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« Y a-t-il un pilote dans l’avion ? »

C’est là où c’est énorme et diabolique je dirais… À votre avis, ces 0,7% d’écart de PIB où vont il les prendre ? Sachant que si en plus on n’atteint pas le métrique de 3% de déficit public on aura une amende. C’est énorme, surtout quand ont sait comment fonctionne l’Europe elle-même (informations complémentaires), mais qui sont ces personnes qui nous imposent leur réglementation ? Quelle est leur légitimité ? À quel niveau se situe notre propre gouvernement dans ce racket ? À partir de quand est-on victime ou complice d’un système ? Posez-vous la question…

Hollande Ayrault 22 12 2012
CONJONCTURE - Le PIB de la France ne devrait progresser que de 0,1% par trimestre au premier
semestre 2013, selon les dernières prévisions de l'Insee. Avec un acquis de croissance nul fin 2012,
l'objectif visé par le gouvernement d'une croissance de 0,8% l'an prochain est inatteignable et un
dérapage budgétaire inévitable. REUTERS/Philippe Wojazer

Le PIB de la France devrait reculer de 0,2% au quatrième trimestre 2012 puis stagner d'ici à mi-2013, selon l'Insee. L'objectif visé par le gouvernement d'une croissance de 0,8% l'an prochain est plus qu'intenable et un dérapage budgétaire plus que probable.

Le rebond surprise de la croissance française au troisième trimestre (+0,2%) aura été de courte durée. L'activité va plonger dans le rouge à la fin de l'année: le PIB devrait reculer de 0,2% au quatrième trimestre, selon la note de conjoncture publiée par l'Insee jeudi 20 décembre. Ce contrecoup était prévisible: les enquêtes de conjoncture font état depuis plusieurs mois d'une dégradation du climat des affaires, d'un repli de la production et d'une baisse du moral des ménages et industriels.

"L'économie française finit très mal 2012, sur une contraction de l'activité, ce qui est très mauvais signe pour l'année prochaine", commente Hélène Baudchon, économiste de BNP Paribas. De fait, la France va commencer 2013 avec un acquis de croissance nul. L'Insee ne prévoit pas de rebond de l'activité au premier semestre: le PIB ne devrait progresser que de 0,1% par trimestre. Tous les moteurs de la croissance sont grippés.

La hausse du chômage va se poursuivre

Compte-tenu de la faiblesse de l'activité, la situation sur le marché de l'emploi continuerait de se détériorer d'ici mi-2013, avec en moyenne 40.000 destructions de postes par trimestre. Le taux de chômage, qui a atteint 10,3% au troisième trimestre, continuerait donc de grimper pour atteindre 10,5% fin 2012 et 10,9% mi-2013.

Le pouvoir d'achat va reculer et la consommation stagner

Le chômage, qui pèse sur les négociations salariales, l'absence de coup de pouce au Smic en janvier ainsi que la hausse des impôts (+1 point en 2012 et +1 point en 2013) vont peser sur le pouvoir d'achat des ménages: celui-ci va reculer de 0,2% en 2013. Cette tendance va se poursuivre: mi-2013 le pouvoir d'achat des ménages se situerait 0,2 point en dessous de son niveau de mi-2012. Sans surprise, la consommation des ménages devrait stagner cette année (0%). Elle resterait atone au premier semestre 2013.

Les entreprises vont encore réduire leurs investissements

L'investissement des entreprises continuerait de baisser au quatrième trimestre 2012 (-0,3%) avant de se stabiliser progressivement au premier semestre 2013. Le contexte reste en effet peu propice à l'investissement: les perspectives d'activité sont dégradées et le taux d'utilisation des capacités dans la branche manufacturière est à un niveau très bas. En outre, même si, depuis l'été, les conditions d'octroi des crédits se sont stabilisées et les taux d'intérêt privés ont baissé, la dégradation de la situation financière des entreprises freinerait leur effort d'investissement.

Le commerce extérieur fléchit

Les exportations françaises vont fortement ralentir en cette fin d'année, en raison de la récession en zone euro et notamment dans deux des principaux partenaires commerciaux de la France - l'Italie et l'Espagne. Au total, la contribution du commerce extérieur à la croissance serait nulle au quatrième trimestre 2012 et légèrement positive sur l'ensemble de l'année (+0,6 point). Elle resterait nulle début 2013.

Un objectif de croissance pour 2013 intenable

Si les prévisions de croissance de l'Insee se réalisent, à savoir une hausse du PIB d'à peine 0,1% par trimestre au premier semestre 2013, l'objectif d'une croissance de 0,8% visé par le gouvernement est plus que jamais irréalisable. Pour atteindre 0,8% de croissance l'an prochain, il faudrait en effet que le PIB progresse sur un rythme de 0,9% par trimestre au second semestre. "C'est énorme compte tenu de l'environnement économique actuel", souligne Hélène Baudchon. La Commission européenne et le FMI prévoient pour leur part une croissance de 0,4% en France en 2013.

Un dérapage budgétaire inévitable

La conséquence d'une croissance plus faible que l'hypothèse inscrite dans le budget 2013, que le Parlement a définitivement adopté ce jeudi, c'est que l'objectif de ramener le déficit public à 3% du PIB ne sera pas non plus tenu. BNP Paribas prévoit un déficit à 3,8% du PIB fin 2013, le Commissione uropéenne et le FMI à 3,5%. Si le gouvernement s'accroche à son engagement auprès de Bruxelles, il va donc devoir dégager encore de nouvelles économies. Si la croissance n'était que de 0,4% l'an prochain, il faudrait trouver 8 à 10 milliards d'euros supplémentaires, en plus des 33 milliards d'économies déjà inscrites en loi de finances. Pour Hélène Baudchon, "vouloir tenir coûte que coûte l'objectif de 3% de déficit serait se tirer une balle dans le pied": la France ne pourrait que replonger en récession. Seule solution: une évolution du paradigme européen sur la règle des 3%, avec un calendrier relâché en fonction de la situation économique de chaque pays. Bruxelles a déjà accepté un report des engagements pour l'Espagne et la Grèce. Paris en espère probablement autant.

 

Source : Lexpansion.lexpress.fr

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