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Pendant ce temps, dans la « vie réelle… », et croyez-moi ces inégalités sont totalement assumées par nos dirigeants, car c'est mécanique.

Si vous avez de l'argent ce dernier crée de l'argent ou des intérêts, donc les riches sont de plus en plus riches et ceci exponentiellement.

Et les pauvres, avec le coût de la vie qui augmente, sont ... de plus en plus pauvres...

Tout ceci parce que notre société tout entière s'est tournée vers le 3e prince des Enfers....

Vous croyez que j'exagère ? Eh bien, c'est bien pour cela que rien n'avance, car la société tout entière est dans le déni...

Enfin, c'est MON avis...

Pauvrete 03 03 2014
Dans certaines villes, le taux d'habitants pauvres dépasse les 40% (Crédit: J-C. Marmara / Le Figaro)

INFOGRAPHIE - Ils sont 80% à avoir constaté une dégradation du niveau de vie des habitants de leur commune. Certaines villes concentrent les populations pauvres tandis que d'autres deviennent des enclaves pour riches.

À l'approche des élections municipales, la pauvreté devient un enjeu majeur des politiques publiques. Les maires la voient progresser dans leur commune et redoutent un vote sanction face à une crise qu'ils peinent à endiguer au niveau local. Selon un sondage TNS-Sofres pour le Secours catholique, ils sont 80% à avoir constaté une augmentation du nombre de personnes en situation de pauvreté dans leur commune.

Si 71% estiment que leur commune accueille «un peu plus [de personnes pauvres] qu'avant», ils sont 9% à juger que les personnes en situation de pauvreté sont «beaucoup plus qu'avant». Au contraire, seuls 6% des maires déclarent qu'elles sont moins nombreuses qu'auparavant. Le Secours catholique, qui a commandé le sondage, n'a pas été étonné de ces chiffres. «Au Secours catholique, on sait qu'il y a une forte dégradation de la pauvreté, a réagi Bernard Thibaud, secrétaire général de l'organisation. Mais ce qui nous surprend, c'est l'ampleur de la prise de conscience par les maires.» La précédente enquête, réalisée en 2008, révélait que seulement 51% des maires avaient constaté une augmentation de la pauvreté dans leur commune.

Les pauvres habitent à Roubaix, les riches à Versailles

Cette prise de conscience cache pourtant des disparités entre les communes françaises. Une étude Compas publiée en janvier a comparé les taux de pauvreté des 100 plus grandes villes de l'Hexagone. Roubaix est ainsi la ville qui accueille le plus de personnes en situation de pauvreté, avec près d'un habitant sur deux (45%) sous le seuil des 60% du niveau de vie médian, tandis que Versailles, Neuilly-sur-Seine et Rueil-Malmaison se démarquent comme des enclaves pour riches avec seulement 7% d'habitants pauvres.

Particulièrement touchées, les communes d'outre-mer se distinguent par des taux de pauvreté parmi les plus importants de France. «La moitié des dix communes où le taux de pauvreté est le plus élevé - supérieur à 32% - se situent dans ces départements», souligne l'étude. La Réunion compte à elle seule quatre villes (Saint-Pierre, Tampon, Saint-Paul et Saint-Denis) parmi les dix plus pauvres.

Dans le reste de la France, tout le monde est logé à la même enseigne. Ou presque : l'Ouest, «de tradition moins inégalitaire et moins marqué par la crise», fait figure de digue contre la pauvreté. Ailleurs, «la pauvreté est aussi bien ancrée dans des villes du Sud comme Béziers, Perpignan, Avignon ou Nîmes, que dans celles du Nord et de l'Est comme Roubaix, Calais ou Mulhouse».

201410 Classement Ville Pauvrete

Le chômage, principale cause de pauvreté

Cause principale de cette précarité : le chômage. L'étude de Compas établit ainsi que «le taux de pauvreté est le plus élevé là où l'emploi manque le plus». Les maires sont conscients de la relation entre chômage et pauvreté, 55% d'entre eux déclarant dans le sondage TNS-Sofres que les chômeurs de longue durée sont la catégorie pour laquelle la pauvreté s'est le plus aggravée. Mais les travailleurs ne sont pas épargnés pour autant : 62% des maires estiment que les personnes en emploi précaire ont été les premières touchées par la dégradation de leur niveau de vie.

D'autres facteurs doivent également être pris en compte, comme «le type de peuplement des communes (et par exemple l'implantation de populations immigrées démunies), l'histoire des politiques locales de logement social et l'évolution des prix de l'immobilier ou l'existence d'un parc privé accessible à des catégories défavorisées», indique Compas. Les communes où les prix de l'immobilier sont particulièrement élevés et l'offre de logement social très réduite n'attirent sans surprise qu'une population aisée, à l'instar de Neuilly-sur-Seine, Levallois-Perret ou Issy-les-Moulineaux qui se classent dans le top 10 des villes dont la population est la plus riche.

Face au constat de l'augmentation de la pauvreté dans leur commune et soumis à la pression des élections imminentes, les maires sont tenus de réagir. Ils disent avoir «fait des efforts plus importants» pour l'aide aux impayés (loyer, gaz, eau, électricité) pour les familles en difficulté (58%), les services d'aide à domicile (57%) et le soutien scolaire aux enfants (56%). 91% d'entre eux affirment en outre avoir pris des initiatives pour renforcer le lien social et ainsi enrayer la spirale de l'exclusion des populations les plus pauvres. Des mesures jugées insuffisantes par Bernard Thibaud, puisqu'il s'agit «d'actions ponctuelles ou ciblées, plutôt que de politiques structurelles».

 

Source(s) : Lefigaro.fr via Maître Confucius

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