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Bonjour ! Jeudi, la semaine avance, et après ces 4 jours de congés la semaine dernière, plus que, quoi, allez, 48 heures, et c’est le week-end. J’espère que vous avez bien boosté en début de semaine pour pouvoir lâcher un peu la pression pour ces derniers jours. De notre côté, on continue à scruter l’actualité, pour essayer de savoir où l'on va. Enfin, avec la politique d’austérité de notre gouvernement, on en a déjà une petite idée ; )

Ce matin, avant d’attaquer l’économie, je voulais saluer l’initiative de Manuel Valls sur le regroupement familial. Vous remarquerez que dans ce gouvernement, à chaque fois que quelqu’un fait un début de proposition de débat intelligent, il se fait stigmatisé et vilipendé, de peur que cela ne fasse de l’ombre aux autres protagonistes, qui n’ont pas eu ce courage politique.

 

Je vous rappelle que le regroupement familial avait été décidé en 1976 par… Giscard… et Chirac, oui, encore lui. Toujours dans le but d’apporter de la main-d’œuvre à bas coût aux patronats français … et ainsi donc, faire pression à la baisse sur les salaires des travailleurs français…

 

Eh bien, 37 ans plus tard, je crois que vous en voyez les fruits… Inutile de se masquer la face, c’est comme tout, il faut admettre la réalité…

 

Enfin, c’est une politique qui a été validée ensuite par l’Europe en 2003, donc cela leur donne une bonne excuse pour ne RIEN faire… (ce qui sera, à n’en pas douter, un terreau fertile pour tous les extrémistes…)

 

C’était l’anecdote du jour.

 

Mais le but primaire de ce billet est de souligner les incohérences qui semblent frapper notre pays, alors que le gouvernement annonce une croissance nulle ou de 0,5% au deuxième trimestre.

 

Nous nous interrogeons de plus en plus sur la véracité de ces chiffres, non pas par pur masochisme, mais pour essayer de savoir la vérité.

 

Et comme le souligne Maître Confucius, force est de constater que les indicateurs ne sont pas bons pour le troisième trimestre…

 

Car nous apprenons ici que le régime d'assurance chômage a versé en juillet 228.800.000 € de salaire à des employés, dont les entreprises étaient en très, très grosse difficulté, si n’est pas plus.

 

Par ailleurs, on apprend qu’au même mois il y a eu une forte baisse des créations d'entreprises, auto-entrepreneurs en tête, ceci alors que par la suite l’économie au mois d’août s’est fortement contractée, et elle est sur un vecteur en baisse au point d’entamer le PIB de 0,3% pour ce troisième trimestre.

 

Alors, je ne veux pas jouer les Cassandre, mais je pense que la méthode Coué a ses limites, et que ce sont des valeurs à prendre en considération pour « tenter » d’anticiper la suite…

 

228

Les salaires avancés par le régime d'assurance chômage aux employés d'entreprises défaillantes ont dépassé le sommet atteint pendant la crise en 2009.

228,8 millions d'euros: c'est le montant des avances de salaires payées en juillet par l'Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés (AGS), qui se substitue aux entreprises défaillantes (en redressement judiciaire, en liquidation judiciaire ou en procédure de sauvegarde) en partenariat avec l'Unédic.

Selon Le Figaro ce chiffre, bien que provisoire, est néanmoins préoccupant. Il dépasse les 212 millions d'euros mensuels atteints en 2009, au pire moment de la crise.

Les prestations versées par l'AGS depuis le début de l'année ont d'ailleurs augmenté de 4% par rapport à la même période en 2012, atteignant le montant de 1292,5 millions d'euros. Les affaires déjà créées en 2013 étaient 17069 fin juillet, soit 4,2% de plus que pendant les mêmes sept mois de 2012.

Le Figaro affirme que plus de 80% des demandes proviennent d'entreprises de moins de dix salariés et que sur les douze derniers mois les secteurs les plus représentés ont été le commerce, les transports, l'hébergement et la restauration (35,3%) ainsi que la construction (27,4%).

L'AGS continue néanmoins de maintenir inchangé depuis le 1er avril 2011son taux de cotisation, fixé  à 0,3% de la masse salariale. Celui-ci (qui a pourtant déjà été porté à 0,4% pendant la crise) couvre les deux tiers des besoins de l'organisme, le reste provenant de la vente des actifs des entreprises. Le montant de ces récupérations effectuées depuis le début de l'année s'élevait à 411,3 millions d'euros le 31 juillet, soit +4% par rapport à juillet 2012.

Giulietta Gamberini

 

Source : Latribune.fr via Maître Confucius

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