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Une autre bonne nouvelle, c’est le gouvernement qui semble prêt à abandonner l’allègement des impôts sur les sociétés. Je vous rappelle que la productivité des salariés (qui est en France la plus haute d'Europe) s’est envolée (je dirais) ces 20 dernières années, et que les salaires (sans compter qu’ils ne tiennent pas compte des dépenses énergétiques et alimentaires) n'ont pas suivi la même progression. Si vous avez bien dénoncé tous vos collègues pendant l’année, et que vous bossez comme un dingue pour atteindre vos objectifs, on vous donnera à peine 2% d'augmentation, soit tout juste de quoi rattraper l’inflation. Et alors qu’on leur a déjà donné un crédit d'impôt de 20 milliards d'euros (et qu'ils en réclament maintenant 100 de plus !)

Ils voulaient en plus voir leur imposition passer de 33% à 30% ??? Mais tout ce que ces patrons économiseront comme charges, de facto, cela sera prélevé dans la poche des citoyens !

 

Aussi, comme pour les retraites, il ne faut rien lâcher. Et alors que les syndicats sont majoritairement complices (pas tous). Comment se fait-il en plus que ce soient les syndicats du public qui négocient pour les salariés du privé ? (ces syndicats sont surtout représentatifs du secteur public et des régimes spéciaux, sont-ils vraiment motivés pour défendre les retraites du secteur privé ?) Car même s'ils ne peuvent pas passer sous silence ces mobilisations, ils peuvent vous fatiguer en vous faisant marcher dans tout Paris plutôt que d’aller directement à l’Élysée... (avouez que ça aurait de l'allure ; )

 

Alors, il faut continuer à se mobiliser pour faire monter la pression !.... Et refuser d'être la variable d'ajustement de ces malades, de l'argent il y en a, il suffit d'aller le chercher.... (ou d'en créer ; )

 

Retraites 11 09 2013

Manifestations à Paris - Michel Euler/AP/SIPA

 

« Où est passé la gauche sociale ? » indiquait au départ du cortège parisien un affiche brandie par un géant portant un masque d’Anonymous. « La retraite à 60 ans ! scandaient derrière des centaines de manifestants, Plutôt que de t’occuper du patronat, Hollande occupe-toi de ton électorat ! »

Lancée hier par la CGT, Force Ouvrière, la FSU, Solidaires, et soutenue par les jeunes étudiants de l’UNEF et lycéens la Fidl, les manifestations contre le projet de réforme des retraites ont rassemblé, selon Thierry Lepaon, le secrétaire général de la CGT entre 300 000 et 500 000 manifestants dans toute la France. « Ce n’est pas une déferlante, mais une bonne mobilisation appréciait à ses côtés, le leader de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly. « Si les lycéens ne sont pas encore là en masse c’est parce qu’ils viennent de rentrer, assurait Maximilien Raguet, président de la FIDL. Mais les jeunes sont révoltés qu’un Président qui se vantait de leur inventer un avenir, veuille leur faire racheter, à prix d’or, des trimestres de cotisations pour pouvoir bénéficier d’une retraite. Alors que cette contrainte aggravera les inégalités entre étudiants issus des milieux aisés dont les familles pourront financer cet investissement, et les jeunes des classes populaires qui n’auront pas assez d’argent pour espérer une pension décente !»
 
Conforté par ce premier rendez-vous, les syndicats se retrouveront donc dès la semaine prochaine pour organiser la poursuite de leur mouvement. Leur objectif prioritaire : empêcher le gouvernement d’allonger la durée de cotisations ouvrant droit à une pension complète puisque déjà en 2013, la moitié des salariés ne sont plus en activité lorsqu’ils partent en retraite. Or le projet de loi qui sera examiné, en urgence, par le parlement en octobre, porte à 43 annuités, le seuil permettant en 2035 d’échapper à toute décote. « Pourtant ce statut quo, le PS l’a lui-même voté en juillet dernier ! » tempêtait mardi dans la rue Gérard Filoche, membre du Conseil national du PS, venu défendre aux côtés des syndicats, la position « officielle » de son parti.
 
Mais ce n’est pas tout. Dans les cortèges, salariés et les retraités de tous âges dénonçaient également une autre iniquité de la réforme des retraites. A savoir, la promesse faite au Medef, par Pierre Moscovici le ministre de l’économie et des finances, de compenser intégralement les hausses de cotisations des employeurs et même de baisser globalement leurs charges sociales en 2014. Quand les particuliers devront eux, supporter des hausses de cotisations et même des retards de revalorisation de leurs petites pensions. « S’il pense pouvoir obtenir du patronat, des embauches contre une baisse généralisée du coût du travail, François Hollande s’engage dans une impasse, estimait en aparté Bernard Thibault, l’ancien secrétaire de la CGT, chaleureusement accueilli par ses camarades. Face à des grands groupes mondialisés, seuls le rapport de force et la négociation de contreparties peuvent être efficaces. » Une stratégie pourtant que l’Elysée se refuse obstinément à déployer…

 

 

Source : Marianne.net

 

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