Update 14.11.2019 : Qui est l'étudiant qui s'est immolé par le feu à Lyon? (BFMTV)
Update 01.05.2020 : L'étudiant qui s'était immolé par le feu à Lyon en novembre est sorti du coma (Le Figaro)
MOBILISATION Le syndicat étudiant Solidaires appelle à se rassembler mardi à 10 heures devant les Crous ou bâtiment universitaires pour dénoncer la précarité étudiante
Après l'immolation par le feu d'un étudiant vendredi à Lyon, les syndicats étudiants appellent aux rassemblements mardi matin dans toute la France. Ils invitent à se réunir à partir de 10 heures devant les locaux du Crous ou les autres bâtiments universitaires. A Lyon, le rassemblement est prévu, au 59 rue de la Madeleine.
Vendredi après-midi, le jeune homme de 22 ans, originaire de Saint-Étienne et suivant ses études à Lyon, a mis le feu à ses vêtements alors qu’il se trouvait devant un restaurant universitaire. Lundi, son état de santé inspirait toujours les plus vives inquiétudes. La victime a été brûlée sur le corps à plus de 90 %.
Geste politique
Avant ce geste désespéré, ce jeune militant s’était fendu d’un texte politique sur son profil Facebook, dans lequel il dénonçait la précarité étudiante et annonçait son intention de « commettre l’irréparable » le jour même. « Cette année, faisant une troisième L2, je n’avais pas de bourses, et même quand j’en avais, 450 euros/mois, est ce suffisant pour vivre ? », s’interrogeait-il, précisant vouloir « viser un lieu politique, le ministère de l’enseignement supérieur et la recherche et par extension, le gouvernement ».
« J’accuse Macron, Hollande, Sarkozy et l’UE de m’avoir tué, en créant des incertitudes sur l’avenir de tous-tes, j’accuse aussi le Pen et les éditorialistes d’avoir créé des peurs plus que secondaires », avait-il conclu appelant ses « camarades » de son syndicat étudiant à « continuer de lutter ».
Si la petite amie de la victime, interrogée par BFM TV, a par la suite accusé le Crous de lui avoir « refusé une aide ponctuelle juste pour payer les frais d’inscription, des bouquins, pour manger », la direction de l’université Lyon-2 a précisé de son côté « n’avoir jamais été alertée de la situation » du jeune homme. « Nous n’avions pas connaissance de difficultés personnelles le concernant », ajoute-t-elle.
Source : 20 Minutes.fr
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