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Du reste, ça chauffe aussi pour Jérôme Cahuzac... Alors, est-ce qu'à l'image des USA, le décor en carton pâte est en train de brûler ? (Enfin au niveau français).

Bien à vous,

F.

Tapie Sarkozy 14 06 2013
ARCHIVES. Après la mise en examen du PDG d'Orange, Stéphane Richard, dans l'enquête sur l'arbitrage
Tapie/Crédit Lyonnais, les juges ont en ligne de mire deux proches collaborateurs à l'Elysée de Nicolas
Sarkozy en 2007, François Pérol et surtout Claude Guéant. | (AFP/ PASCAL PAVANI.)

Après la mise en examen du PDG d'Orange, Stéphane Richard, dans l' sur l'arbitrage Tapie/Crédit Lyonnais, les ont en ligne de mire deux proches collaborateurs à l'Elysée de Nicolas Sarkozy en 2007 : François Pérol et surtout Claude Guéant.

Selon une source proche de l'enquête, Stéphane Richard, poursuivi pour «escroquerie en bande organisée», aurait lâché une véritable bombe lors de son audition. Il aurait affirmé aux enquêteurs que Bernard Tapie était présent en 2007 à une réunion à l'Elysée destinée à mettre en place cette procédure plutôt que de s'en remettre à la justice, dans son litige avec le Crédit Lyonnais sur la vente d'Adidas.

Stéphane Richard, alors directeur de cabinet de la ministre de l'Economie Christine Lagarde, déclare avoir participé à cette réunion où étaient également présents Jean-François Rocchi, alors patron du Consortium de réalisation (CDR) chargé de gérer le passif du Crédit Lyonnais, ainsi que François Pérol et Claude Guéant, deux très proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy.

Claude Guéant désormais au cœur de l'affaire

Stéphane Richard aurait été assez précis sur le déroulement de cette réunion, à laquelle il a été convoqué à l'Elysée par Claude Guéant le 24 ou 25 juillet 2007. Claude Guéant aurait alors tranché «Nous allons faire l'arbitrage», selon les déclarations de Stéphane Richard aux enquêteurs. Lui-même et Jean-François Rocchi auraient dit avoir été «surpris», à leur arrivée, de se retrouver face à MM. Guéant, Pérol et Tapie, comprenant alors que la réunion avait pour enjeu l'arbitrage.

L'entourage de Stéphane Richard n'a pas souhaité faire de commentaire. L'avocat de Jean-François Rocchi, Me Jean-Alain Michel, n'a voulu «ni confirmer ni infirmer» l'information. La semaine dernière, Stéphane Richard avait déjà admis avoir participé à une réunion de «validation» de l'arbitrage à l'Elysée, sans pour autant mentionner Bernard Tapie, Claude Guéant et François Pérol.

Placé désormais au cœur de l'affaire, Claude Guéant, devrait être prochainement convoqué par les enquêteurs qui ont déjà perquisitionné son cabinet et son domicile. «Le prochain, c'est Guéant, c'est sûr», craint un responsable de l'UMP.

L'actuel président de la BPCE, François Pérol, se défend d'avoir joué un rôle : «Il n'a pas travaillé à l'Elysée sur ce dossier-là. C'était traité à Bercy», assure un proche du dossier.

Les explications de Bernard Tapie

Bernard Tapie a laissé entendre qu'il avait pu effectivement prendre part à une telle rencontre. S'il a expliqué «ne pas se souvenir de cette réunion à cette date», il a jugé que sa participation «pour expliquer (sa) position» lui paraîtrait «un processus logique». Mais une telle réunion, «six mois avant l'arbitrage», n'était pas une «réunion de validation» mais une «réunion d'information», a-t-il argumenté.

Qui a pris la décision ? L'homme d'affaires, dont l'enquête a montré qu'il avait eu plusieurs rendez-vous à l'Elysée avec Nicolas Sarkozy, ne répond pas. Mais dans un entretien au Parisien, il glisse : «Rien ne s'est fait en catimini. Et ni Stéphane Richard, ni Christine Lagarde, ni Claude Guéant n'avaient le pouvoir de décider.»

Très incertain, le maintien de Stéphane Richard à la tête d'Orange sera décidé en début de semaine prochaine. Jean-François Rocchi va de son côté démissionner de son poste de PDG du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), le service géologique de l'Etat.

 

Source : Leparisien.fr

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