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C’est vrai qu’à force de regarder du côté de l’UMP on en oublierait presque le PS. Ça serait dommage… Aussi, à l’occasion de la levée de l’immunité parlementaire de Jean-Noël Guérini, il est bon de faire un état des lieux non exhaustif... (Informations complémentaires)

Ambiance Ps

POLITIQUE - Alors que Robert Navarro, sénateur de l'Hérault, a été mis en examen mardi et que le Sénat a levé l'immunité parlementaire de Jean-Noël Guérini ce mercredi, retour sur les trois grosses affaires qui ont éclaboussé le PS ces derniers mois.

Navarro StitreImplanté politiquement dans le département depuis 1990, Robert Navarro se retrouve en délicate posture avec la justice à partir d'avril 2011. A cette date, le PS porte plainte contre l'ancien président de la fédération de l'Hérault pour "abus de confiance" après avoir fait l'étonnante découverte de factures réglées par la section pour des dépenses injustifiées.

Le parti pointe notamment des déplacements en avion pour un montant de 100 000 euros entre 2004 et 2008 et près de 20 000 euros de frais de... pizza pour la seule année 2010.

La même année, son soutien au controversé président de la région Languedoc Roussilon, Georges Frêche, lors des régionales lui coûte sa carte au parti. Et la fédération est mise sous tutelle. En 2011, François Hollande le tire hors de l'eau en l'intégrant dans son équipe de campagne pour les primaires socialistes.

Mais le retour en grâce est de courte durée. Début 2012, l'enquête s'accélère : dix personnes sont entendues par la police et sa femme, qui tenait la comptabilité de la fédération, est mise en examen. Pendant ce temps Robert Navarro, également vice-président de la région, n'a toujours pas été entendu par la justice. Mais en février son immunité est levée et il est finalement mis en examen ce mardi.

 

Guerini StitreC'est certainement l'affaire qui a le plus éclaboussé le PS ces derniers mois. En septembre 2011, Jean-Noël Guérini, président du conseil général des Bouches-du-Rhône, est mis en examen pour prise illégale d'intérêt, trafic d'influence et association de malfaiteurs. Une décision qui intervient après deux ans et demi d'enquête.Le dossier porte sur des marchés publics possiblement frauduleux dans lequel le frère du président est également mouillé. Celui-ci, André, dirige les décharges de la région.

Mais malgré ces déboires – qui ne font alors que commencer – avec la justice, Jean-Noël Guerini s'accroche à son rocher.

Le Premier secrétaire, alors par intérim, Harlem Désir l'appelle à renoncer à toutes ses fonctions. L'homme refuse, en sa qualité de "présumé innocent", et le Bureau national ne se joint à cette demande que deux mois plus tard. L'affaire gonfle, le parti ne sait pas comment s'en dépêtrer. Guérini se met finalement en retrait mais ne démissionne toujours pas.

En mars, il est enfin entendu par le juge d'instruction et son immunité parlementaire est levé. C'est pour une seconde affaire "à caractère frauduleux" que son immunité vient d'être à nouveau levée mercredi.

        

Kucheida StitreLe décor dans cette affaire n'est autre que la plus grosse fédération PS : le Pas-de-Calais. Le maire de Liévin depuis 1981 et ancien député PS, Pascal Kucheida, qui la dirige en est le centre.Tout part des lettres envoyées par Gérard Dalongeville, ex-maire PS d'Hénin-Beaumont, à un juge pour dénoncer les dérives de la section.

Ce dernier, mis en examen en 2009 dans une affaire de fausses factures, écrit de sa prison. Il sortira même un livre sur le sujet : Rose Mafia (Jacob-Duvernet).

Finalement quatre enquêtes préliminaires pour abus de biens sociaux sont ouvertes à Lille.

Et c'est Pascal Kucheida, baron local, présent politiquement dans la région depuis trois décennies, qui est notamment visé. Il est soupçonné d'être à la tête d'un vaste système de corruption. Il aurait notamment utilisé une carte bleu professionnelle pour régler des notes de frais. Trois rapports de la Chambre régional des compte viendront alimenter les soupçons de malversation.

Comme pour Jean-Noël Guerini, Arnaud Montebourg avait prévenu le PS des dérives de la fédération. Sans succès. C'est donc un nouveau coup dur pour le parti, dans la région de la première secrétaire d'alors, Martine Aubry. Lors des législatives son investiture est "gelée", Martine Aubry demande la création d'une commission d'enquête interne et Pascal Kucheida est exclu fin mai 2012 du PS pour sa candidature "dissidente". En octobre il était placé en garde-à-vue et une perquisition a eu lieu jeudi dernier dans les locaux de la fédération du Pas-de-Calais, à Lens.

 

Source : Metrofrance.com

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