5 1 1 1 1 1 Rating 5.00 (1 Vote)

Ce n’est pas vrai… Ils ont sorti leur calculette au PS ? Ah non, j’ai eu peur..., C’est juste Arnaud Montebourg qui a un éclair de génie…

Et le pire c’est qu’ils appellent ça une « politique sérieuse… » à l’Assemblée nationale…

Je vous laisse juger… (Informations complémentaires).

Arnaud Montebourg 10 04 2013
Pour Arnaud Montebourg, "il est plus que temps d'ouvrir le débat sur cette politique qui conduit l'Union à la
débâcle". (GERARD JULIEN / AFP)

Diminuer l'austérité. Au sein du gouvernement, plusieurs voix se sont élevées ce mardi 9 avril pour demander une inflexion de la politique économique et sociale comme réponse supplémentaire à la crise politique déclenchée par l'affaire Cahuzac, mais l'Elysée affirme vouloir garder le cap.

Deux ministres - dont les positions contre l'Europe de l'austérité étaient déjà connues - ont pris la parole mardi dans les médias. Le premier, Arnaud Montebourg (Redressement productif), affirme dans un entretien au "Monde" que "le sérieux budgétaire, s'il tue la croissance, n'est plus sérieux. Il est absurde et dangereux. Il est donc plus que temps d'ouvrir le débat sur cette politique qui conduit l'Union à la débâcle."

La vraie question est la suivante : la politique d'austérité imposée par l'Europe est-elle soutenue par nos concitoyens ? La réponse est non. Elle est rejetée par tous les peuples."

Traduction sur le plan intérieur, et dans le contexte de l'affaire Cahuzac : "Montebourg est convaincu qu'il faut une réponse politique et pas seulement éthique", commente son entourage. 

"Cahuzac représentait l'austérité"

Même vocabulaire chez sa collègue du Logement Cécile Duflot, qui, dans une interview à "Mediapart", juge que des mesures "uniquement éthiques" ou "techniques" contre la fraude fiscale ne suffiront pas à répondre à la crise politique.

"La crise politique que nous vivons a un déclencheur conjoncturel : la découverte du mensonge et des actions de Jérôme Cahuzac. Mais les racines de la crise sont plus profondes : une crise économique et sociale forte et une poussée réactionnaire importante", assure-t-elle.

On ne peut pas considérer que le coup de rabot général soit une bonne méthode politique."

"Cahuzac représentait l'austérité, on ne peut plus demander aux gens de se serrer la ceinture et appliquer cette politique d'austérité", précise-t-on dans l'entourage d'un des ministres. Déjà, mercredi dernier en Conseil des ministres, au lendemain des aveux de l'ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac sur son compte à l'étranger, la ministre avait demandé à François Hollande une "réponse lourde" en matière d'éthique, mais aussi une inflexion de la politique économique et sociale.

Même discours chez Benoît Hamon (Economie sociale solidaire), qui, dès lundi, avait estimé, sur RTL, qu'une loi sur la moralisation politique était "indispensable, mais pas suffisante". Selon lui, les Français attendent "qu'on soit exemplaire sur le plan social" aussi. Et de lancer : "le changement après le redressement doit commencer très vite".

L'Elysée garde le cap

"Non, il n'y pas de changement de ligne", a assuré à l'AFP l'entourage du chef de l'Etat, qui minimise la "position, déjà connue de Montebourg". "Ça m'étonnerait que François Hollande soit sur cette position", a abondé un proche. 

"On mène depuis le début une politique cohérente, on est sur un cap qui est difficile mais c'est le chemin par lequel il faut passer pour s'en sortir", assurait également l'Elysée lundi, à la question de savoir s'il fallait changer de politique. Depuis l'élection de François Hollande à l'Elysée, la ligne économique choisie par le président donne lieu de manière récurrente à des débats au sein du gouvernement avec les tenants d'une ligne plus à gauche.

Les plus vifs accrochages sont intervenus entre le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et Arnaud Montebourg, arrivé lors de la primaire PS pour la présidentielle, en 3e position à la surprise générale en se présentant comme le chantre de la démondialisation. Le dernier en date et le plus retentissant avait opposé les deux hommes sur le dossier Florange. A Matignon, on relativise les tensions et on assure que "le débat au sein du gouvernement est permanent"

 

Source : Tempsreel.nouvelobs.com

Informations complémentaires :

 
Vous êtes ici : Accueil Arrow Actualités françaises Arrow Montebourg : l'austérité mène l'Europe « à la débâcle »