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En dehors de ces disparités géographiques criantes, tout ce que je constate du bout de ma lorgnette, avec presque 1 an de recul (car j’ai un enfant dans le public et l’autre dans le privé), c’est que les établissements publics font tout pour entraver la liberté intellectuelle des enfants, quitte à « remodeler » l’histoire ou instruire de fallacieuses « théories du genre ».

Ils transforment nos enfants en machines à « plaisirs immédiats », sans aucune recherche ou appétit de la connaissance, de bons petits « consommateurs » totalement abrutis…

Un bon exemple, c'est le cas d’un de mes fils en 1re « S » avec sa prof de maths… Où ce professeur récite un programme sans même être capable de l’expliquer (ou alors ils renvoient aux livres pour les plus téméraires), mais il ne fait aucune « démonstration »… (toutefois il ne faut pas généraliser, son précédent professeur n’était pas comme cela, ce qui justement le déstabilise).

Mais le résultat c’est que ce sont les parents qui doivent payer des cours ou des écoles privées pour que leurs enfants puissent progresser… Et tenter d’avoir le niveau requis…

L'éducation est-elle encore une vocation ? Ou est-ce devenu de l'élevage de moutons clonés... ?

Ecole 15 03 2013
 Un établissement de ZEP de Créteil coûte moins cher à l'Etat qu'un établissement classique à Paris...
Afp.com/Denis Charlet

Etrange logique : l'Education nationale répartit très souvent les moyens au profit des plus nantis et au détriment des plus faibles.

Donner plus à ceux qui ont moins : la formule, répétée à l'envi par Nicolas Sarkozy, relève du bon sens en matière d'éducation. Et pourtant. Un rapport de la Cour des comptes publié en octobre a établi l'injustice de la répartition des moyens d'enseignement. L'Etat dépense ainsi 47% de plus pour former un élève parisien que pour un banlieusard de Créteil ou de Versailles. De même pour le nombre de postes : à la rentrée 2011, Créteil, qui gagnait 3836 élèves dans le second degré, perdait 426 postes, quand l'académie de Paris, qui en accueillait 1000 supplémentaires, obtenait 20 emplois... 

En définitive, il apparaît que les moyens sont attribués selon une logique étrange : pour décider de l'allocation des postes par académie, ni le nombre d'élèves, ni leur origine sociale, ni leurs résultats scolaires n'interviennent. Plus étonnant encore : ceux qui ont vraiment besoin de dispositifs corrigeant leurs difficultés n'y ont pas assez souvent accès.  

L'Etat n'investit pas sur des enseignants d'expérience

Ainsi, de la scolarisation des enfants de 2 ans, accélérateur de réussite pour les plus pauvres : le rapport révèle qu'elle ne concerne que 0,9% des moins de 3 ans en Seine-Saint-Denis, contre 13,4% sur l'ensemble du pays (et jusqu'à 49% en Lozère). 

Certes, les zones d'éducation prioritaires (ZEP) perçoivent des aides, estimées à 922 millions d'euros par an. Mais l'Etat n'investit pas sur des enseignants d'expérience. A Créteil, 21,6% d'entre eux sont âgés de moins de 30 ans (contre 9,2% dans toute la France). A contrario, à Paris, 24,2% des profs sont agrégés, pour une moyenne nationale deux fois moins élevée. Un établissement de ZEP de Créteil coûte ainsi moins cher à l'Etat qu'un établissement classique à Paris ! 

Interpellé par la Cour, Vincent Peillon, ministre de l'Education, reconnaît qu'il doit revoir le "modèle actuel d'allocation des moyens". François Hollande, en présentant les grands axes de sa politique éducative, à la Sorbonne, le 9 octobre, a préconisé une "autre approche", celle de "l'aide personnalisée aux établissements". Encore un beau discours ?

 

Source : l'Express

 

 
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