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Personnellement, sans même parler d'Ogm, mais pour notamment d'autres raisons que j'ai déjà expliquées, et d'autres que je vous expliquerai encore, à chaque fois que j'en ai les moyens, je choisi des produits Bio. Les bananes et les avocats sont moins gros, mais quand vous lirez notamment le prochain billet sur la question, vous ne vous en poserez plus... : (

Ogm Assiette
Les cultures transgéniques sont interdites en France, mais 80 % des animaux d’élevage consomment
des céréales contenant des OGM. (SUPERSTOCK/SIPA)

La France est relativement protégée vis-à-vis des organismes transgéniques. Mais ils sont tout de même présents dans notre alimentation à l'état de trace.

Bonne nouvelle : "En France et dans les autres pays sous moratoire, nous sommes relativement protégés", rassure le Dr Joël Spiroux, co-auteur de l’étude sur la toxicité d’un maïs transgénique sur les rats. Reste que nous ne vivons pas non plus dans une bulle. Le point sur les expositions possibles.

En Europe, une partie seulement des produits contenant des OGM sont étiquetés

La réglementation mise en place en 2004 au niveau européen rend obligatoire un étiquetage signalant la présence d’OGM sur les aliments qui en contiennent plus de 0,9 %. Elle admet entre autres la présence d’additifs alimentaires et d'arômes produits par des OGM, lorsque ceux-ci ne sont pas disponibles sur le marché sous une autre forme. Au-delà de 0,9 %, les fabricants ont l’obligation de mentionner sur l’étiquette – en général en tout petits caractères - "issu de maïs génétiquement modifié".

Les organismes transgéniques sont donc présents, soit à l’état de traces et non signalés, soit en plus grande quantité et signalés, dans certains produits transformés comme les huiles de soja, les corn-flakes, ou encore les sauces notamment importées des Etats-Unis. "C’est la partie émergée de l’iceberg", commente Aurèle Clémencin, en charge du développement de l’application d’information aux consommateurs Notéo. "La partie immergée, qui représente l’essentiel de la problématique, c’est la consommation indirecte, qui passe par l’alimentation animale".

En France, on consomme des OGM indirectement

"Le soja et le maïs représentent une très grande proportion des cultures d’OGM et finissent en tourteaux et farines, quasiment impossibles à tracer", poursuit Aurèle Clémencin. Les cultures transgéniques sont interdites en France, mais 80 % des animaux d’élevage consomment des céréales contenant des OGM, importés depuis le continent américain. Notamment du maïs NK 603, utilisé dans l’étude de Gilles-Eric Séralini.

Or les viandes et autres produits issus du règne animal (œufs, produits laitiers, biscuits…) ne sont soumis à aucune obligation d’étiquetage quant aux éventuelles traces d'OGM. Depuis le 1er juillet, certains commerçants indiquent toutefois sur les emballages "nourri sans OGM". Pour les produits frais, on peut aussi demander des détails au distributeur.

Il existe des produits garantis "sans OGM"

La mention "sans OGM" signifie en réalité que la présence d'un éventuel organisme transgénique n'a pas pu être décelée via les techniques actuelles d’identification, qui permettent de les détecter à partir de 0,01 % de présence. Les aliments "sans OGM" sont : les produits qui ne contiennent pas d’ingrédients susceptibles d’être génétiquement modifiés, évidemment (un paquet de thé ne peut être étiqueté comme tel car il n’y a pas de thé génétiquement modifié sur le marché), les produits issus d’animaux étiquetés comme biologiques (label AB), certaines appellations d’origine de produits animaux, dont les cahiers des charges excluent l’utilisation de fourrage OGM pour la production laitière.

Quelques exemple de fromages qui n'en contiennent pas : Abondance, Comté, St Nectaire, Gruyère, Vacherin, Mont d’Or, Neufchâtel, Bleu de Gex, Tomme des Bauges, Tomme de Savoie, Beaufort, Rocamadour, Laguiole, Epoisse, et Reblochon. Des exemples de viandes : mouton Barèges-Gavarni et boeuf Maine-Anjou. "Label rouge s’est également engagé à nourrir les animaux sans OGM", précise Aurèle Clémencin. "Et dans la grande distribution, de nombreuses enseignes se sont engagées à bannir les OGM de l’alimentation animale, dans une sorte de front généralisé, par peur d’un nouveau scandale sanitaire".

Et en voyage ?

En Europe, deux cultures OGM sont autorisées : le maïs MON 810 et la pomme de terre Amflora. Mais en vertu de la clause de sauvegarde activée au niveau européen en 2008, aucun OGM ne peut être cultivé sur le sol français. Six autres pays ont adopté la clause : l’Allemagne, l’Autriche, la Bulgarie, la Grèce, la Hongrie et le Luxembourg pour le MON 810, l’Autriche, la Hongrie et le Luxembourg pour l’Amflora, qui n’est quasiment plus cultivée.

Dans le reste du monde, c’est une autre affaire. 98 % de la superficie mondiale cultivée en OGM (160 millions d’hectares) se retrouve dans dix pays : les Etats-Unis, 43,1 % de la superficie ; le Brésil, 18,9 % de la superficie ; l'Argentine, 14,8 % de la superficie ; l’Inde, 6,6 % de la superficie ; le Canada, 6,5 % de la superficie ; la Chine, 2,4 %. D’ici 2015, on estime que la superficie totale des cultures génétiquement modifiées dans le monde sera de 200 millions d’hectares, avec en sus l’arrivée de nouveaux organisme comme le maïs tolérant à la sécheresse (en 2012) ou le riz Bt. Aux Etats-Unis, 80 % de la nourriture américaine non bio contient des OGM.

Pour s’y retrouver

La liste Greenpeace, qui classe tous les produits de la grande distribution susceptibles de contenir des OGM (viande, crémerie, plats préparés, aliments pour bébés…) selon qu’ils contiennent (en rouge) ou non (en vert) des traces d’OGM.

L’application Notéo, qui sortira fin novembre, notera l’ensemble des produits de la grande distribution selon des critères sociaux, environnementaux, sanitaire et budgétaires. La présence d’OGM sous forme de trace ou en plus grande quantité y sera précisée.

Source : Le Nouvel Obs

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