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Depuis plusieurs jours à l’UMP, des voix s’élèvent pour réclamer un report voire une annulation de l’élection prévue en septembre 2013. Un plan savamment orchestré par Copé ? Et si ce dernier était au contraire le seul à vouloir une élection coûte que coûte…

Cope 06 02 2013
CHESNOT/SIPA
 
« Il n’y a aucun intérêt à ce qu’il y ait une élection en septembre prochain parce que le calendrier, à ce moment-là, sera autre, s’égosille Thierry Mariani, soutien de Jean-François Copé interrogé par Marianne. Le plus urgent est de désigner nos têtes de listes aux municipales ! » En suggérant de repousser la date du scrutin après les élections municipales de 2014, le grognard de la Droite populaire agite le marigot UMPiste à peine calmé par la mise en place d’un organigramme pléthorique. Aussitôt sa déclaration rendue publique, nombre de ses collègues – Xavier Bertrand, Alain Juppé – lui ont gaiement emboîté le pas. Même le filloniste Christian Estrosi a osé cette tirade amère dans le JDD : « Il va y avoir une nouvelle campagne électorale dans notre mouvement, alors que nous devrions nous consacrer dès cet été […] à être en ordre de marche pour les municipales. »

Une sortie que le camp de l’ex-Premier ministre peine aujourd’hui à expliquer : « Ses propos ont été mal compris, il ne remet pas en cause l’élection mais seulement la date… » Car pour les proches de François Fillon, cela ne fait aucun doute : la rumeur de l’annulation, « grosse comme une maison » dixit un collaborateur du candidat malheureux, émane directement du clan Copé soucieux de ne pas se faire déloger du siège douillet de la présidence UMP. Pas question donc de l’alimenter, de peur d’accréditer l’idée du manque d’envie et de pugnacité de Fillon, dont la candidature à la tête du parti demeure plus qu’incertaine. De l’avis d’un copéiste, s’il y a peu de chances que Fillon se risque à plaider pour un report du vote, il en rêve pourtant ardemment : « Fillon a tout à perdre : soit il est candidat et échoue une seconde fois, ce qui serait mortel pour lui, soit il n’y va pas et passe pour un lâche. »
 
Quoi qu’il en soit, dans l’entourage du député-maire de Meaux, on s’échine à repousser, avec flegme et fermeté, l’éventualité d’une annulation du scrutin. « Il a été convenu qu’il y aurait une élection anticipée en septembre, cette élection aura lieu », a ainsi martelé « JFC », en chef de parti soudain responsable et intègre sur RTL. Et si le patron de l’UMP disait vrai ? Son bras droit, Jérôme Lavrilleux, jure que l’idée de l’annulation « ne vient pas des copéistes ». Pour preuve, Christian Jacob, soutien de Copé, a lui-même affirmé que « ne pas revoter serait un point de fragilité » pour l’UMP… Et pour Copé ? « Si le vote est annulé, on dira qu’il reste un président au rabais, admet un de ses fidèles. Il va laisser les autres contester la tenue d’un nouveau vote et insister pour qu’il y ait élection. Au fond c’est le seul qui a intérêt à ce qu’elle ait lieu. » 

Et pour qu’elle se déroule à son avantage, le patron du parti a déjà commencé à peaufiner son plan. « Il va réformer les statuts en abaissant le nombre de parrainages afin de permettre la multiplication des candidatures qui grignoteront celle de Fillon, promet un cadre UMP. Ou Fillon ne participe pas et laisse Copé se faire réélire triomphalement pour trois ans, ou il tente le coup et risque fort de se ramasser. » Voilà un scénario bien huilé ! En attendant de le mettre en scène, Copé n'a qu'à laisser faire et laisser dire ses collègues UMPistes tout en passant pour un homme honnête qui a à coeur d'honorer sa promesse. Fillon n'a pas fini d'en baver...
 
 
Source : Marianne.net
 
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