L'info date d'hier, alors prémonitoire Jean-François Copé ?... Ou les rats quittent le navire sarkozyste ? (désolé la photo est un peu grande, mais je n’ai pas pu m’en empêcher ; ), Comme le désirait Mme Le Pen, l’UMP est en train de se fissurer, et notre missile balistique à charge pathocratique est à l'œuvre. Du reste, il est toujours programmé pour vous en mettre plein la vue à son impact en 2017. Enfin, cela fait un bout de temps que l’on a repéré le décollage ! ; ) De toutes manières, avec des valeurs comme les leurs, comment voulez-vous que ça se passe autrement ?...

L'UMP aura ses courants, comme le Parti socialiste. C'est Jean- François Copé, son secrétaire général, qui l'annonce mercredi 2 mai dans un entretien au Figaro au détour d'une phrase, comme si c'était banal alors qu'il s'agit, pour le coup, d'une vraie révolution.
Depuis dix ans que ce parti existe, tous ses présidents ou secrétaires généraux ont promis de donner la liberté de parole et les moyens de l'exercer aux différentes sensibilités qui le composent. Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Patrick Devedjian, Xavier Bertrand, Jean-François Copé s'y sont tour à tour engagés, avant d'oublier aussi vite leurs promesses.
Ils ont fini par tolérer des sensibilités – droite sociale, droite populaire, droite humaniste droite rurale... – mais pas des courants. Pourquoi ? Parce qu'un parti présidentiel est d'abord fait pour soutenir le président de la République. Les clans ou les chapelles compliqueraient tout.
ÉVITER L’ÉCLATEMENT
Mais cette fois, c'est du sérieux. Jean-François Copé promet des courants pour éviter l'éclatement de son parti. Il sait que dimanche 6 mai au soir, l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui ne se reconnaît pas dans la campagne à droite toute de Nicolas Sarkozy, menace de prendre ses cliques et ses calques, et d'aller poser ailleurs les valises de "la famille humaniste". Il faut le calmer.
Il a par ailleurs lu l'entretien, dans Minute, de Gérard Longuet qui, bien qu'issu de la même famille politique que Jean-Pierre Raffarin (le Parti républicain) n'a pas du tout la même prévention que lui à l'égard du Front national : le ministre de la défense rend hommage au "score très respectable" de Marine Le Pen et estime qu'elle est devenue "un interlocuteur légitime pour l'UMP".
LE PARTI SE FISSURE
Jean-François Copé voit l'UMP se fissurer. Il anticipe les tensions qui vont agiter son parti lorsqu'il s'agira de conduire la campagne des élections législatives sous la pression du Front national, qui tentera de faire perdre la tête à un maximum de députés UMP.
Il donne du mou pour éviter la casse.
Mais cela ne suffit pas. Il donne aussi des gages aux ex-RPR qui, comme François Fillon, Alain Juppé ou François Baroin, refusent toute alliance avec le FN, et pourraient lui demander des comptes s'il ne se montre pas assez ferme.
"Il n'y a jamais eu, il n'y a pas, et il n'y aura jamais d'accord électoral avec le Front national ni de discussions ou de négociations avec les électeurs du Front national", déclare Jean-François Copé.
A quatre jours du second tour de la présidentielle, il est déjà projeté dans l'après. Il a tourné, comme les autres, la page du sarkozysme.
Source : Le Monde
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