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Comme le relate l'article, ces chiffres, pris avec un peu de recul, expliquent aussi en bonne partie le déficit de notre balance commerciale (j'ai essayé de m'y pencher de plus près, mais j'ai été dépassé par les graphiques. Si un comptable peut regarder et confirmer). Pour ma part, en ce qui nous concerne plus directement, j'avais essayé de vous alerter à l'époque que les dépenses énergétiques et alimentaires n'étaient pas prises en compte pour définir le montant des salaires, car ces postes de dépenses étaient jugés trop « volatiles », avec 30 % d'augmentation vous comprenez peut-être mieux la démarche de l'article maintenant ? Car quelque chose me dit que ce n'est pas fini....

Balance Commerciale

Avec une facture record de 61 milliards d'euros payée en 2011, l'énergie est la première responsable du déficit commercial français. Les particuliers y consacrent en moyenne 7,7 % de leur budget. La rénovation des bâtiments est l'axe le plus efficace pour enrayer cette évolution.

61 milliards d'euros, soit 3 % de son PIB, c'est la facture record payée par la France en 2011 pour ses importations d'énergie. Une facture en hausse de 30 %, composée pour 50 milliards d'euros d'importations de pétrole, 12 milliards de gaz et 2 milliards de charbon. Et encore, grâce au très fort taux de disponibilité des centrales nucléaires en 2011 (81 % contre 78 % l'année précédente) et à une année particulièrement clémente en termes de températures, la France a exporté de l'électricité. Mais pour seulement 2,6 milliards d'euros....Avec environ 50 % de sa consommation d'énergie importée, la France est le pays européen le moins dépendant des hydrocarbures étrangers. Mais la facture pèse sur les comptes de la nation. Et, rappelle opportunément Pierre-Franck Chevet, directeur de la DGEC, « l'électricité, dont on parle beaucoup plus que des autres formes d'énergie, ne représente que 22 à 23 % de la consommation. C'est donc ailleurs que se concentre l'essentiel du sujet. »

L'électricité n'est qu'une petite partie du problème

Ailleurs, c'est d'abord la chaleur pour les bâtiments (notamment gaz et surtout fioul) et le carburant automobile (de plus en plus de gazoil et de moins en moins d'essence). Et pour les ménages aussi, la facture s'alourdit d'année en année. En 2011, le coût de l'énergie pour l'utilisateur final a grimpé de 12,2 %, après une hausse de 10 % en 2010. En moyenne, les ménages français consacrent 7,7 % de leur budget à leur consommation d'énergie. Le seuil de la précarité énergétique est fixé à 10 %...

La rénovation des bâtiments, un levier majeur

Autant dire que la rénovation thermique des logements est un levier majeur pour faire baisser la facture nationale, et limiter ce phénomène ...En l'espèce, le nouveau gouvernement, loin de détricoter ce qui était déjà l'un des axes principaux du Grenelle de l'Environnement, en a au contraire élevé l'objectif. François Hollande a effet annoncé la rénovation d'un million de logements par an, quand le plan Bâtiment Grenelle mentionnait  400.000 logements, à partir de 2013.

Pour autant, on ne peut pas déduire que l'économie d'énergie ainsi réalisée sera directement proportionnelle au calcul du plan Grenelle, qui tablait sur une réduction de 38 % par an de la consommation. En effet, les bâtiments les plus énergétivores sont aussi ceux qu'il est le plus rapidement rentable de rénover. Les gains supplémentaires sont obtenus grâce à des travaux plus complexes et plus coûteux.

Seulement 40 % des personnes en précarité énergétique en logement collectif

Surtout, la question du financement de ces travaux n'est pas résolue. Le schéma général repose sur un remboursement dans la durée de l'investissement initial grâce aux économies d'énergie réalisée au fil des années. Mais les modes de financement innovants correspondants sont encore balbutiants en France. Si l'habitat social collectif figure parmi les priorités, il ne recouvre pas, loin s'en faut, la totalité des passoires énergétiques. « 60 % des personnes en situation de précarité énergétique vivent dans des logements isolés », précise Pierre-Franck Chevet. Ce qui rend d'autant plus délicate la question du financement des investissements initiaux.

 

Source : La Tribune.fr

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