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On en a parlé souvent, mais sur la piste de Chalouette je vous propose cet article de Riposte laïque, qui est intéressant à plus d'un point...


Olivier Delamarche - Des banques feront... von MinuitMoinsUne

En lisant cet article, je suis tombé des nues :

La BCE va prêter notre argent (celui des contribuables européens) à des banques privées à un taux de 1 %, et ces banques vont nous reprêter cet argent (et là encore c’est le contribuable qui va payer) à 4,5 voire 7 % !!! C’est une arnaque totale !!! Une véritable escroquerie consistant à plumer les contribuables pour engraisser le profit des banquiers !!!

Un internaute explique bien dans un commentaire : la BCE prête 489 milliards (de notre argent!) à 1 % à des banques qui vont s’empresser de prêter à leur tour à 3 % à 4 % ou à 7 % aux États, cherchez la combine, que dis-je la martingale néolibérale et vous l’avez trouvée dans ce tour de passe-passe qui tourne au hold-up comme le disait Maurice Allais le prix Nobel d’économie. Jusqu’à quand allons nous servir de vache à lait, parce que les intérêts créés ainsi, c’est nous et nos états qui allons les payer ! Monsieur Draghi, la ficelle est très grosse.

« Prêtez aux états directement à 1 % et il n’y a plus de dette en 10 ans ! ». C’est exactement le calcul des financiers du FN, avec évidemment abrogation de l’article 123 de Lisbonne qui est une véritable escroquerie et la loi de 1973 en France. Et quand Sarkozy dit que le programme du FN doublerait la dette de la France, c’est totalement faux et c’est exactement le contraire, puisque nous ne cesserons d’emprunter aux banques privées à des taux de plus en plus élevés pour rembourser notre dette et ses intérêts. Ou plutôt pour ne jamais les rembourser, puisque comme les intérêts grimpent de plus en plus, on va être de plus en plus endetté… au profit des banquiers !

C’est dingue de se laisser ainsi tondre par une oligarchie politico-financière, qui pressurisera les peuples jusqu’à ce qu’ils crèvent.

Alors on me dira qu’il faut sauver les banques… Sauf que ça fait des années qu’elles nous jouent cette martingale, donc il y a bien des gens qui ont gagné du pognon quelque part. Il faut leur faire rendre gorge !

Autre article :

La France va emprunter 178 milliards d’euros en 2012.

Et avec un commentaire éclairant la aussi :

Et bien c’est très simple : 178 Milliards empruntés auprès des banques à 3,7 % (si ce taux ne monte pas ???) cela représente 24,7 Milliards d’intérêts sur 7 ans et 116 Milliards sur 30 ans…

Tandis que si elle empruntait à la BCE à 0,75 % (taux auquel la BCE prête aux banques privées) cela coûterait 4 Milliards sur 7 ans et 20 Milliards sur 30 ans…

Cherchez l’erreur ?

Qui va se gaver sur le dos des contribuables et avec la bénédiction de tous les libéraux de France et d’Europe ? Les banques privées…. qui sur 7 ans empocheraient 20,7 Milliards et 90 sur 30 ans… les pôvres !

Ben oui la dette, c’est bien du pipeau ! Car on fabrique ainsi de la dette avec de la dette… et on saigne un peu davantage chaque jour le dindon qui paye sur sa sueur ses impôts et taxes diverses pendant qu’on gave SCIEMMENT les actionnaires… en hurlant au loup contre… les pauvres et les grévistes ces profiteurs !!!!

On connaît ce qui nous attend : baisse des revenus et des prestations sociales, et hausse des impôts. Puis comme pour la Grèce et les autres pays en difficulté, l’oligarchie va exiger qu’on vende les bijoux de famille par des plans de privatisation massifs (et là encore au bénéfice des capitalistes…)

Graph Dette Publique Europe 97636

Et après ? De toute façon comme le système est dans un cercle vicieux, il arrivera tôt ou tard un moment où les États ne rembourseront plus, surtout s’ils entrent en récession (et même en dépression). Alors les banquiers en seront pour leur frais. Mais connaissant l’imagination débordante des oligarchies financières, cela serait étonnant qu’elles n’aient pas prévu une porte de sortie…

D’ailleurs à ce propos l’économiste et conseiller financier Olivier Delamarche de BMF Business prévoit alors des faillites de banques en série. (Écouter la vidéo en intro)

Il y aurait deux portes de sortie pour les « banksters ».

1. Ils ont accumulé tellement de fric dans ces magouilles aux frais du contribuable qu’ils pourront alors se permettre de laisser tomber les banques et se reposer sur leurs tas d’or. Car il ne faut pas oublier qu’ils nous ont déjà volé des milliards et des milliards par leurs martingales. Donc ils ont largement amorti le capital par les intérêts.

Pour la France, il faut savoir qu’entre fin 1979 et fin 2009 (30 ans), les APu (État, Administrations diverses, et Administrations de Sécurité Sociale) ont dû financer les intérêts de leur dette à hauteur de 1340 milliards d’euros, soit en moyenne 44 milliards d’euros par an (120 millions par jour).

Entre fin 1979 et fin 2009 la dette avec intérêts a augmenté de 1250 milliards d’euros.

2. Ils auront tellement asservi les peuples et les États-nations qu’on ira vers une sorte d’esclavage généralisé. (Et c’est là que les privatisations peuvent être intéressantes pour eux : par suppression de tout service public, on asservit totalement les peuples, on les tient par « les couilles ».)

Pendant ce temps-là nous sommes rentrés à nouveau en récession et cela ne devrait pas arranger les finances des États qui continuent à s’endetter sans retenue pour tenter de sauver un système qui prend de plus en plus l’eau chaque jour qui passe.

Concernant le retour de la récession, François Lenglet, autre journaliste économique nous donne son point de vue sur les conséquences que celle-ci aura sur nos économies anémiées.

http://fdesouche.com/2011/12/16/la-recession-sera-plus-forte-que-cela-lenglet/

C’est dans ce contexte d’une crise qui ne cesse de s’aggraver que nous avons appris avec stupéfaction et incompréhension que les Ministres des Finances de la zone euro ont convenu lundi dernier d’augmenter les ressources du Fonds monétaire international (FMI) de 150 milliards d’euros pour juguler la crise de la dette et se sont assuré le soutien d’autres pays de l’Union européenne.

Mais, compte tenu de la défection britannique, il n’est pas certain que la zone euro atteigne son objectif de 200 milliards d’euros de contributions au FMI sous forme de prêts bilatéraux.

Les ministres de l’Eurogroupe ont précisé que la République Tchèque, la Suède, le Danemark et la Pologne avaient également accepté de contribuer, sous réserve de l’approbation de leurs parlements respectifs, tandis que la Grande-Bretagne préciserait sa contribution début 2012, dans le cadre du G20.

L’Eurogroupe s’était fixé comme date-limite officieuse lundi 19 décembre pour parvenir aux 200 milliards d’euros convenue lors du sommet européen des 8 et 9 décembre.

« Les ministres ont confirmé aujourd’hui (…) que les États membres de la zone euro apporteront 150 milliards d’euros de ressources supplémentaires, par le biais de prêts bilatéraux, au compte des ressources générales du fonds », expliquent les ministres des Finances de l’Union européenne dans un communiqué.

Ces derniers ont également exhorté d’autres à abonder le FMI. « L’UE apprécierait que des membres du G20 et d’autres membres du FMI financièrement solides soutiennent les efforts visant à sauvegarder la stabilité financière mondiale en contribuant à l’accroissement des ressources du FMI », disent-ils.

En réalité, cette usine à gaz  qui a été montée pour contourner le refus de la BCE d’intervenir directement pour soutenir financièrement les États de la zone en euro en difficulté, revient tout simplement à augmenter la dette souveraine de chaque État qui acceptera de participer à ce montage financier au profit du FMI.

Cela est encore un scandale de plus, alors que le FMI demande aux États endettés de mettre en place des plans d’austérité pour réduire leur déficit public et dont la lourde charge sera payée en chômage et restrictions supplémentaires en terme social par les peuples.

La France prêterait  31 milliards d’euros au FMI, c’est proprement irresponsable, alors que le budget 2012 a déjà été voté avec un énorme déficit.

Je recommande aux nos lecteurs de Riposte laïque de prendre le temps d’’écouter l’analyse d’Olivier Delamarche sur la crise économique actuelle et le rôle opaque que jouent les banques sans que les politiques n’y trouvent à redire.

De cette analyse développée par Olivier Delamarche il en ressort que l’on nous mène en bateau, la Grèce ne remboursera, etc., que l’on amuse le peuple par des pseudo-mesures qui ne servent qu’à gagner du temps.

- La catastrophe est de toute façon inévitable : on va dans le mur, et tôt ou tard il y a aura le choc fatal. Donc inutile de s’affoler.

- Pas la peine de fantasmer non plus sur la Chine ou autres : nous sommes leur principal client, donc si ça va pas chez nous, ça n’ira pas chez eux. Et à mon avis, ils sont encore plus fragiles et vulnérables que nous.

- L’euro va éclater, les Grecs et les Irlandais se feront jeter, les Allemands retireront leurs billes, etc. Ce sera du chacun pour soi.

- Les politiques se sont soumis au pouvoir des banquiers alors qu’il fallait faire l’inverse.

Les banques auraient dû être nationalisées d’après Olivier Delamarche et pourtant celui-ci n’est pas considéré comme étant un marxiste, mais plutôt un libéral.

-  François Hollande ne fera pas mieux que Nicolas Sarkozy. Mais même Marine Le Pen arrivera trop tard, si tant est que ses solutions soient suffisantes…

- Cela n’empêche pas d’agir au plus vite par des mesures comme le protectionnisme, la relocalisation, etc. Ça n’empêchera pas le choc, mais ça l’amortira un peu et ça préparera la suite.

Les prochaines élections Présidentielles de 2012 dans notre Pays ne pourront pas faire l’impasse sur le bilan catastrophique que nous laisse Nicolas Sarkozy, le Président qui nous avait dit en 2007 qu’avec lui tout était possible, même le pire…

Nous savons aujourd’hui que la France n’a jamais été dans une situation financière, économique et sociale aussi catastrophique.

J’invite les électeurs qui devront choisir leur nouveau Président de la République en 2012 à ne pas une nouvelle fois se laisser abuser par les usurpateurs qui nous ont gouverné pendant 30 ans, sans que nos conditions de vie ne s’en soient améliorées.

Pour finir je livre aux lecteurs de Riposte laïque les derniers commentaires de Jacques Sapir que lui inspire la crise actuelle que je considère  pour la part comme étant plus grave que celle de 1929.

Jacques Sapir

« La crise est en effet bien plus profonde que le problème de la dette souveraine. Si la Grèce, le Portugal, l’Espagne et l’Italie ont vu leur endettement public s’accroître dans des proportions considérables ces dernières années, c’est en raison de l’écart croissant de compétitivité avec l’Allemagne.

Ceci s’est traduit par un déficit commercial croissant avec ce pays mais aussi – plus subtilement – par une plus grande sensibilité à la montée du taux de change de l’Euro depuis 2002. Ce dernier est ainsi passé de 1 Euro pour 1,05 Dollars américains en 2002 à plus de 1,40 pour revenir, vers la mi-décembre 2011 à 1,30.

L’économie allemande peut résister à une telle surévaluation, mais pas celles des pays du Sud de l’Europe. La compétitivité des pays de l’Europe du Sud s’est ainsi dégradée face aux autres pays du monde du fait qu’ils étaient entraînés dans une spirale de réévaluation pour eux insupportable.

Cet écart de compétitivité s’enracine dans des configurations très différentes des structures économiques et industrielles des pays de la zone Euro. De ce point de vue, la monnaie unique n’a apporté nulle convergence.

Pour qu’il en fût autrement, il eut été nécessaire de prévoir des mécanismes de transferts budgétaires importants des pays comme l’Allemagne vers les pays du Sud de l’Europe. Mais, l’Allemagne s’y est refusée dès le départ.

L’endettement public s’est alors largement accru avec le déficit de la balance commerciale de ces pays qui augmentait rapidement avec la dégradation de leur compétitivité. Ceci a donné naissance à la crise actuelle. Elle a commencé à se manifester avec le cas de la Grèce, puis s’est rapidement étendue au Portugal, à l’Espagne et a touché à l’été 2011 l’Italie et la Belgique.

Cette crise est essentiellement liée aux incertitudes qui pèsent sur la solvabilité de ces pays. Mais, avec la montée des taux d’intérêts auxquels ils sont confrontés, et du fait des besoins de liquidités provenant du refinancement de la dette accumulée et du déficit de l’année en cours, cette crise de solvabilité se transforme en une crise de liquidité. C’est elle qui menace aujourd’hui la Grèce, qui pourrait être conduite à faire défaut au début du printemps prochain, mais aussi le Portugal et l’Italie.

La crise correspond donc à la combinaison de trois moments distincts, mais qui aujourd’hui sont étroitement liés. La crise de compétitivité, directement issue des mécanismes mis en place dans la zone Euro, donne naissance à la crise de la dette publique, autrement dit aux doutes sur la solvabilité de certains pays. Mais, ce doute induit le tarissement des capacités d’emprunts, qui se transforme en une crise de liquidité particulièrement violente.

Les mesures prises depuis le printemps 2010, incluant l’accord du 5 décembre dernier, ont eu des conséquences perverses très importantes.

On a incité ces pays à réduire brutalement leurs dépenses et à augmenter leurs recettes pour rétablir leur solvabilité. Mais, ces mesures ont détruit la croissance. On a vu ceci se produire en Grèce, qui connaît aujourd’hui une dépression de -5,5 %, puis s’étendre au Portugal, à l’Italie et désormais à la France.

La baisse du PIB se traduit alors par une chute des ressources fiscales, et le déficit budgétaire que l’on croyait juguler réapparaît. On voit même apparaître des impayés publics, qui ne sont qu’une forme déguisée du déficit, comme en Espagne, ou ces derniers atteignent désormais près de 130 milliards d’Euros.

Les politiques d’austérité n’ont jamais été une solution aux crises d’endettement. Les exemples de la politique menée par le Président Hoover aux États-Unis de 1930 à 1932, ou par le Chancelier Brüning à la même époque en Allemagne, en témoignent.

Seule, le rétablissement des conditions d’une croissance forte est susceptible de restaurer la confiance dans la solvabilité des pays, et par là de mettre fin à la crise de liquidité. Mais, les gouvernements persistent à imposer des mesures toujours plus draconiennes, plongeant la zone Euro dans une dépression qui menace d’être de longue durée.

Désormais, l’existence même de l’Euro est en cause.

Ce ne sont pas les déclarations tonitruantes des uns ou des autres qui changeront cette réalité. En fait, nous avons le choix entre deux options. Elles présentent, l’une et l’autre, des inconvénients pour les autres pays, et en particulier pour les BRICS et la Russie.

Considérons alors les scénarios qui s’offrent à nous.

1/ Soit dissoudre la zone Euro avant d’être submergés par la crise de liquidité, et par des dévaluations concertées relancer la croissance dans nos pays. La perte de patrimoine due à la transformation des titres en Euro en titres libellés dans les diverses monnaies nationales désormais dévaluées, sera alors compensée par la hausse de la demande intérieure en Europe.

2/ Soit nous persistons à vouloir défendre l’Euro à tout prix ; l’économie européenne va alors se contracter en 2012 et 2013, et probablement jusqu’en 2015. Les exportations des pays émergents, celles de la Chine, de la Corée ou de la Russie, seront alors fortement touchées, en volume mais aussi en prix, et en particulier pour les matières premières.

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Les pays européens sont désormais face à leurs responsabilités. Auront-ils le courage de reconnaître que l’introduction de l’Euro a constitué une erreur, non pas du point de vue des principes mais de celui des conditions concrètes de sa mise en œuvre, et procèderont-ils à la dissolution de la zone Euro, ou s’entêteront-ils, tels des enfants obstinés, dans la défense à tout prix de la monnaie unique.

S’ils devaient choisir cette dernière solution, ils porteraient la responsabilité d’une grave crise économique mondiale, car on comprend bien qu’une longue dépression de l’Europe ne sera pas sans conséquences sur les autres économies. »

Fabrice LETAILLEUR

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http://lebloglaicdechamps.over-blog.com/

 

Source : ripostelaique.com

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