et puni par l’ACTA, ou tout discours non gouvernemental en public ;). Informatiquement les applications sont gigantesques.

In fine, je ne pense pas que la nomination d’Eric Besson comme ministre du numérique, soit un hasard, car comme l’a dit le rapporteur : personne n’y échappera… Il suffit de voir la tendance 2011, initiée par l’état fasciste tant idolâtré par notre président et la prendre en considération.

Je vous ai mis la vidéo d’Eric Ciotti, rapporteur du texte, histoire de vous faire une idée. Vous verrez que sous couvert d’avantage tel que l’ajout de l’APTS (police scientifique) pour les vols de voiture et cambriolage, et la baisse du délai pour récupérer ses points de permis à 2 ans au lieu de 3 ans, tout est au répressif, mais intelligemment. Car le cerveau est ainsi fait, c’est les seules notions que les gens retiendront. Pour le reste, il ne faut pas être dupe mais conscient du maillage qui se met en place, et de la volonté arrogante de notre gouvernement à prétendre contrôler tout et tout le monde, et considérer les alternatives ‘démocratiques’ possibles à tout cela… S'il en reste…
 

LIebgott LOPPSI2
envoyé par mliebgott. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

« A force de réfléchir avant de légiférer, on reste immobile. »

Frédéric Lefebvre, humoriste.

Le projet de « loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure » (dite LOPPSI II, en référence à la « loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure » du 29 août 2002) sera débattu demain à l’Assemblée nationale.

Ce texte - déposé en mai 2009 et sur lequel vient de s’abattre, à l’approche des élections régionales, un déluge d’amendements destinés à le durcir tous azimuts - offre un condensé de l’idéologie primaire et dangereuse qui gouverne depuis plusieurs années le traitement des questions de « sécurité ».

En fait de « performance », ses promoteurs ont renouvelé l’exploit de concilier l’inutile et l’inacceptable, au nom d’un projet de société où l’absurde le dispute à la paranoïa.

Ainsi, dans le Brazil qui se dessine, les caméras envahiront les rues et la justice sera rendue à distance, derrière un écran d’ordinateur.

Le projet de loi prévoit en effet de permettre à toutes les entreprises privées d’implanter « sur la voie publique » des systèmes de vidéosurveillance (« vidéoprotection » dans la novlangue) « aux abords de leurs bâtiments et installations ». De leur côté, les préfets pourront autoriser la mise en place de tels dispositifs en cas de « manifestation ou rassemblement de grande ampleur » présentant un « risque » pour l’ordre public.

L’objectif est clair : généraliser l’espionnage des espaces publics, au nom d’une « efficacité » d’autant plus hypothétique que le fameux « exemple anglais » s’apparente à un « véritable fiasco » selon l’expression d’un responsable de Scotland Yard…

Évacuant les justiciables des palais de justice, le projet prévoit de systématiser le recours à la « visioconférence », notamment pour réduire le nombre des « extractions » de détenus et d’étrangers en rétention administrative perçues par la police comme des « charges indues ». La Chancellerie avait déjà diffusé une circulaire en ce sens le 5 février 2009, au demeurant illégale. À la demande d’Eric Ciotti, particulièrement sensible aux sirènes de la place Beauvau, c’est donc l’avènement d’une justice virtuelle, délocalisée et déshumanisée qui s’annonce.

L’obsession du fichage policier imprègne également ce projet. Non contente de reconduire les dispositifs actuels - pourtant détournés de leurs objectifs initiaux, truffés d’erreurs, incontrôlables et, de fait, incontrôlés - la majorité UMP s’apprête à les interconnecter et à les étendre. Les données relatives à un suspect innocenté ne seront pas systématiquement effacées : seront donc maintenues dans les fichiers dits « d’antécédents » des personnes qui, en réalité, n’en ont pas !

Dans ce énième fourre-tout législatif, on trouve aussi :

  • un couvre-feu pour les mineurs de 13 ans, qui ne manquera pas d’engendrer des contrôles d’identité abusifs ;
  • un nouveau « contrat de responsabilité parentale » renforçant la pénalisation des familles en difficulté (amende de 450 euros en cas de violation du couvre-feu et possible suspension des prestations sociales en cas de refus de contracter) ;
  • l’inquiétante ébauche d’un traitement administratif des mineurs délinquants par la transmission systématique de toutes les décisions judiciaires les concernant au préfet et au président du conseil général ;
  • un filtrage policier des sites internet, aussi inefficace que lourd de menaces ;
  • la réintroduction de peines automatiques en matière routière ;
  • une augmentation des pouvoirs de la police municipale et la création d’une milice policière baptisée « réserve civile »

Le Syndicat de la magistrature et le Syndicat des avocats de France appellent les parlementaires et tous les citoyens soucieux du respect des équilibres démocratiques à s’opposer fermement à ce nouveau projet liberticide qui poursuit en réalité d’autres objectifs que la lutte contre la délinquance et nous prépare une société du Contrôle.

Il est urgent de sortir du cauchemar sécuritaire qui détruit progressivement notre Etat de droit !
 

Informations complémentaires :

Rue89.com : Loppsi : la loi fourre-tout vise aussi campements et squats
Libération : Loppsi 2: «une loi extrêmement dangereuse et régressive»
Les Inrocks : Loppsi 2: les mesures qui font débat


La face cachée d'Hadopi et Loppsi.
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