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Bonjour ! Ce matin, retour à la réalité pour beaucoup de Français(es), après les fêtes la reprise est d’autant plus dure. Mais nous sommes jeudi, aussi il faut relativiser, l’effort sera intense mais bref, et ce sera l’occasion pour beaucoup de finaliser ce qu’ils n’ont pu achever avant le réveillon.

De notre côté, calme plat, l’actualité est ennuyante à mourir, entre les voitures brûlées, les vœux de François Hollande, etc. Bref, que des trucs qui moi ne m’intéressent pas, il n’y avait rien dans l’actu.

Et puis, finalement, je suis tombé sur cet article du Nouvel Obs. Bon, c’est du réchauffé, mais ce n’est pas mal, pour se remettre en mémoire les nombreuses affaires potentiellement explosives qui sont en instruction. Du reste, il manque le financement de Sarkozy par Kadhafi, avec comme personnage central un homme qui croupit depuis peu à nouveau en prison… ; )

Enfin, bonne nouvelle pour les lecteurs qui ont la patience de lire mes intros, eh oui, seulement eux ! ; )

J’ai implémenté un petit module pas piqué des hannetons, mais ma femme me dit que c’est vieux comme le monde, et qu’elle a cela sur notre tablette avec son Kindle. Enfin, moi, j’avoue que j’ai été agréablement surpris…

Aussi, je vous ai rajouté un petit moteur « texte vers parole » (firefox only apparemment). Il vous suffit de sélectionner une partie où la totalité du texte d’un article, et vous verrez alors une petite icône de haut-parleur. Cliquer dessus et le module (qui utilise l’API google), vous lira à haute voix le texte (enfin il va essayer). Il y a encore quelques bugs, mais moi je trouve ça pas mal du tout, bon c’est encore à améliorer c’est sûr, mais j’ai déjà remonté quelques feed-back aux développeurs… ; )

Du reste, d’après ce que j’ai vu, il y a quelques trucs étonnants dans l’info, mais rien de terrible non plus…

Et pour finir,  je vous rappelle que vous avez la Defcon Room, en self service 24h/24h... Accessible aussi via le menu principal à gauche du blog,  ; )

Amicalement,

F.

Affaires En Cours 02 01 2013
Jérôme Cahuzac, Edouard Balladur, Liliane Bettencourt, Bernard Tapie Montage Le Nouvel Observateur (Sipa)

Les juges d'instruction du pôle financier n'ont pas chômé en 2013, ils n'auront sans doute pas beaucoup de vacances en 2014 non plus...

Pour Ziad Takieddine, homme-clé de l'affaire Karachi, 2013 risque bien de se terminer derrière les barreaux. Bettencourt, Tapie, Cahuzac, Karachi... Les rebondissements des affaires politico-financières ont marqué l'année. Leurs développements devraient à nouveau nourrir l'actualité en 2014.

 

Affaire Bettencourt

2013 : Sarkozy mis en examen puis "innocenté"

5859025L'année écoulée aura été celle du bras de fer entre Nicolas Sarkozy et les juges d'instruction chargés du volet "abus de faiblesse" du dossier. En mars, l'ex-président, déjà placé sous le statut de témoin assisté fin 2012, est mis en examen, juste avant la clôture de l'instruction. Il est soupçonné d'avoir financé sa campagne présidentielle de 2007 grâce aux subsides de la milliardaire Liliane Bettencourt, qui n'était alors plus en pleine possession de ses moyens, selon l'enquête. Les proches de Nicolas Sarkozy attaquent violemment le juge Gentil, sa défense multiplie les recours, cherchant notamment à faire annuler l'instruction. Celle-ci validée fin septembre, l'ancien chef de l'Etat bénéficie finalement en octobre d'un non-lieu

Dix autres personnes sont en revanche renvoyées devant le tribunal dans ce volet abus de faiblesse : l'ex-trésorier de campagne de Nicolas Sarkozy Eric Woerth, l'ex-gestionnaire de fortune de l'héritière de L'Oréal Patrice de Maistre, le photographe François-Marie Banier, son compagnon Martin d'Orgeval, l’homme d’affaires Stéphane Courbit, l'ancien avocat de la milliardaire Pascal Wilhelm, ses anciens notaires Patrice Bonduelle et Jean-Michel Normand, son ex-infirmier Alain Thurin, et enfin l'ancien gestionnaire de son île d'Arros aux Seychelles Carlos Cassina Vejarano.

2014 : l'heure du jugement ?

6039912 Cette année pourrait être celle des procès Bettencourt - les différents pans de l'affaire risquant en effet d'être jugés séparément.

Dans le volet abus de faiblesse, la Cour de cassation examinera le 11 février les pourvois formés par sept des dix personnes renvoyées et Nicolas Sarkozy. S'ils sont rejetés, le procès sera audiencé dans les mois à venir.

Par ailleurs, Eric Woerth et Patrice de Maistre sont renvoyés devant le tribunal pour trafic d'influence (pour une Légion d'honneur remise au second par le premier, la justice soupçonnant un renvoi d'ascenseur), et six autres personnes seront également jugées pour atteinte à l'intimité de la vie privée : Pascal Bonnefoy, le majordome de Liliane Bettencourt qui avait réalisé les enregistrements à l'origine de toute l'affaire, et les journalistes qui les ont diffusés ou relayés (Franz-Olivier Giesbert, Hervé Gattegno, Edwy Plenel, Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme). Ces volets devraient eux aussi être jugés cette année.

 

Affaire Cahuzac

2013 : le premier grand scandale de l'ère Hollande

6149464C'est fin 2012 qu'éclate l'affaire Cahuzac. En décembre, Mediapart accuse Jérôme Cahuzac d'avoir détenu jusqu'au début 2010 un compte bancaire non déclaré à l'Union des banques suisses (UBS) de Genève, avant de déplacer ses avoir à l'UBS Singapour. Pendant des semaines, le ministre du Budget nie "en bloc et en détail", mais le procureur de Paris annonce le 19 mars l'ouverture d'une information judiciaire pour blanchiment de fraude fiscale. Jérôme Cahuzac est alors contraint de démissionner. Coup de théâtre quelques jours plus tard : "dévasté par le remords", le ministre avoue le 2 avril. Qu'il a bien ouvert un compte non déclaré en Suisse en 1992, qu'il y a bien placé 685.000 euros, déplacés en 2009 à Singapour, et qu'il ment donc depuis des mois – y compris à ses collègues ministres et à François Hollande, affirme-t-il.

Une commission d'enquête parlementaire est créée pour le vérifier. Les ministres de l'Économie, de la Justice et de l'Intérieur, Pierre Moscovici, Christiane Taubira et Manuel Valls doivent répondre en juillet aux questions de la commission. Ses travaux n'apportent aucune révélation fracassante, les parlementaires se heurtant notamment au silence obstiné de Jérôme Cahuzac. Les socialistes en concluent qu'il n'y a pas eu de dysfonctionnement majeur de l'Etat ; l'UMP que la majorité s'est employée à dédouaner le gouvernement.

Parallèlement, le scandale pousse François Hollande à annoncer une série de mesures pour moraliser la vie politique : les ministres doivent publier leur patrimoine et deux lois sur la transparence de la vie publique sont adoptées en septembre.

2014 : les juges poursuivent leurs investigations

4602872Le versant politique de l'affaire désormais soldé, Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire, chargés d'instruire l'affaire, vont continuer leur enquête.

Jérôme Cahuzac, qui a quitté la vie politique, est mis en examen dans ce cadre pour "fraude fiscale", "blanchiment" et "déclaration incomplète ou mensongère de son patrimoine par un membre du gouvernement".

 

Affaire Karachi 

2013 : les aveux de Ziad Takieddine

4992868L'enquête des juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire sur le volet financier de l'affaire Karachi connaît un tournant en juin, quand l'intermédiaire Ziad Takieddine reconnaît pour la première fois sa participation à un financement occulte de la campagne d'Edouard Balladur en 1995. Les magistrats tentent de savoir si l'attentat de Karachi, qui a fait 15 morts le 8 mai 2002, a été perpétré en représailles par le Pakistan, après l'arrêt du versement par la France de commissions liées à des contrats d'armement – dont une partie aurait pu financer la campagne présidentielle de l'ex-premier ministre.

Sous le coup de multiples mises en examen dans le dossier, Ziad Takieddine est écroué en mai, soupçonné de vouloir fuir la France. Il est libéré en septembre, non sans avoir lâché une bombe entre temps : il affirme avoir versé une partie des commissions des contrats Sawari II et Agosta sur demande du directeur de la campagne d'Edouard Balladur, Nicolas Bazire, à Thierry Gaubert, membre de l'équipe de campagne. Tous deux, mis en examen, démentent.

Parallèlement, les magistrats ouvrent un nouveau front. Ils soupçonnent une autre source de financement de la campagne Balladur : les fonds secrets de Matignon, supprimés par Lionel Jospin en 2001. Leur enquête est élargie à d'éventuels "détournements de fonds publics" en juillet ; le trésorier de la campagne d'Edouard Balladur, René Galy-Dejean, et son ex-chef de cabinet Pierre Mongin, sont mis en examen.

Enfin, dans un volet périphérique du dossier, des juges vont enquêter sur une éventuelle violation du secret de l'instruction par Nicolas Sarkozy.

2014 : Balladur et Léotard en ligne de mire

4611308Edouard Balladur, dont le financement de la campagne est au coeur de l'enquête, et son ancien ministre de la Défense François Léotard, qui a orchestré la signature des contrats Agosta et Sawari II, n'ont jamais été entendus. Leur audition supposerait que la Cour de justice de la République (CJR), compétente pour enquêter sur les faits commis par des ministres dans l'exercice de leurs fonctions, soit saisie. Ce n'est pas le cas pour le moment, mais cela pourrait changer en 2014. 

Les juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire ont délivré en décembre une ordonnance demandant "des réquisitions ou l'avis" du parquet "sur la compétence de la Cour de justice de la République", ce qui constitue la première étape vers une éventuelle saisine de la CJR.

 

Affaire Tapie

2013 : l'homme d'affaires cerné par la justice

64970812013 restera une année noire pour Bernard Tapie, chaque mois renforçant pour l'homme d'affaires l'hypothèse d'être un jour contraint de rembourser les 405 millions d'euros accordés en 2008 par un arbitrage désormais controversé pour solder le contentieux l'opposant au Crédit Lyonnais sur la vente d'Adidas.

Première sur le grill judiciaire dans le dossier en mai, Christine Lagarde, qui a décidé le recours à l'arbitrage en tant que ministre de l'Economie, n'est placée que sous le statut de témoin assisté. Mais bien vite les mises en examen pleuvent : celle de l'ancien haut magistrat Pierre Estoup à la fin du mois puis de l'ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, Stéphane Richard, l'ex-patron du CDR (Consortium de réalisation), chargé de gérer l'héritage du Crédit Lyonnais, Jean-François Rocchi, et Bernard Tapie lui-même et son avocat Maurice Lantourne en juin. Les cinq hommes sont mis en cause pour "escroquerie en bande organisée". 

Parallèlement à l'information judiciaire ouverte notamment pour "détournement de fonds publics" et "faux", l'Etat multiplie les recours pour pouvoir peut-être un jour recouvrer au moins une partie des 405 millions qu'il a dû verser à Bernard Tapie. Fin juin, le CDR dépose un recours contre la sentence arbitrale devant la cour d'appel de Paris, et le 1er octobre, l'Etat et le CDR attaquent Bernard Tapie pour faute au civil

2014 : vers une audition de Claude Guéant

6766203Si les juges Serge Tournaire, Guillaume Daïeff et Claire Thépaut soupçonnent un "simulacre d'arbitrage" au bénéfice de Bernard Tapie, comme ils l'écrivent dans leurs procès-verbaux, qui en est à l'origine ? 

C'est lors d'une réunion à l'Elysée en juillet 2007 que la décision de recourir à un arbitrage aurait été prise. Sans Nicolas Sarkozy, mais avec son secrétaire général, Claude Guéant, son secrétaire général adjoint, François Pérol, son conseiller justice, Patrick Ouart, le président du CDR Jean-François Rocchi, le directeur de cabinet de Christine Lagarde, Stéphane Richard, mais aussi… Bernard Tapie lui-même. La scène, racontée aux enquêteurs par Stéphane Richard et Jean-François Rocchi, n'a pas été démentie par l'homme d'affaires.

2014 devrait voir l'audition de Claude Guéant, déjà perquisitionné dans le dossier, et dont le nom apparaît dans de nombreuses autres affaires. 

 

Source : Nouvelobs.com

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