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On ne peut qu'être d'accord avec Gérard Filoche, mais sans être défaitiste, si rien n'est fait, nous connaissons toutes et tous le résultat des élections en 2017, et comme je vous le disais, c'est peut-être exactement ce que les autres veulent, car ne perdez jamais de vue ceux qui sont aux commandes... ; )

Assemblee Nationale 17 06 2014

En voyageant de l’Aude à Dunkerque, à Aurillac ou à Périgueux que trouve t on ? En discutant partout, avec des collègues, dans le train, sur le marché, dans des rencontres de hasard comme dans des cercles militants, ce ne sont que cris de désespérance et de colère sans précédent à gauche. En 51 ans de militantisme, je n’ai jamais vu ça contre un gouvernement de gauche. Il y a de la hargne, de la rancoeur, de la colère, même des insultes contre celui qu’on a élu. Certains vous disent, « je n’attendais pas grand chose, mais pas ça quand même. Il n’y a rien, rien à rattraper ». « Que du mauvais, de jour en jour, on entend de pire en pire ». Le sentiment de trahison et d’impuissance à se faire entendre de l’exécutif est total : c’est ce qui a provoqué  l’abstention massive à gauche qui mécaniquement à fait monter le FN. Quasi personne ne croit à la ligne politique appliquée pour « aider » les patrons à redresser la France, personne ne croit à la « baisse des déficits » pour plaire aux marchés et à Mme Merkel encore moins pour rembourser les intérêts d’une dette qu’on ne paiera jamais ?

Même le congrès de la CFDT à Marseille n’y croit plus !

Selon le congrès CFDT qui a été la principale caution des pires signatures pour l’ANI ou contre les retraites, ou pour le lamentable « relevé de conclusions » du prétendu « Pacte de responsabilité », il faut « stopper les aides aux entreprises si l’emploi ne vient pas ». Il faudrait exiger des contreparties… au patronat. Inouï, non ? Voilà l’Elysée qui dit « Le Medef c’est je prends mais je ne fais rien ! » et Rebsamen qui reprend Laurent Berger : « On ne peut pas entendre sans arrêt les entreprises se plaindre, geindre et pleurnicher ». Le ministre du travail bégaie : « C’est incroyable alors même que le gouvernement fait un effort sans précédent, de près de 41 milliards d’euros envers les entreprises » alors même qu’il propose de geler les seuils sociaux des mêmes entreprises pour plaire auxdits patrons et ce, contre l’avis de 8 des 8 syndicats et même du PS. Alors même que le gouvernement envisage, après Sarkozy, de bloquer encore plus les indemnités dues au titre de l’invalidité, des accidents du travail, et maladies professionnelles dans le PLFRSS du 18 juin prochain. Selon Les Échos du 2 juin, après avoir annoncé un gel du montant des prestations familiales, des retraites supérieures à 1 200 euros mensuels et des rentes d’invalidité, le gouvernement s’apprête à étendre la mesure aux indemnités des accidents du travail et des maladies professionnelles (AT-MP). Celle-ci « permettra[it] d’économiser 150 millions l’an prochain et 200 millions à partir de 2016 », d’après des calculs de Bercy alors que la branche AT-MP présente un excédent de 300 millions d’euros.

Pour plaire au patronat, l’exécutif de gauche a refusé d’amnistier les syndicalistes, il casse l’inspection du travail, il supprime les élections prud’hommes, a remis en cause les CHSCT,les CE, facilité les licenciements, refusé de sauver Mittal ou Petroplus ou PSA ou Sanofi, il a facilité les ouvertures le dimanche, il donne 35 milliards au Medef, supprime 50 milliards de la sécu, des collectivités territoriales, et des services publics, et maintenant il gèle les seuils sociaux, tout en constatant qu’évidemment il n’y a aucun retour du patronat, des employeurs, des marchés, des banquiers et de la rente.

On vit en pleine absurdie. Rien de ce qui est demandé par des millions d’électeurs de gauche n’est entendu. C’est le contraire qui est fait. Depuis novembre 2012, avec le « Pacte de compétitivité », ils parlaient de l’inversion de la courbe du chômage, c’est perdu, chaque mois le chômage augmente.

Il faut changer de politique à gauche.

Dans Marianne, Jean-Francois Kahn pronostique 250 députés FN. Une chose est certaine c’est que s’il y a une élection demain, il reste moins de 50 députés socialistes sur 290.

Quand bien même il y aurait 14 régions au lieu de 20, la majorité sera perdue en automne 2015. Pareil pour les départements sabordés et qu’il sera difficile de défendre à gauche. La politique de l’exécutif actuel Hollande-Valls entraine toute la gauche le PS, les Verts, le FDG dans un désastre sans précédent.

Il urge de battre cette politique, de forcer la main à l’Elysée, de bloquer ce gouvernement d’austérité !

Comment ?

En mettant Valls en minorité fin juin sur le collectif budgétaire. Il faut que les députés battent ce gouvernement. Il y a nécessité, il y a urgence, il faut sauver la gauche, il faut sauver la France d’un pouvoir autiste.

Pas d’hésitation, il ne faut pas avoir la main tremblante. Si le collectif passe en fin juin et le budget 2015 passent (à l’automne) c’en est fini de la gauche au pouvoir. On sera allé jusqu’au bout du désastre !

Donner cet argent pour rien aux patrons et appliquer cette austérité infernale dans ce climat est folie politique.

Les espoirs sont au Parlement. Dans le courage des parlementaires de gauche. Un homme ne doit pas tout diriger et encore moins nous imposer pareil désastre. Il faut s’opposer au pouvoir personnel. Il faut exprimer la majorité du peuple : la solution n’est pas dans legel des rentes AT-MP qui exonérerait les employeurs de ce qu’ils doivent à leurs propres salariés quand ceux-ci sont victimes de leur travail », elle est dans une fiscalité directe, fortement progressive et redistributrice, il faut prendre l’argent à l’oligarchie, pas aux petits salaires et aux petites retraites. Il faut augmenter les salaires, baisser le cout du capital.

Il faut mettre le gouvernement Valls en minorité. Le sursaut c’est maintenant.

Il existe une large majorité de gauche alternative à la politique droitière du gouvernement Valls. Elle est là, présente, disponible, au Parlement avec les groupes parlementaires PS, EELV, FDG, MRC, PRG. Pas besoin d’élection, pas de crise en vue, il suffit que le parlement s’exprime.

Le gouvernement Valls nommé à la surprise générale, tant il était aux antipodes de la politique à conduire, début avril est le contraire de ce que demandaient les électeurs de gauche des 23 et 30 mars. En huit semaines, le gouvernement Valls a conduit la FN en tête des européennes et la gauche à 33 % des voix exprimées contre 45 % à la droite. Le gouvernement Valls repose sur une tête d’épingle politique, même pas la moitie d’une motion du congrès du PS … qui n’avait jamais envisagé la politique de l’offre et la politique de baisse du cout du travail.

La majorité à l’Assemblée de 289 députés, il y a 290 députes socialistes, de 41 à 100 et 150 se sont mis en mouvement, s’ils sont aidés, associés aux députes EELV, FDG, MRC, PRG, ils peuvent sauver la Sécu, le budget des collectivités, les services publics contre Valls. Ils en faut plusieurs dizaines déterminés et la discussion d’une ré orientation s’imposera à toutes et tous !

Il faut empêcher, « empeach » le gouvernement Valls de piller la sécurité sociale de 11 milliards, les collectivités territoriales de 12 milliards, les services de l’état de 17 milliards, il faut empêcher de donner 35 milliards de nos allocations familiales au patronat qui n’en fait, n’en fera rien ! Les patrons, les banquiers il ne faut pas les séduire, ca ne marche pas, il faut les contraindre à agir dans l’intérêt du pays, des salariés.

Construire vite et bien la majorité rouge rose, verte au Parlement ! Un programme d’action alternatif immédiat ! unité de la gauche !

C’est aux députés de gauche de travailler ensemble et de dire « non ». Il faut qu’ils fassent barrage au désastre, qu’ils imposent le sursaut a gauche et nous sauvent de l’aveuglement de l’exécutif. Ne pas hésiter, il n’y a rien à craindre d’une mise en minorité de cette politique absurde. Il faut de la VI° république en pratique, conte les mœurs de la V° république. Il faut que ca vienne des députés élus en mai juin 2012 : à eux de mettre en oeuvre les espoirs des électeurs. A eux de dire « stop » à l’exécutif qui les trahit.

Attention, ça urge et ça ne se fait pas à moitié. Pour donner confiance à ceux qui peuvent voter contre la politique de Valls, il faut présenter un « plan B ». Il faut à la fois discuter programme d’action urgent, et composition du gouvernement, les ministres doivent sortir du Parlement et pas du chapeau du président !

Il faut bâtir par un travail entre les groupes, par des rencontres, colloques, états généraux de toute la gauche, un programme d’action élémentaire alternatif : une grande réforme fiscale redistributrice, la hausse des salaires, la réduction du temps de travail, la reconstruction du droit des salariés ! Il faut pour cela l’unité de la gauche !

Hollande et Valls s’appuient sur le patronat et la banque, il faut s’appuyer sur le salariat, en le mobilisant nous aurons la force nécessaire pour tenir aux lobbys médiatique du Medef. « Les entreprises » c’est d’abord les salariés, ceux qui produisent toutes les richesses et n’en reçoivent pas la part qu’ils méritent.La relance, c’est par le carnet de commandes. La transition écologique et énergétique c’est ne pas lâcher Alstom : on a besoin d’un état stratège, fort et déterminé. L’urgence ce n’est pas le lego institutionnel, c’est l’urgence sociale, l’urgence emploi. La France n’a jamais été aussi riche et les richesses aussi mal réparties, redistribuons maintenant, pas « après ».

L’Europe ne nous empêche pas de redistribuer les richesses maintenant, pas « après ». L’Europe ne nous empêche pas de prendre aux 1 % qui possèdent 25 % des richesses, d’ augmenter le Smic, d’imposer un salaire maxima à 20 Smic, de réduire la durée du travail, de rétablir la retraite à 60 ans…

 

Source : Filoche.net via Maître Confucius

Informations complémentaires :

Crashdebug.fr : Étienne Chouard : 10 raisons de sortir de l’Union Européenne
 
Dette France 52908
 
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