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Par les temps qui courent, on n'a pas trop souvent la possibilité de sourire. Aussi, merci à l'UMP pour ces 3 minutes de bonheur. En plus, la journaliste du Point est charmante, ce qui ne gâche rien ; )))

BFM TV : Ce matin, vous voulez nous parler de l'UMP. Hier soir s'est tenue une réunion censée définir les conditions de mise en place de la primaire pour la présidentielle de 2017. Or aucun accord n'a été trouvé. À l'UMP, on n'est pas sorti du bazar...

Anna Cabana : Vous pouvez le dire ! Les conditions de mise en place d'une primaire pour la présidentielle de 2017, c'est le sujet crucial entre tous. Un sujet littéralement nucléaire. Un sujet qui se négocie au sein d'un organe né de l'accord signé en décembre entre Jean-François Copé et François Fillon, un organe baptisé "commission de révision des statuts", CRS. On peut tout dire de l'UMP, mais on ne peut pas leur enlever une chose : ils ont le sens de la formule, ou plutôt du sigle. La CRS, ça ne s'invente pas. Eh bien, la CRS tient tout le monde en joue. Les partisans des deux camps, celui de Fillon et celui de Copé, se soupçonnent mutuellement et ça aboutit à une forme de paralysie. Chaque lundi, ça pinaille, ça chicane. Hier soir, alors que c'était théoriquement la dernière réunion de la CRS, ça a buté, tenez-vous bien, sur la composition du bureau politique et de la haute autorité chargée de veiller au bon déroulement des primaires. Je me moque, mais c'est essentiel...

Essentiel ? C'est la haute autorité qui est essentielle ?

Vous vous souvenez de la Cocoe, la commission de contrôle des opérations électorales qui était censée veiller au bon déroulement des élections de novembre dernier et qui a été la risée de toute la France pendant des semaines ? Eh bien, la haute autorité, c'est l'équivalent de la Cocoe dans le processus des primaires. Sauf que, précisément, la CRS a pour mission de graver dans le marbre les règles qui permettront que cette haute autorité n'offre pas un spectacle aussi grotesque que la Cocoe. Autre mission de la CRS : trancher sur le caractère "ouvert" de la future primaire, que viennent de réclamer en chœur trois anciens Premiers ministres, Édouard Balladur, Alain Juppé et... François Fillon. Un joli coup pour Fillon, car Copé, qui ne peut pas avoir l'air d'y être hostile, sait qu'en cas de primaires vraiment ouvertes ses chances sont dramatiquement réduites. Hier soir, la réunion, qui a été longue et fatigante selon un participant, s'est soldée par un non-lieu politique...

Que va-t-il se passer ? Je croyais que c'était la dernière réunion...

Ça aurait dû être la dernière. Mais à l'UMP, ces temps-ci, on a tendance à faire durer le plaisir. Les membres de la commission ont prévu de se revoir mercredi après-midi, puis encore mi-mai. En plus des primaires plus ou moins "ouvertes", ils doivent examiner une autre question épineuse, celle de savoir s'il faut soumettre à un référendum militant le principe - acté cet hiver lors de l'accord Fillon/Copé - d'une nouvelle élection en septembre du président du parti, le fameux "revote". Fillon dit qu'il est "dans l'état d'esprit d'être candidat" pour que Copé ne puisse pas dire autre chose, Copé ne dit donc pas autre chose, mais la vérité, c'est que ni l'un ni l'autre ne veulent une nouvelle élection en septembre. Ça va être amusant de voir comment ils vont se sortir de là...

Par

 

epoint.fr

Informations complémentaires :

Ump Cope 23 04 2013

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