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Hier, ce sont les ouvriers d'ArcelorMittal qui sont montés à la charge et prouvent la rentabilité du site de Florange. Mais ce dernier est impacté de 24 €uros la tonne à cause du coût des transports. Enfin, rien ne sert de tergiverser, la volonté de Mittal est claire. Il veut démanteler ses usines en Europe (tout au moins à Florange), afin d’être en phase avec ses projets en cours, dont notamment la construction du plus gros haut fourneau indien qui sera construit à Jharkhand. Il est même déjà intégré dans la liste des projets de hauts fourneaux du site.

« Arcelor Mittal acteur majeur dans l'acier a indiqué qu'il a commencé le processus du dialogue direct avec les villageois affectifs de Jharkhand. Il a ajouté que les entretiens se produiront en présence des autorités gouvernementales. Le géant en acier a choisi Jharkhand comme Greenfield* multi-cœur pour son projet sur l'acier (de 9 milliards US$) il y a environ trois ans. » (informations complémentaires)

* Un Greenfield est un terrain sans construction où il n’y a rien à démolir ou remodeler, qui sert de base aux ingénieurs pour construire l'usine.

Source(s) : Timesnow.tv, Industrialheating.com, Articles.timesofindia.indiatimes.com

Il ne faut donc pas se leurrer sur la politique à court ou long terme de Lakshmi Mittal en Europe. Si les ouvriers de Florange veulent travailler, ce ne sera certainement pas avec cet homme-là, enfin à long terme (de plus, je vous rappelle qu'en attendant, que les hauts fourneaux de Florange fonctionnent ou PAS, ArcelorMittal touche des quotas d'émission de CO2 qu'ils peuvent revendre sur le marché). En conséquence, il faut prendre en considération la concurrence que va faire peser, une fois construit, ce haut fourneau indien sur la production mondiale, avec un coût horaire en salaire qui va défier l’imagination. Il va être dur pour nos ouvriers lorrains de tenir la distance. Enfin, tout ceci fait partie d'une stratégie globale, reste à savoir si la France, elle, en a encore une...

Enfin, moi je dis ça, je dis rien…

F.

Graph Cost CFDT Mittal Florange

PARIS (Reuters) - Un document interne d'ArcelorMittal qui prouve selon la CFDT la rentabilité du site de Florange (Moselle) n'a jamais été validé par le groupe et donne une image partielle de la réalité économique, déclare jeudi le géant mondial de l'acier.

Les deux hauts-fourneaux de Florange, à l'arrêt depuis juin et octobre 2011 et qui emploient 629 des 2.800 salariés du site, sont menacés de fermeture. Le gouvernement a renoncé à nationaliser les installations en échange d'un accord par lequel la direction s'engage à ne pas licencier.

Selon le document dont le syndicat CFDT a obtenu copie, le site se situe dans la moyenne concernant le prix de revient de la bobine d'acier fabriqué dans les cinq sites du groupe en Europe du Nord, à Gand, Brême, Dunkerque, Florange et Liège.

"On voit sur les courbes que Florange fait partie des sites les plus rentables, aussi rentable que Gand et Dunkerque", a déclaré le délégué syndical CFDT du site de Florange, Édouard Martin, à BFM TV mercredi soir. "Ce ne sont pas les syndicats qui le disent mais la direction elle-même."

"L'excuse invoquée par (le PDG d'ArcelorMittal, Lakshmi) Mittal sur le manque de compétitivité de Florange ne tient pas, c'est pour cela que nous, maintenant nous demandons des comptes à M. Mittal qui est capable de mentir à la terre entière", a ajouté le syndicaliste.

ArcelorMittal a répliqué dans un communiqué en minimisant la portée de ce document.

"Ce document d'étude, au caractère tout à fait partiel, n'a jamais fait l'objet d'une validation par le groupe. Ce document ne permet pas de faire état de l'ensemble de la réalité économique de la phase liquide (les hauts-fourneaux-NDLR) de Florange", écrit le groupe.

"PAS DE SENS", DIT ARCELORMITTAL

"Il ne contredit en rien le constat de non-rentabilité de la phase liquide de Florange et ne prouve en rien la profitabilité de cette partie du site car il ne prend pas en compte les coûts complets", ajoute ce texte.

La direction affirme que le document ne traite que des frais variables du prix de revient, sans aucune prise en compte des autres frais. "Laisser penser qu'ArcelorMittal voudrait fermer une phase liquide profitable n'a pas de sens", conclut la direction.

Dans son communiqué publié le 1er octobre, la direction d'ArcelorMittal annonçait son intention de fermer définitivement les hauts-fourneaux du site de Florange, invoquant notamment un manque de compétitivité.

"Différents facteurs sont à l'origine de cette situation - en particulier la position géographique car 400 km séparent le site de Florange du port le plus proche ainsi que la capacité limitée de production du site qui impacte de manière négative les coûts fixes", soulignait ArcelorMittal.

Dans l'accord conclu avec le gouvernement français, le groupe s'engage à ne pas licencier et à investir 180 millions d'euros sur le site pendant cinq ans et assure depuis être toujours prêt à soutenir Ulcos, projet européen de production d'acier à faible émission de CO2.

Cet accord a déçu les représentants de salariés qui préféraient une nationalisation transitoire suivie d'une cession à un autre industriel.

Dans une interview au Figaro, Lakshmi Mittal déclare n'avoir jamais cru à une nationalisation de Florange et assure qu'aucune "menace n'est nécessaire pour que nous tenions nos promesses et le gouvernement est le bienvenu pour le vérifier".

Thierry Lévêque et Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

 

Source : Reuters

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