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On avait abordé le cas de la DCRI récemment, avec là aussi cette « fuite » de certains agents. Il semblerait que l’affaire soit plus étendue. D’ailleurs ne loupez pas les commentaires de Sott en fin d'article, qui expliqueraient où sont passés les 500 milliards d’endettement de l’ère Sarkozy

Antoine Peillon 09 04 2013
Antoine Peillon

Journaliste de France Inter : "Est-ce que l'appareil d'état est à la hauteur des proclamations politiques de ces dernières années que l'on a beaucoup entendues sur la lutte contre l'évasion fiscale ?"

Antoine Peillon : "Il y a visiblement une volonté politique qui est entravée, voire sabotée par une partie de l'administration".

Journaliste : "C'est-à-dire ?"

A.P. : "Et bien en l'occurrence je désigne le renseignement intérieur qui sur certains points visiblement ne transmet pas les informations dont il dispose, elles sont nombreuses, ce sont des officiers de cette maison qui le disent. Il est de notoriété publique que, à Bercy, les fonctionnaires ne travaillent pas forcément au régime de récupération de ce qui est la fraude fiscale. Il y a une réforme à faire, elle est proposée aujourd'hui par un groupe de travail à l'Assemblée Nationale, ils travaillent ferme sur une proposition de loi qui va être étayée par des expertises très importantes de policiers, d'avocats et de magistrats spécialistes en matière fiscale. Voilà, la volonté politique elle est évidente depuis un an, en revanche, en résultat pour l'instant nous n'avons rien."

Journaliste : "Mais pour quelle raison ?"

A.P. : "Il y a même eu trahison, on peut le dire, quand un ministre du budget est pris presque un an après une élection présidentielle, en flagrant délit, d'évasion fiscale par les circuits les plus classiques qui sont dénoncés publiquement depuis longtemps, c'est bien qu'il y a une trahison."

J : "Mais pourquoi cette inertie comme vous dites Antoine Peillon, c'est par quoi, par paresse, par incompétence ou parce qu'il y a des intérêts, c'est, quel est le..."

A.P. : "Il y a bien sûr des intérêts et donc des conflits d'intérêts, pour ne pas dire des corruptions. Il est notoire que pendant de nombreuses années, et au sein de la plus haute administration, et au sein d'un certain personnel politique, le recueil de l'avantage qu'il y avait à avoir des évadés fiscaux et de l'évasion fiscale était évident."

J : "Ce que vous mettez en cause c'est l'état-major de la DCRI (ndt : Direction centrale du renseignement intérieur issue de la fusion de la DST et des RG en 2008) tel qu'il a été établi sous le quinquennat précédent, c'est bien ça ?"

A.P. : "Clairement, clairement, qui a été instrumentalisé et qui a servi volontairement les intérêts d'un clan politique. C'est établi et je l'ai écrit et publié l'an dernier dans mon livre. Un livre majeur, "L'espion du président", paru à la même époque faisait le détail de comment cette maison, la DCRI était au service d'un clan, et bien, les hauts fonctionnaires et les cadres de cette maison de l'époque sont toujours à l'œuvre."

[...]

 
Antoine Peillon
France Inter
ven., 05 avr. 2013 09:51 CDT
 

Antoine Peillon par franceinter
 
Commentaire : A noter que Antoine Peillon est le frère de Vincent Peillon, député européen et membre dirigeant du Parti socialiste et actuel ministre de l'Education nationale. Il sert donc certainement de porte-parole indirecte au PS mais ses déclarations n'en sont pas moins intéressantes.

Ce que l'on croit comprendre, c'est que le pays a été utilisé pour emprunter de l'argent autant que l'on pouvait (augmentation de la dette de 500 milliards d'euros) et faire fuiter une partie de cet argent dans des paradis fiscaux.
 
 
Source : Fr.sott.net

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