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Bonjour, comment allez-vous ? Vous tenez le coup ? Fidèle au poste, j’ai parcouru l’ensemble de mes sources d’actualité, et je vous avoue que je suis perplexe…

Plus je parcours ces dernières, jour après jour, et plus je me dis qu’elles sont « formatées ». Pourtant j’ai des infos qui viennent de droite et de gauche (des âmes charitables m’en envoient aussi), mais j’ai le vague sentiment que tout cela sonne faux, comme si on cherchait à capter notre attention, pour faire le sale boulot en coulisse,

D’ailleurs, ce matin, on apprenait que la France ferait 0,1% point de croissance au troisième trimestre, je me suis dit c’est magique ! Malgré les politiques d’austérité, ils arrivent à faire tourner la machine. Du reste, sur le même site internet, l'on apprend que le déficit commercial baissait de 16%. Là aussi je me suis dit ,super, on exporte plus ! Et Chalouette m’a brusquement rappelé à la réalité … à savoir que pour lui ce sont les importations qui chutent, puisque les gens n’ont tout simplement plus d’argent pour consommer. Ce qui semble corrélé par les infos de Maître Confucius, qui nous apprend que le tourisme et les restaurateurs sont en berne, alors d’où viennent ces 0,1% de croissance ? Ça serait la production industrielle ? Sérieusement ? Qui produit quoi et où ? Parce que pour l’industrie automobile, cherchez pas c’est mort, ils font de la banque maintenant

Donc, comme je vous le dis, je suis dubitatif, je veux bien qu’on exporte plus, mais dans le contexte actuel ça me paraît étrange…

Enfin, on ne va pas s’en plaindre, et je vous laisse réfléchir à tout ça, tout en prenant ces chiffres qu’on nous tend avec des pincettes (d’autres spécialistes comme Olivier Delamarche se pencheront certainement dessus).

Et ce matin (une fois n’est pas coutume), nous avons décidé d’être plus « incisif » et de consacrer la une du jour à l’article du Figaro sur DSK. Car, comme le dit si bien une des parties civiles, « il nous prend vraiment pour des cons », et je crois que c’est une tendance forte au sein des élites qui jouissent d’une telle impunité qu’ils se croient au-dessus des lois, et se permettent même d’abuser des plus jolies filles du pays contre quelques « services »…

Je vous rappelle qu’au final c’est NOUS (la communauté internationale) qui payons les largesses que ce type octroyait à travers le FMI, afin de monnayer ses perversions sexuelles…

Maintenant, sachant qu'à présent il renseigne la France en matière d'évasion fiscale, que croyez-vous qu'il va lui arriver ? ; )

En tout cas, bonjour l'image du « French Lover » à l'international... Je crois que les dégâts (pour chacun d'entre nous) ne sont tout simplement pas quantifiables...

Merci M. Strauss-Khan...

Dsk Figaro 07 08 2013
Dominique Strauss-Kahn le 26 juin 2013 à Paris. Crédits photo : MARTIN BUREAU/AFP
 

Dans leur ordonnance de renvoi en correctionnelle, les magistrats décrivent un «roi de la fête» ayant accompli un «acte matériel de proxénétisme». Selon eux, les soirées étaient organisées par l'ancien patron du FMI.

Après deux ans d'instruction, l'affaire dite du «Carlton de Lille» entre dans sa dernière ligne droite. Treize personnes ont été renvoyées devant le tribunal correctionnel pour «pro­xénétisme aggravé». Parmi elles, Dominique Strauss-Kahn, ancien directeur du FMI. Le procès pourrait se tenir en 2014. Dans leur ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel, dont Le Figaro a pris connaissance, les magistrats instructeurs reviennent longuement, en ne négligeant aucun détail, sur les déclarations de DSK, des autres mis en examen, des prostituées et de tierces personnes. Et concluent à la responsabilité de l'ancien leader socialiste après avoir examiné les trois questions clés d'un futur procès.

DSK savait-il que ses «conquêtes» étaient des prostituées rémunérées ?

C'est l'un des points fondamentaux de cette instruction. Et l'un des plus épineux, car sur ce flou repose une partie de la défense de Dominique Strauss-Kahn. Selon lui, en effet, il n'a pas eu connaissance de la profession des jeunes femmes qui participaient aux soirées, ni du fait qu'elles étaient rémunérées. Pourtant, les témoignages recueillis rendent cette thèse douteuse aux yeux des juges d'instruction. Ainsi, cette prostituée, partie civile dans le dossier, qui affirme que «l'ensemble des personnes présentes ne pouvait ignorer» le fait qu'elle et d'autres étaient rémunérées, et qu'elles n'étaient par ailleurs «là que pour cela». Ou cette autre, surnommée Jade et également partie civile, qui taxe DSK de fausse naïveté en lâchant : «Je pense qu'il nous prend vraiment pour des cons.» Car, selon elles et des personnes tierces, l'âge et l'apparence des participantes laissaient peu de doute sur leurs activités.

Reste qu'elles auraient pu participer aux ébats sans rémunération, non plus en tant que prostituées mais comme simples «libertines». Les magistrats analysent alors le déroulement des soirées, qui ressemblent plus à de la «consommation sexuelle», voire à un «carnage avec un tas de matelas au sol», selon les expressions des jeunes femmes dans leurs dépositions. Les magistrats notent ainsi «qu'il n'était nullement question de libertinage, mais d'“abattage” et de commandes de prestations». Une conviction renforcée par le déséquilibre - inhabituel dans le milieu libertin - entre le nombre de femmes et d'hommes, certaines soirées en Belgique recevant certes des couples extérieurs, mais plus à titre, selon les juges, d'«alibi» pour satisfaire celui qui est décrit en «roi de la fête».

Enfin, la brutalité dont Dominique Strauss-Kahn aurait fait preuve dans ses rapports avec certaines prostituées écarterait, selon les magistrats, la thèse du simple libertinage. «Ces éléments cumulés, notent-ils dans leur ordonnance, permettent d'accréditer l'idée que son ignorance n'est qu'un système de défense.»

A-t-il apporté une aide à l'organisation de ces soirées ?

Au-delà du fait que Dominique Strauss-Kahn a pu, selon les juges d'instruction, profiter des services tarifés de prostituées sans les payer, certains témoignages font de DSK un de leurs organisateurs, en étant, selon l'expression des juges, un «pivot central» des échanges de SMS avec d'autres mis en examen. Si Fabrice Paszkowski, un entrepreneur nordiste soupçonné d'avoir fourni des prostituées, était souvent à l'origine des propositions, il est arrivé que DSK soit à l'origine des demandes. Par ailleurs, notent les juges dans leur ordonnance de renvoi, «ces soirées ne s'organisaient pas sans lui, et si elles s'organisaient, c'était en fonction de lui, c'est-à-dire tant de sa présence en ville (Paris, Washington…) que de son emploi du temps». Bref, il «conservait la main sur la programmation des soirées, lesquelles ne s'organisaient qu'en fonction de ses disponibilités d'agenda». Il lui est également reproché d'avoir mis à disposition, pour ces soirées, un appartement qu'il louait : il aurait ainsi «accompli un acte matériel de proxénétisme», avancent les magistrats. Selon Me David Lepidi, représentant l'association Équipes d'action contre le proxénétisme (EACP), l'une des six parties civiles, l'infraction de proxénétisme est «clairement constituée : mettre à disposition un local pour de la prostitution, c'est du proxénétisme. Un arrêt de la Cour de cassation l'a établi dans la jurisprudence, en considérant qu'une prostituée qui prête sa camionnette à une collègue pouvait être vue comme proxénète.»

DSK a-t-il cherché à dissimuler ses activités ?

Dsk Encart Figaro 07 08 2013Oui, répond l'ordonnance de renvoi. D'abord, en utilisant dans ses communications un langage cherchant à édulcorer le réel enjeu des rencontres. Dans des SMS échangés avec l'un des proxénètes présumés, DSK utilise des termes - «copines», «délégation de copines», «cadeau», «petite», «du matériel», qui, selon les magistrats, ne servaient pas à désigner des libertines. Par ailleurs, les lieux utilisés trahissent l'intention de rendre ces soirées difficiles à reconstituer : «Il multipliait les différents points de chute discrets en fonction de son emploi du temps (…) ces lieux étaient pour l'essentiel à chaque fois des hôtels ou locations…» Parmi lesquels cet appartement de l'avenue d'Iéna, à Paris, dont il a, «par un montage juridique destiné à ne pas le faire apparaître officiellement comme locataire, été locataire de fait».

Enfin, les juges soupçonnent DSK d'avoir voulu, à la fin de la période concernée, «brouiller les pistes». En confiant une puce d'un téléphone qu'il utilisait à Fabrice Paszkowski : une «véritable opération de dissimulation, selon les juges, destinée à brouiller les pistes pour “nettoyer” ensuite cette puce et l'attribuer à la compagne de Fabrice Paszkowski à partir du mois de juin 2011». «Sachant que ses besoins et ses exigences sexuels nécessitaient que lui soient fournies des partenaires “sûres” en terme de prestation et de discrétion, il avait, grâce à son statut et ses relations privilégiées avec le milieu nordiste, savamment placé des écrans entre leur emploi et lui-même, en confiant à Fabrice Paszkowski le soin de recruter les “candidates” à consommer». Et les juges de noter les nombreux témoignages faisant état de l'interdiction de parler prostitution ou rémunération en la présence de l'ancien patron du FMI.

 

Source : Lefigaro.fr

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