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Les taux des prêts immobiliers ont encore battu leur record à la baisse en juillet. Ils continuent de reculer en août. La tendance va-t-elle durer ? Tous les emprunteurs peuvent-ils en profiter ? Comment obtenir un bon prêt pour acheter un logement ?

Credit Bis

2,70 % : c'est le taux d'intérêt moyen des prêts immobiliers toutes durées confondues à fin juillet 2014 révèle l'Observatoire du financement CSA/Crédit Logement dans une étude parue hier. Un niveau exceptionnellement bas, atteint après sept mois de chute consécutive. 96,6 % des emprunts sont désormais conclus à moins de 3,5 % contre 85,2 % à fin décembre 2013 précise l'Observatoire.

Chute des taux : ça continue ? Oui. « Les records ont encore été battus début août, le taux fixe moyen sur vingt ans étant descendu à 2,59 %  », remarque le courtier Cafpi dans un communiqué du 4 août. Avec la politique accommodante de la Banque centrale européenne et la chute de l'Obligation assimilable du Trésor à dix ans (OAT, la base de calcul des emprunts à taux fixes) « l'argent n'est pas cher pour les banques et leurs marges sont assurées, poursuit-on chez Cafpi, elles n'hésitent pas à répercuter ces baisses sur leur clientèle, d'autant qu'elles doivent assurer leurs objectifs commerciaux ».

Peut-on obtenir des taux records ? Oui. Actualisé ce matin, le baromètre du courtier Empruntis.com montre qu'il est possible de décrocher des prêts à partir de 2,10 % sur 15 ans, le 20 ans démarrant à 2,45 % et le 25 ans à 2,77 %. Des conditions a priori réservées aux emprunteurs qui disposent d'un minimum d'apport, de revenus stables, d'une capacité d'épargne, de comptes sans découvert, d'un reste à vivre suffisant… Le logement a aussi son importance. Bien placé, il sécurise la banque puisqu'il sert de garantie au prêt immobilier via l'hypothèque ou la caution. De quoi décrocher un tarif attractif.

Les banques veulent prêter !

Les critères pour emprunter sont-ils plus stricts ? Non. Ils n'ont pas bougé depuis novembre 2013 d'après une étude de la Banque de France parue le 15 juillet 2014. Mieux : « les banques veulent prêter », martèle Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi. « Pour preuve, 85 % des dossiers que nous leur présentons sont acceptés. Si l'on parle beaucoup de refus de crédit, c'est parce que la moitié des emprunteurs ne consulte que leur banque. Donc, pour obtenir un prêt – et un bon prêt – les particuliers doivent constituer un solide dossier et surtout visiter plusieurs établissements pour faire jouer la concurrence. »

Les jeunes peuvent-ils emprunter ? Oui. Ils sont même choyés par les banques. Elles leur proposent des tarifs compétitifs, voire des lignes de crédit de 10 ou 20 000 € à des taux bonifiés. Et les prêts sur 25 à 30 ans comptent pour 16,1 % de la production en juillet, contre 14,4 % en avril d'après Crédit Logement. Pour en profiter, mieux vaut acheter à deux. « Un couple va souvent domicilier deux salaires, réussir à mobiliser plus d'apport et va souscrire plus tard des produits d'épargne », explique Jérôme Robin, président de VousFinancer.com. « Ce sont des profils moins risqués, notamment en cas de perte d'emploi, ce qui sécurise davantage leurs projets aux yeux des banques… » Selon ce courtier, un couple de primo-accédants grenoblois de 23 et 24 ans gagnant 3.100 € par mois a décroché un crédit de 190.000 € à 2,49 % alors qu'il n'avait que 8 % d'apport personnel !

Les taux d'intérêt vont-ils augmenter ? Peut-être. Pour Pascal Beuvelet, président du courtier In&Fi Crédits, « une remontée est inenvisageable tant que l'inflation sera inférieure à 2 %. Le taux directeur de la BCE restera durablement bas. Une augmentation du rendement de l'OAT n'a aucune influence sur les taux immobiliers ». D'après Philippe Taboret, « les taux resteront bas sans doute jusqu'à la fin de l'année, mais ils remonteront à coup sûr en 2015 ». Ulrich Maurel, président du courtier Immoprêt, observe que « certains établissements ont rehaussé légèrement leurs grilles tarifaires dans un nombre de régions limité. Cette tendance présage d'une évolution du positionnement des banques pour cette fin d'année ». Une manière de signaler aux candidats à l'emprunt immobilier qu'ils n'ont pas intérêt à lâcher la proie pour l'ombre ?

 

Source : Pap.fr

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