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Une piqûre de rappel sur l'immobilier, qui explique très bien pourquoi (presque) plus personne ne peut acheter son logement, et un autre article du Parisien en cliquant sur l'image ci-dessous (hélas, il est payant...). Merci à Maître Confucius.

Immobilier 13 11 2014
Portrait de l'emprunteur moyen... LP/Infographie-RS (LP/Stéphanie Hancq.)

La progression des prix a agi comme une centrifugeuse. Aujourd'hui, pour devenir propriétaire, il faut disposer d'un apport important et de confortables revenus.

L'explosion des prix de l'immobilier depuis dix ans a profondément changé le profil des acheteurs. L'emprunteur "moyen" est plus âgé et dispose de davantage d'argent, selon la dernière étude du courtier Meilleurtaux.com publiée ce mercredi 12 novembre. Retour sur les principales évolutions de la dernière décennie.

Pour devenir propriétaire aujourd'hui, mieux vaut déjà posséder… son appartement ou sa maison. L'apport moyen a en effet pratiquement doublé entre 2004 et 2014, passant de 35.000 euros à 68.800 euros. Difficile donc de réunir ce montant sans la revente d'un bien. En particulier en Ile-de-France, où l'apport moyen s'élève à 108.800 euros. Soit l'équivalent du prix à l'achat d'un petit appartement de 45m2 dans une ville comme Rennes !

L'apport médian en région francilienne est un peu plus "raisonnable": 50% des emprunteurs de la région ont réussi à boucler leur projet avec un apport inférieur à 50.000 euros. Mais cela reste très au-dessus de la moyenne nationale. Les acheteurs du Nord et de l'Est sont les mieux lotis avec des apports médians de respectivement 13.000 et 15.000 euros. L'apport médian pour la France entière s'établit lui à 27.000 euros (voir l'étude complète région par région ci-dessous).

Les revenus ne suivent plus

Cette très forte progression de l'apport moyen en dix ans n'a pas été compensée par l'augmentation des revenus. De 2004 à 2011 (dernières données disponibles), le salaire net moyen d'un salarié à temps complet a progressé de seulement 18% en euros courants, d'après les données de l'Insee et de la Dares. La hausse de l'apport moyen est ainsi plus en ligne avec l'évolution des prix qu'avec celle des revenus. Rappelons que, malgré un tassement du marché depuis 2011, les prix de l'immobilier ancien ont tout de même gonflé de 46% entre 2004 et 2014, selon les chiffres des notaires repris par l'Insee.  

Très logiquement, les ménages qui peuvent encore acheter sont beaucoup plus riches qu'il y a dix ans. Aujourd'hui, le revenu net d'un foyer d'emprunteurs est de 5237 euros. A comparer à un salaire net de tous prélèvements sociaux de 2128 euros en 2011, toujours selon la Dares. Là encore, les disparités régionales sont importantes. Les ménages qui empruntent en Ile-de-France disposent de 6462 euros nets par mois, contre 4300 euros pour les résidents du grand Est. A Paris, les revenus nets des foyers emprunteurs avoisinent même les 8000 euros.

Ce n'est pas pour autant qu'ils achètent davantage de surface, bien au contraire. L'emprunt moyen d'un Parisien qui achète un logement (446.000 euros) ne permet d'acheter que 52 mètres carrés. A Toulouse, avec un emprunt moyen (260.000 euros) très inférieur, l'acheteur finance 105 mètres carré.

Un acheteur plus âgé

En dix ans, l'emprunteur a pris aussi de la bouteille. Son âge moyen a augmenté de presque 5 ans. Il a aujourd'hui 37,4 ans en moyenne, contre 32,7 ans en 2004. "Le vieillissement des acquéreurs est survenu avant la crise économique récente, tandis que les "jeunes" acquéreurs semblent rester présents depuis 2010", note Meilleurtaux.com. D'ailleurs, les dossiers traités par le courtier en ligne sont très majoritairement des primo-accédants. Ils représentent encore 68% des crédits accordés. Des chiffres plus ou moins en ligne avec ceux de Crédit Logement/CSA, une référence pour les professionnels, qui estime que la part des primo-accédants était tombée à 64% en 2013, contre 72,9% en 2009. En octobre dernier, Crédit Logement/CSA indiquait également, à partir de plusieurs signaux encourageants, que les primo-accédants avaient arrêté de fuir le marché.

Concernant les durées d'emprunt, la crise a aussi eu un impact très significatif. Après un pic à 21 ans en 2007, la durée de prêt moyenne est redescendue à environ 18 ans et s'est stabilisée depuis, selon Meilleurtaux.com. Il faut dire que la plupart des banques ont arrêté de prêter de l'argent sur 30 ans après la crise des subprime. Question de prudence.

Retrouvez l'étude complète avec les données région par région et dans les grandes villes de France ci-dessous :

 

Source(s) : Challenges.fr via Maître Confucius

Informations complémentaires :

 

 

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