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Ce matin, quelques explications. J’ai dû dé-publié le billet sur Niburu, car il s’est avéré que son auteur était au final une personne « non fiable », pour ne pas dire plus. Merci au Veilleur pour m’avoir indiqué ce site qui référence toutes ces pseudo-impostures post-apocalyptiques. Cela m’évitera de perdre du temps à traduire les délires de dangereux mythomanes. En attendant, ce matin, c’est l'Humanité qui habille la page actualité France de Crashdebug, car ils résument bien le fond de ma pensée. Certains proches de moi clament que les entreprise sont le moteur de la France et qu’il faut leur donner de l’oxygène pour qu’elles puissent créer des emplois. Je leur rétorque que ces dernières n’ont pas eu besoin d’un cadeau d’allègement de charges de 30 milliards pour fonctionner jusqu’ici, et que la logique de fonctionnement intrinsèque de ces dernières fait qu’un tel appel de fonds dans leur structure ira directement dans la poche des actionnaires, et certainement pas dans la recherche ou dans l’emploi. Car c’est tout simplement dans la « logique » de fonctionnement de ces dernières. Alors, si ces messieurs du gouvernement croient encore aux sirènes des financiers et des patrons ils sont bien naïfs à leur âge avancé. A ce sujet, sur les conseils de notre web reporter Chalouette, je vous conseille le billet de notre éclairé Lupus qui, comme d’habitude, a ses mots pour vous expliquer la chose. En attendant il faudra bien compenser ces 30 milliards qui ne rentreront plus dans les caisses de l’État, et comme d’habitude quand les patrons ne sont plus solidaires du tissu social, il ne reste plus que le « tissu social », et eux ils empochent les gains, mais ne participent plus à son entretien…

Heureusement que j’ai voté socialiste, j’aurais pu me tromper… Alors vu la tendance, et le véritable cauchemar que nous vivons depuis la fin des élections, est-ce que, comme nous l'avait indiqué à l'époque Nicolas Doisy dans Fakir, le gouvernement va réformer les CDI ? (ce qui serait en phase avec les aspirations européistes d'Angela Merkel).

Les paris sont ouverts...

Bonne lecture et bon surf.

N.B. Nous en sommes au dernier paquet de 2Go en upload cela devrait être fini dans la nuit. Nous devrions donc pouvoir lancer la décompression du blog jeudi 08.11.2012 vers 10 heures, lorsque le support y sera favorable. Si tout se passe bien, cela nous permettra de retrouver un fonctionnement totalement normal jeudi dans la journée ou au plus tard vendredi.

Amicalement,

Folamour,

Menage Reforme Cash"L’idéologie qui guide ces mesures proposées par Jean-Marc Ayrault reste dans les sillons du libéralisme pour qui travail vivant et secteur public sont un coût à réduire et pas une source de progrès", estime Michel Guilloux qui signe l'éditorial de l'Humanité de ce mercredi.

Le moins pire est-il mieux que le meilleur du pire ? Pierre Dac aurait sans doute eu une réponse affûtée à la question, mais lorsqu’il s’agit de l’état du pays, de ceux qui y vivent, y travaillent ou aspirent à travailler, le rire se fige au jaune. Depuis un an, le Medef pariait sur le cheval Sarkozy pour obtenir un coup de massue de 60 milliards sur les ménages et dépenses publiques afin d’accroître, encore plus, la rentabilité financière de ses mandants. Les Français ayant tranché, le syndicat des grands patrons, la droite revancharde, les « experts » à œillères de la doxa ultralibérale, secourus par le FMI, l’OMC, la Banque mondiale et autres agences de notation financières – dont on se souvient le rôle dans la crise des subprimes puis de la dette publique grecque – tous se sont arc-boutés sur un objectif : ce qu’ils n’avaient pu obtenir par les urnes, ils l’obtiendraient par une offensive à la brutalité sans précédent.

Alors non, ce ne seront pas 60 milliards en une fois mais le tiers sur trois ans à partir de 2014… Il n’en demeure pas moins que le fond de l’analyse demeure, d’où l’embarras d’une bonne partie de la droite qui ne trouve à redire que sur la méthode, répétant en boucle la formule d’« usine à gaz », n’ayant point d’autre critique à porter au fond. Certes, point de baisse directe et massive des cotisations sociales, donc pas d’attaque frontale de la protection solidaire comme en rêvait la réaction. Il n’en reste pas moins que l’impôt indirect, la TVA, pèse sur les ménages et est d’autant plus injuste que son poids est à mesure inverse de la modestie des revenus. Ajoutons la baisse des dépenses publiques, un crédit d’impôt sans aucune contrainte hormis une « transparence » réclamée… L’idéologie qui guide ces mesures reste dans les sillons du libéralisme pour qui travail vivant et secteur public sont un coût à réduire et pas une source de progrès.

S’agissant du secteur financier, le gouvernement envisage de séparer les activités « utiles à l’investissement et à l’emploi » de « leurs opérations spéculatives ». Le mot spéculation fut lâché hier en un lapsus dont beaucoup auront fait leurs choux gras mais là réside bien le cœur du problème. La majorité gouvernementale croit en l’orthodoxie de l’austérité budgétaire – fût-elle « juste » – et espère tirer le pays du gouffre en misant sur la spécialisation de la production dans des secteurs de « pointe ». Comme le soulignait hier Pierre Laurent pour le PCF, « les profits accrus ainsi dégagés iront principalement vers les placements financiers et les délocalisations puisque la demande intérieure s’en trouverait encore plus handicapée ». Nulle part il n’est question de s’attaquer aux 309 milliards d’euros qui, chaque année, vont du fruit du travail vers les dividendes aux actionnaires et le service financier de la dette des entreprises. Ce point aveugle nourrit depuis des années l’enfoncement du pays comme l’idée de fatalité devant la crise.

Les syndicats, tout comme certains jusqu’au sein du Parti socialiste ou de son allié Europe-Écologie-les Verts ont accueilli fraîchement le train de mesures annoncé hier. Seul le Front national se frotte les mains, qui dénonce d’autant plus fort « le retour de la TVA sociale » qu’il ne dit mot sur le cancer financier qui ronge le pays, et hurle le mot « protectionnisme » pour éviter de même que soit mise en débat une éventuelle réorientation de la Banque centrale européenne. La France mérite mieux que la résignation ou le repli raciste et populiste. Et après, tous les rapaces déguisés en pigeons ont montré la voie : les espoirs mis dans la rupture avec le sarkozysme ont plus que jamais à se transformer, à tous les niveaux, en autant de voix audibles pour être entendues du pouvoir actuel.

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Source : .humanite.fr

 

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