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Critiquée pour ses atermoiements face aux révoltes en Tunisie et en Égypte, la France est devenue jeudi le premier pays à reconnaître l'organe de l'opposition au régime de Mouammar Kadhafi, et souhaite des "frappes aériennes ciblées" contre la Libye...

La proposition française vise à contourner l'opposition manifestée, au Conseil de sécurité de l'ONU, par la Russie et la Chine, à une proposition de Paris et de Londres visant à instaurer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye.

Cette mesure fait partie d'un "plan global" que le chef de l'État français doit présenter vendredi à ses partenaires européens.
Dans un courrier commun, rendu public dans la soirée par l'Élysée, M. Sarkozy et son homologue britannique David Cameron ont demandé à l'UE de considérer le CNT comme "un interlocuteur politique valable".

Ce que l’on peut tenter d'en déduire à travers les lignes de ces dépêches (ne devant rien au hasard), c’est que sans vouloir porter d’ombre au fait que les troupes spéciales françaises soient ‘a priori’ déjà sur place,  notre vénéré chef des armées, et son pendant britannique, le très démocrate David Cameron, semblent avoir hâte de s'amuser avec leurs jouets offerts par leurs contribuables respectifs : troupes d'élites, Rafale, Mistral, autant de concrétisations physiques de vos impositions.

C’est donc avec un certain empressement, qui se veut mature, que nos deux charismatiques compères veulent amener la ‘démocratie’ au peuple libyen (et mettent opportunément le pied entre la porte et le chambranle...). Et c'est logiquement (?) qu'à l'instar de son modèle américain Barrack Obama, fidèle à sa fibre « sociale démocrate », notre leader (21 à 24 %) va rayonner de son aura jusque sur le sol de Kadhafi (et accessoirement imposer sa vision mammonique au monde arabe séculaire). Ceci sous la protection bienveillante de la communauté européenne et des Nations Unies qui laissent faire... Car c'est promis, c'est juré, c’est craché, Nicolas S. ne fera pas la même erreur que Jacques Chirac en Irak, il est bien trop avisé...

Du reste sans être très virulente (eh oui, 66 ans de stocks de pétrole, ça pousse fortement à la ... réserve...), mercredi, la chef de la diplomatie européenne, notre démocratique Catherine Ashton avait refusé de soutenir la demande du CNT d'être reconnu comme seule autorité légitime en Libye, pourtant appuyée par le Parlement européen.

Après le tour de chauffe médiatique, le grand show va pouvoir commencer. La « démocratie » est en marche ! Meurtres entre amis, chars à l’affût, et caméras embarquées dans les missiles libérateurs.  Rien ne vous sera épargné pour justifier la dépense pharaonique de vos deniers... Vous serez donc logiquement aux premières loges... Préparez-vous, ça va tanguer, et programmez vos magnétoscopes, pour ne rien manquer de ce moment que l'on veut 'historique'…

Et si on donnait la parole aux principaux intéressés ?



Critiquée pour ses atermoiements face aux révoltes en Tunisie et en Égypte, la France est devenue jeudi le premier pays à reconnaître l'organe de l'opposition au régime de Mouammar Kadhafi et souhaite des "frappes aériennes ciblées" contre la Libye.

Lors d'un entretien de près d'une heure au palais présidentiel de l'Élysée, Nicolas Sarkozy a annoncé à trois émissaires de l'opposition sa décision de reconnaître leur Conseil national de transition (CNT) comme "le représentant légitime du peuple libyen" et d'envoyer un ambassadeur à Benghazi, le siège de la contestation au colonel Kadhafi, à un millier de kilomètres à l'est de Tripoli.

Rendue publique à la veille d'un sommet exceptionnel, à Bruxelles, des chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne, l'initiative française a été annoncée par les émissaires du CNT et aussitôt confirmée par l'Élysée.

Selon une source proche du dossier, le président a également fait savoir à ses interlocuteurs libyens qu'il proposerait vendredi à l'UE de mener des "frappes aériennes ciblées" sur des objectifs stratégiques libyens afin de mettre un terme aux représailles exercées par les troupes du colonel Kadhafi.

Parmi ces objectifs figurent l'aéroport militaire de Syrte, à 500 km à l'est de Tripoli, celui de Sebha, au sud du pays près de la frontière tchadienne, et le camp de Bab al-Azizia, résidence du colonel Kadhafi et centre névralgique du régime à Tripoli, selon la même source.

Interrogée par l'AFP, une source à l'Élysée n'a pas confirmé ces informations. "On n'en est pas là", a-t-elle assuré, "on va déjà demander les autorisations juridiques pour empêcher l'usage de la force par Kadhafi".

La proposition française vise à contourner l'opposition manifestée, au Conseil de sécurité de l'ONU, par la Russie et la Chine à une proposition de Paris et de Londres visant à instaurer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye.

Cette mesure fait partie d'un "plan global" que le chef de l'État français doit présenter vendredi à ses partenaires européens.

Selon son entourage, M. Sarkozy devrait notamment y évoquer le renforcement de l'action humanitaire déjà engagée avec l'ONU en Libye, poser la question d'un embargo sur le pétrole et aborder le "danger migratoire" causé par l'insurrection libyenne.

Ces annonces françaises interviennent alors que les monarchies arabes du Golfe ont estimé jeudi soir que le régime de Mouammar Kadhafi était désormais "illégitime" et que des contacts devraient être établis avec les insurgés, à l'issue d'une réunion de leurs chefs de la diplomatie.

En choisissant clairement le camp des rebelles à la veille du sommet de Bruxelles, Nicolas Sarkozy, qui a réclamé le départ du colonel Kadhafi, souhaite entraîner les autres pays européens, jusque-là divisés.

"La France joue le rôle de brise-glace dans l'Union européenne", s'est félicité un porte-parole de l'insurrection.

Dans un courrier commun rendu public dans la soirée par l'Élysée, M. Sarkozy et son homologue britannique David Cameron ont demandé à l'UE de considérer le CNT comme "un interlocuteur politique valable".

La Maison Blanche a annoncé que les États-Unis avaient établi un "contact direct" avec l'opposition libyenne. Mais à Berlin, la chancelière Angela "Merkel s'est montrée surprise que la France ait reconnu le Conseil de l'opposition" et a souligné "le scepticisme du gouvernement allemand concernant l'emploi de moyens militaires en Libye", selon un communiqué du Bundestag.

Mercredi, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton avait refusé de soutenir la demande du CNT d'être reconnu comme seule autorité légitime en Libye, pourtant appuyée par le Parlement européen.

La position très ferme de la France sur la Libye intervient après les sévères critiques qui ont visé sa retenue jugée excessive face aux soulèvements qui ont emporté les régimes "amis" de Tunisie et d'Égypte.

La riposte du colonel Kadhafi, que M. Sarkozy avait reçu en grande pompe fin 2007 à Paris, ne s'est pas fait attendre : Tripoli a menacé Paris de rompre les relations diplomatiques. Le vice-ministre libyen des Affaires étrangères, Khaled Kaaim, a jugé la reconnaissance du CNT par la France "illégitime et illégale".

Réunie en sommet à Addis Abeba, l'Union africaine a exprimé dans la nuit "son rejet de toute forme d'intervention militaire étrangère" en Libye.

Source : Le Point

Informations complémentaires :

Afrik.com : Libye : mais quel est donc ce "lourd secret" qui menace Sarkozy ?
Le Post : Libye : la France est-elle prête à attaquer seule ?
Le Nouvel Obs : Sarkozy pourrait proposer de bombarder la Libye


Démonstrateur Rafale 2009 par armee-de-l_air

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