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La manifestation de ce jeudi a réuni quelque 400.000 participants dans toute la France selon la CGT, 128.000 à en croire les autorités.

Update 18.05.2016 :

Update 28.05.2016 IMPORTANT :  (Le Figaro.fr)

Greve 20 05 2016

Les opposants au projet de loi Travail maintiennent la pression. Une nouvelle journée d'action est prévue le 26 mai prochain, tandis qu'une manifestation nationale se tiendra le 14 juin à Paris. Des blocages, manifestations et grèves ont d'ailleurs été organisés ce jeudi dans les transports routier, ferroviaire et aérien, dans un climat tendu. Au moins 128.000 personnes ont manifesté dans toute la France - dont 13.000 à 14.000 à Paris - contre la loi El Khomri, selon un décompte communiqué à l'Agence France-Presse par les autorités, tandis que la CGT a recensé près de 400.000 participants. En province, 115.000 personnes ont participé à 171 défilés et rassemblements et 73 barrages routiers, a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet.

Cette septième journée de mobilisation a réuni plus de monde que les deux précédentes. Après l'incendie d'une voiture de police mercredi à Paris, le Premier ministre, Manuel Valls, a appelé les syndicats à s'« interroger sur la pertinence » de certaines manifestations. Il s'est dit, jeudi, prêt à faire lever par les forces de l'ordre les blocages des ports, raffineries et aéroports. « La balle est toujours dans le camp du gouvernement, il faut retirer ce mauvais projet de loi. Nous sommes déterminés. » Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez avait donné le ton au départ de la manifestation parisienne.

Nouvelle mobilisation le 26 mai ?

Force ouvrière a appelé de son côté à renforcer le mouvement « en juin » avec une « grève interprofessionnelle » et une « manifestation nationale » à Paris pour « booster la mobilisation » lors de l'arrivée du texte au Sénat, a expliqué son secrétaire général, Jean-Claude Mailly. L'intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef, FIDL et UNL) devait se réunir dans la soirée pour fixer une nouvelle date de mobilisation. Le 26 mai a été évoqué. À la suite des violences des précédents rendez-vous, les services d'ordre (SO) syndicaux, eux-mêmes pris à partie la semaine dernière, étaient sur le qui-vive. Mais cette fois, les SO, nombreux, casqués, mais sans matériel offensif visible, au contraire de mardi, n'ont pas été agressés. De nouveau, la police a tout de même usé de lacrymogènes.

« Les vrais casseurs sont au pouvoir : président, ministres, députés, social-traîtres, on ne peut plus vous blairer », pouvait-on lire sur une banderole dans la manifestation toulousaine. Au cours de la journée, plus d'une vingtaine de personnes ont été interpellées à Rennes, notamment dans le métro, 18 à Paris, (où un policier a été légèrement blessé au visage, selon la préfecture de police), quatre à Marseille, cinq à Rennes, trois à Caen, deux à Lyon et Nantes. Dans la cité nantaise, la manifestation était interdite. Près d'un millier de personnes se sont toutefois rassemblées, en scandant : « État d'urgence, État policier, on ne nous enlèvera pas le droit de manifester. » Repoussées par des gaz lacrymogènes, plusieurs centaines de manifestants ont néanmoins réussi à s'engouffrer dans les ruelles du centre-ville où les forces de l'ordre les ont pourchassés.

Gares, aéroports, axes routiers partiellement bloqués

Parallèlement, des grèves de routiers et de cheminots, entamées en début de semaine, appuyaient le mouvement, notamment avec des barrages filtrants organisés dans la matinée autour de plusieurs villes. Près du Havre, deux raffineries ont été bloquées, comme l'accès aux terminaux pétroliers du grand port à La Rochelle. À 18 heures, le dépôt de carburant de Douchy-les-Mines, près de Valenciennes, était toujours bloqué par une centaine de manifestants. Dans le quart nord-ouest, quelque 70 stations-service Total étaient en rupture de carburants, soit presque un cinquième du réseau.

Côté trains, la circulation a été perturbée pour la deuxième journée consécutive, surtout sur certaines lignes régionales, moins en Ile-de-France. Deux TGV sur trois étaient prévus. La SNCF a dénombré 13,8 % de grévistes, la CGT « plus d'un cheminot sur trois ». Dans le ciel, le mouvement a entraîné la suppression de 15 % des vols prévus à Orly.

Adopté en première lecture après un recours à l'article 49.3 de la Constitution, le projet de loi instaure la primauté des accords d'entreprise sur les accords de branche, casus belli pour ces syndicats. Il ouvre aussi la possibilité de référendums d'entreprise, d'accords « offensifs », crée le compte personnel d'activité et étend la garantie jeunes.

 

Source : Le Point.fr

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