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Mon Dieu, si seulement on pouvait rassembler quelques millions de Français contre la loi Pompidou / Giscard, vous ne croyez pas que ce serait plus important ?

Mais le gouvernement sait cristalliser l’attention sur des sujets sociaux, pour mieux occuper les foules.

Je l'ai déjà dit, je suis contre « le mariage pour tous », et je me réjouis de voir que je ne suis pas seul. Mais alors que les CRS ont utilisé des gaz lacrymogènes sur la foule (avec des enfants), ce qu’il faut savoir, c’est que des membres du GUD ont infiltré la manifestation et ont tenté de contourner les force de l’ordre.

Ils ont donc dû se sentir « cerné » pour agir de la sorte.

Ce qui n’excuse rien… Ce sont des professionnels.

Gazage Anti Mariage Gay 25 03 2013,

Les organisateurs revendiquent 1,4 million de participants, la police en décompte 300.000. En fin de rassemblement, des gaz lacrymogènes ont été tirés par les forces de l’ordre. Manuel Valls évoque des débordements liés « à des groupes extrémistes ».

Les organisateurs du rassemblement contre le mariage des homosexuels dimanche à Paris ont revendiqué « au moins 1,4 million » de participants. « Nous sommes 1,4 million », ont-ils affirmé sur Twitter. « Au moins 1.400.000 manifestants forment la Grande Armée des Français levée contre le projet de loi Taubira », ont-ils ensuite déclaré dans un communiqué. Ils avaient affirmé, lors de leur précédente manifestation le 13 janvier, avoir rassemblé un million de personnes, contre une estimation de la police de 340.000 . La préfecture de police fait de son côté état de 300.000 participants selon une première estimation.

Des dizaines de milliers de personnes s’étaient rassemblées en début d’après-midi sous une marée de drapeaux roses et bleus, sur cette avenue qui prolonge les Champs-Elysées au-delà de la place de l’Etoile, pour demander à François Hollande de retirer ce texte et de le soumettre à référendum.

Participation d’élus

Le président de l’UMP, Jean-François Copé, avait appelé les adhérents du principal parti de l’opposition à participer à cette manifestation à laquelle ont pris part certains de ses élus, dont l’ancien ministre Laurent Wauquiez. « Si aujourd’hui il y a autant de monde, c’est aussi parce que les gens sont en colère », a-t-il déclaré à BFM-TV. « Et ils sont en colère sur la façon dont le gouvernement a traité ce mouvement. Il l’a traité avec mépris. » Les organisateurs espéraient initialement défiler sur les Champs-Elysées mais n’y ont pas été autorisés.

Le texte de loi, qui ouvre aux homosexuels la possibilité de se marier et d’adopter, a été voté le 11 février par les députés à l’issue d’un débat marathon émaillé d’incidents. Il sera examiné en séance publique par les sénateurs à partir du jeudi 4 avril, l’objectif du gouvernement étant que la réforme soit définitivement adoptée avant les vacances d’été. La ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, a estimé sur BFM-TV que les opposants au texte étaient dans leur droit quand ils manifestaient mais que cela n’empêcherait pas cette réforme d’être votée par le Parlement.

La messe n’est « pas du tout » dite

Une des figures du mouvement contre le « mariage pour tous », Frigide Barjot, a cependant déclaré sur i-Télé que la messe n’était « pas du tout » dite et que les opposants à ce texte n’entendaient pas désarmer. « Au Sénat, la commission des lois a failli ne pas adopter cette loi à deux voix près », a-t-elle dit. « C’est toute la France qui est en train de se réveiller et donc nous allons dire au sénateur, ’c’est ton heure’ et au président de la République (...) retirez-la pour la soumettre au peuple qui se lève. »

Henri Guaino, ancien conseiller spécial de l’ex-président Nicolas Sarkozy, avait pour sa part lancé vendredi dans Le Figaro un appel à « censurer le gouvernement dans la rue » puisque « l’on ne peut pas censurer le gouvernement au Parlement ».

Gaz lacrymogènes

Le président de l’UMP Jean-François Copé, présent à la manifestation, a indiqué pour sa part avoir demandé « des comptes à François Hollande » après avoir « croisé » des familles qui auraient été victimes de gaz lacrymogènes tirés par les forces de l’ordre. « Je veux dire mon indignation en apprenant qu’on avait utilisé, semble-t-il, des gaz lacrymogènes contre des familles qui étaient présentes avec leurs enfants et qu’un certain nombre avaient été gazées », a-t-il déclaré par téléphone, depuis la place de l’Etoile. « Je les ai vues. Je les ai croisées dans le cortège et je demande à François Hollande de rendre des comptes aux Français sur les agissements qui ont été commis et ont conduit à l’utilisation de gaz lacrymogènes contre des familles avec des enfants », a-t-il ajouté. « Je suis venu à cette manifestation pour être au milieu des Français et avec eux m’opposer à cette loi », a-t-il encore affirmé.

Des gaz lacrymogènes ont été tirés par des gendarmes mobiles à plusieurs reprises pour « maintenir les manifestants » qui voulaient accéder aux Champs-Elysées, interdits à la manifestation. « Entre 100 et 200 personnes ont tenté de forcer un barrage pour rejoindre les Champs-Elysées », a expliqué un porte-parole de la préfecture de police.

« Groupes extrémistes »

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a estimé dimanche soir que la manifestation contre le mariage des homosexuels à Paris avait « incontestablement » parfois échappé à ses organisateurs, faisant allusion à plusieurs incidents en marge du cortège. « Incontestablement, la manifestation leur a parfois échappé, ils ont été débordés par des groupes extrémistes », a-t-il déclaré, les situant à l’extrême droite. « Cette manifestation a à l’évidence échappé aux organisateurs eux-mêmes », a-t-il insisté. M. Valls a évoqué des « dizaines d’interpellations » sans détail, mais ce nombre pourrait grimper dans la soirée.

Interrogé sur les chiffres divergents sur le nombre de manifestants --les organisateurs avancent 1,4 million et la police 300.000 dans une première estimation-- M. Valls a affirmé : « 300.000 personnes, c’est tout à fait important, mais la manière dont la préfecture comptabilise les manifestants n’est remise en cause par personne. »

« Nous avons besoin encore une fois, surtout de la part des politiques et des parlementaires, de saluer le sang froid des forces de l’ordre », a-t-il ajouté, alors que le président de l’UMP Jean-François Copé a pris prétexte des incidents pour regretter que la police ait utilisé des gaz lacrymogènes en présence d’enfants.

 

Source : Lesechos.fr

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